Prato

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Historiquement, Prato possède encore ses fortifications médiévales comme beaucoup de villes toscanes.

En 1301-1302, Charles de Valois, de passage en Toscane pour pacifier la région, nomme le banquier Musciatto Franzesi podestat et capitaine du peuple à Prato[1]. Boccace créera le personnage de Cepparello da Prato, ami de Musciatto, pour illustrer la première nouvelle du Décameron.

Durant la Renaissance italienne, elle a subi le joug de la famille Médicis qui en a massacré la population afin de montrer son courroux aux habitants de Florence, ce qui leur a permis de revenir au pouvoir dans la république sans combattre. Aux alentours de Prato se trouve toujours la Villa médicéenne de Poggio a Caiano que l'on peut visiter. La création de cette bâtisse ouvrira, en architecture, le dialogue entre la demeure et le jardin, modèle dont s'inspireront entre autres les artisans du grand siècle français qui créeront le château de Vaux-le-Vicomte près de Paris.

Enfin, Prato est connue pour avoir été, toujours durant la Renaissance, une place financière européenne de tout premier plan. C'est dans cette ville que Francesco di Marco Datini a inventé la lettre de change pour que les commerçants puissent traverser l'Europe sans risque de se faire détrousser. Cela a été très utile notamment pour le commerce avec les pays de la Hanse du Nord de l'Europe et les grandes villes de foire.

Administration

Maires

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
24 avril 1995 14 juin 2004 Fabrizio Mattei PDS (1995 → 1998)
DS (1998 → 2004)
 
14 juin 2004 24 juin 2009 Marco Romagnoli DS (2004 → 2007)
PD (2007 → 2009)
 
24 juin 2009 28 mai 2014 Roberto Cenni PdL (2009 → 2013)
FI (2013 → 2014)
Chef d'entreprise textile
28 mai 2014 13 juin 2024 Matteo Biffoni PD Avocat
13 juin 2024 en cours Ilaria Bugetti PD Commerçante
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux

Borgonuovo, Cafaggio, Canneto, Capezzana, Casale, Castelnuovo, Chiesanuova, Coiano, Figline di Prato, Filettole, Fontanelle, Galcetello, Galceti, Galciana, Gonfienti, Grignano, I Ciliani, I Lecci, Il Cantiere, Il Guado, Il Soccorso, Iolo (it), La Castellina, La Conca, La Dogaia, La Macine, La Pietà, La Querce, Le Badie, Le Caserane, Le Fonti, Le Fornaci, Maliseti, Mazzone, Mezzana, Narnali, Paperino, Pizzidimonte, Reggiana, San Giorgio a Colonica, San Giusto, San Paolo, Santa Cristina a Pimonte, Santa Lucia, Santa Maria a Colonica, Sant'Andrea, Sant'Ippolito, Tavola, Tobbiana, Viaccia, Vergaio.

Communes limitrophes

Agliana (Pistoia), Calenzano (Florence), Campi Bisenzio (Florence), Carmignano, Montemurlo, Poggio a Caiano, Quarrata (Pistoia), Vaiano.

Évolution démographique

Habitants recensés

Ethnies et minorités étrangères

Selon les données de l’institut national de statistique (ISTAT) au la population étrangère résidente légale était de 40 536 personnes sur une population totale de 194 590, soit 20,83 %. Les nationalités majoritairement représentatives étaient :

Pos.PaysPopulationPourcentage
1Drapeau de la République populaire de Chine Chine22 89711,77 %
2Drapeau de l'Albanie Albanie4 2872,20 %
3Drapeau de la Roumanie Roumanie3 4311,76 %
4Drapeau du Pakistan Pakistan2 0281,04 %
5Drapeau du Maroc Maroc1 4730,76 %
6Drapeau du Nigeria Nigeria9820,50 %
7Drapeau du Bangladesh Bangladesh4920,25 %
8Drapeau des Philippines Philippines4750,24 %
9Drapeau de la Géorgie Géorgie3550,18 %

La communauté chinoise (en provenance de la province du Zhejiang) est la principale communauté étrangère de la cité et la troisième d’Europe après Londres et Paris. Les citoyens chinois enregistrés étaient déjà un peu plus de 10 000 en 2007, plus les réguliers sans résidence ; soit une estimation d’environ 20 000 (10 % des habitants)[2].

Jumelages

Économie

L'industrie textile est très présente historiquement, mais si la fabrication de tissu est en crise, la confection de vêtements est en forte augmentation, avec un chiffre d'affaires estimé en 2008 à 1,8 milliard d'euros, dont 1 milliard en noir[3],[4]. Celle-ci est le fait de l'immigration chinoise - dont une part importante d'illégaux, qui représente en 2020 un quart des 250 000 habitants[3],[4],[5]. Pour échapper aux contrôles, 60 % des entreprises ont fermé après moins d'un an d'activité selon un article de presse publié en juillet 2008[4].

Monuments

Le centre-ville de Prato est ceint de remparts médiévaux et contient l'ensemble des monuments principaux.

Architecture religieuse

Cathédrale (Duomo) de Prato.
  • La Cathédrale de Prato (Il Duomo) et son campanile sur la place du même nom. La cathédrale de style romano-pisan est remarquable par sa facture. Elle possède une chaire extérieure dédiée au Sacro Cingolo, c'est-à-dire la Sainte-Ceinture de la Vierge Marie qu'elle donna à saint Thomas. La chaire est recouverte de la Danse des Putti, une œuvre sculptée par Donatello. À l'intérieur se trouvent des fresques de Paolo Ucello. Sur la place, une statue représentant Giuseppe Mazzoni (à droite du campanile)

« […] Beau manteau que ce Mazzoni ! Beau manteau de marbre. Le rembourrage d'étoupe et de crin lui fait les épaules larges et carrées. Beau manteau, il n'y a pas à dire, sans un bouton manquant. Le sculpteur était vraiment un tailleur remarquable. »

 Maledetti Toscani de Curzio Malaparte, traduit de l'italien par Georges Piroué, Éditions Le Livre de Poche, p. 78, 1970

  • La basilique de Sainte-Marie-des-Prisons (Basilica di Santa Maria delle Carceri), située près du château, et qui fut édifiée par l’architecte florentin Giuliano da Sangallo sur commande de Laurent de Médicis. Elle marque un tournant dans l’architecture religieuse par sa forme constituée de deux nefs égales (croix grecque) et d’une coupole centrale permettant un éclairage direct.
  • L’église Saint-Dominique (Chiesa di San Domenico) et son cloître planté d’oliviers.
  • L’église Saint-Augustin (Chiesa di Sant'Agostino).
  • L’église Saint-François (Chiesa di San Francesco).
  • La basilique mineure Saint-Vincent et Catherine de Ricci (Basilica dei Santi Vincenzo e Caterina de' Ricci).
  • L’église du Saint-Esprit (Chiesa dello Spirito Santo).
  • Le sanctuaire de Notre-Dame-du-Lys (Santuario della Madonna del Giglio).
  • L’église Saint-Barthélemy (Chiesa di San Bartolomeo).
  • L’église Saint-Nicolas (Chiesa di San Niccolò).
  • L’église Saint-Fabien (Chiesa di San Fabiano).
  • L’église Saint-Clément (Chiesa di San Clemente).

Architecture militaire

Château de l'empereur du XIIIe siècle.

Architecture civile

Palazzo pretorio.
  • Le Palazzo Pretorio.
  • Le Palais communal (Palazzo comunale).
  • Le Palais Datini (Palazzo Datini), palais de Francesco di Marco Datini, riche banquier et marchand.
  • Le Collège Cicognini (Collegio Cicognini).
  • Les tours jumelles de la Via Garibaldi (torri gemelle di via Garibaldi).
  • Le Palazzo Vai.
  • Le Palazzo Vestri.
  • Le Palazzo Dragoni.
  • Le Palazzo Banci Buonamici.
  • Le Palazzo degli Alberti.
  • Le Palazzo Buonamici Nencini.
  • Les Case Nuove.

Places principales

Centro per l'Arte Contemporanea Pecci.
  • La Place du Dôme (Piazza del Duomo).
  • La Place de la Mairie (Piazza del Comune) où est érigée la statue de Francesco di Marco Datini et le Palais Pretorio.
  • La Place du Marché (Piazza Mercatale).

Autres lieux

Événement commémoratif

Culture

Sports

  • Football : l'AC Prato, fondé en 1908, évolue en Serie D (D4).
  • Handball : Pallamano Prato, fondé en 1973, évolue en Serie A2 (D2). Il a remporté deux championnats d'Italie et deux Coupes d'Italie.
  • Rugby à XV : le Rugby Club I Cavalieri Prato, fondé en 2000, a été dissous en 2015.
  • Futsal : le Prato Calcio a 5, fondé en 1987, évolue en Serie A2 (D2). Il a remporté deux championnats, deux Coupe d'Italie et deux supercoupes d'Italie.
  • Volley-ball : le Volley Prato, fondé en 1976, évolue en Serie C (D4).
  • Rink hockey :
    • Le Hockey Pattinaggio Maliseti, fondé en 2016, évolue en Serie A2 (D2).
    • Le Hockey Prato 1954, fondé en 1954, évolue en Serie B (D3).

Personnalités liées à Prato

Voir aussi

Notes et références

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