Prieuré de la Jaillette
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Commune Propriété privée |
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Le prieuré de la Jaillette est un prieuré situé à Louvaines, en France[1].
Le prieuré est situé dans le département français de Maine-et-Loire, sur la commune de Louvaines.
Historique
Fondé en 1194 par le chevalier Geoffroy Ostoir (Ostorius) de retour de la troisième croisade, il est donné aux moines augustins de l'abbaye du Mélinais près de la Flèche. Ceux-ci y envoient 6 moines pour commencer la construction. Fidèle aux règles en vigueur, le prieuré rassemble un lieu de culte, un local pour les moines, dispose d'un acte de fondation écrit et d'un prieur pour diriger la communauté. Particularité du bâtiment: il est construit sur le plan classique d'une abbaye cistercienne, l'église formant l'aile nord, la salle du chapitre surmontée du dortoir à l'est, le réfectoire et cuisine au sud, un grand mur pour fermer le côté ouest.
Au centre un cloître avec quatre travées. Cette disposition très atypique pour un prieuré explique pourquoi le site est communément appelé "abbaye de la Jaillette". Vers le milieu du XVe siècle, la baisse des vocations entraîne une diminution de la population monastique. L'abbaye du Mélinais rappelle alors les quelques moines qui restent et envoie à leur place un régisseur civil, l'abbé assumant le rôle de prieur. Ce régisseur fait modifier l'aile sud en construisant un étage au-dessus du réfectoire, ajoutant sur la façade une tour de défense abritant l'escalier à vis.
Quand Henri IV entreprend de fonder le collège royal de la Flèche et demande aux jésuites d'y assurer la formation des élèves, il négocie avec le pape l'attribution à cet ordre enseignant des ressources de prieurés et abbayes du voisinage ; l'abbaye du Mélinais en fait partie et le prieuré de la Jaillette avec.
Les Jésuites en restent propriétaires jusqu'à leur expulsion en 1762, leurs biens passant aux Pères de la Doctrine Chrétienne.
À la révolution le prieuré est réquisitionné, l'église récupérée par la commune et le reste vendu comme bien national. Un mur séparant les deux propriétés est construit dans le cloître, utilisant comme matériaux les pierres des arcades, colonnes, bahut...
Racheté par l'ancien maître fermier, il devient une exploitation agricole, sans bénéficier de programme de restauration. En 1971 André Sarazin s'alarme de son état et y consacre un chapitre de son livre "Pierres qui meurent en Anjou". Le bâtiment est racheté en 2000 par des particuliers qui le restaurent depuis.
L'édifice (église et prieuré) est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.