Prieuré de Saint-Marcel-lès-Sauzet
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Le prieuré de Saint-Marcel-lès-Sauzet est une église romane située sur le territoire de la commune de Saint-Marcel-lès-Sauzet dans le département français de la Drôme et la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Le , Lambert et son épouse, Falectrude (Falectrudis), font dans un lieu nommé alors Salciaco, un don en faveur des moines bénédictins Audoin et Durand du lieu de Saint-Marcel appelé Félines (locus beati Marcelli que decitur Fellinis) pour y reconstruire un monastère[1],[2]. Leurs deux fils, Ademar/Aimar et Lambert sont mentionnés[1],[2].
Le comte Ademar/Aimar, fils et successeur de Lambert, confirme cette donation en avant [3],[4]. Il cède le monastère pour en faire un prieuré clunisien. Plusieurs biens appartenant à l'abbaye de Cluny dans les environs lui sont progressivement rattachés : Saint-Jean d'Autichamp, Saint-Étienne d'Espeluche, Notre-Dame du Plan-de-Baix, Saint-Bonnet de Puygiron, Saint-Front de Roynac.
L'église de Saint-Marcel-lès-Sauzet a été édifiée dans la seconde moitié du XIIe siècle.
Au XIIIe siècle, il y a six moines au monastère.
D'après Gallia Christiana, l'église aurait été donnée à des chanoines réguliers en 1165. Cette affirmation est en contradiction avec le fait que des visiteurs de l'abbaye de Cluny signalent en 1293 que les cloîtres, le dortoir, l'église et le clocher sont en mauvais état.
En 1491, Jacques d'Amboise, abbé de Cluny, devient également prieur de Saint-Marcel.
En 1791 les biens ecclésiastiques sont vendus. La chapelle prieurale est rétrocédée afin de servir d'église paroissiale. En 1862 les Maristes achètent les bâtiments conventuels et contribuent à la restauration de l'église.
En 1877, on a trouvé en déblayant le sol pour le ramener à son niveau primitif un autel chrétien qui semble dater du VIIIe siècle.
Elle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1846[5].
La galerie sud du cloître, datant du XVIIe ou du XVIIIe siècle, fut détruite à la fin du XXe siècle, lors de l'aménagement des bâtiments en appartements.
