Poêle à lièvre
From Wikipedia, the free encyclopedia
Une poêle à lièvre (allemand : Hasenpfanne également appelée Hasenbratenpfanne, francique oriental Hosnpfanna[1] ou Hosnbrodnpfanna[2]) est un récipient de cuisson des lièvres qui était utilisé dans les régions germanophones (notamment en Bavière) jusqu'au XXe siècle[3].
Les poêles à lièvre ont souvent la forme d'un Y ou d'un upsilon[4], pour y disposer au mieux un lièvre placé sur le dos, ses pattes arrière occupant les deux branches du Y[1]. Ils comportent un couvercle, de même forme et matériau, pour une cuisson uniforme ; certains sont plats et peuvent être couverts de braise pour augmenter et répartir la chaleur[5].
Le pain de viande était également préparé dans ces poêles, d'où vient sans doute le nom de "faux lièvre". On peut lire dans des livres de cuisine du XIXe sièclee siècle : "... forme un lièvre à partir de la carcasse, ... on le met lentement dans la poêle à lièvre"[6].
- Lapin avec lignes de découpe, 1657
- Poêle à lièvre conservé au musée Couven. De la braise pouvait être placée sur le couvercle.
Il existait des poêles à lièvre en céramique, en cuivre, en fonte et émaillés. Beaucoup de récipients en cuivre ont disparu du fait des collectes de métaux pendant la Première Guerre mondiale, ce qui a également réduit le nombre de poêles à lièvre en ce métal[7],[8],[9].
Les poêles à lièvre étaient notamment fabriquées à Thurnau, une commune de foires située dans l'arrondissement de Kulmbach en Haute-Franconie, en Bavière. L'entreprise Freund en a produit à Thurnau de 1784 à 1932.
Les casseroles et poêles à frire de Thurnau n'étaient pas décorées, car elles étaient exposées au feu ouvert. L'émail forme un revêtement vitreux très dur, imperméable à l'eau. La coloration typique jaune miel, soyeuse et brillante, est due à l'utilisation de minerai de plomb et de fer rouge.