Primavera De Filippi

artiste, juriste et chercheuse From Wikipedia, the free encyclopedia

Primavera De Filippi est une femme juriste, également connue comme experte et militante de l'Internet (dont en tant que membre de Creative Commons, de l'Open Knowledge Foundation et de la P2P Foundation). Elle est aussi artiste, connue pour ses travaux sur la blockchain, les communautés de production par les pairs et la protection et gestion du droit d'auteur.

Nationalité Française/Italienne
Résidence Paris
Faits en bref Nationalité, Résidence ...
Primavera De Filippi
Photo de profil Primavera De Filippi
Photo de profil Primavera De Filippi
Nationalité Française/Italienne
Résidence Paris
Domaines Blockchain, Communs, Peer-to-peer, Copyright
Institutions CNRS, Berkman Klein Center for Internet & Society (Université Harvard)
Formation Université Bocconi, Queen Mary University of London, Institut universitaire européen
Directeur de thèse Giovanni Sartor
Influencée par Danièle Bourcier, Yochai Benkler, Lawrence Lessig
Renommée pour Blockchain and the Law
Distinctions Conseil européen de la recherche
Fermer

Elle est enfin chercheuse permanente au Centre national de la recherche scientifique[1] et Faculty Associate au Berkman Klein Center for Internet & Society à l'université Harvard[2]. Elle est notamment l'autrice du livre Blockchain and the Law publié par Harvard University Press[3].

Éducation

Sa formation interdisciplinaire repose sur un large éventail d'études universitaires.

Elle est titulaire d'un diplôme de premier cycle et d'une maîtrise en économie et gestion (université Bocconi, Milan), d'une maîtrise en propriété intellectuelle (Université Queen Mary de Londres) et d'un doctorat en droit (Institut universitaire européen, Florence)[4].

Dans sa thèse de doctorat, elle a exploré les défis juridiques posés par le droit d'auteur dans le monde numérique, avec une attention particulière pour les mécanismes de commandes privées (par exemple systèmes de gestion des droits numériques, licences Creative Commons).

Carrière

Lors de son doctorat (2006-2010) à l'Institut universitaire européen, elle a été chercheuse invitée à la fois à l'Université de Buffalo (New York) en collaboration avec Barry Smith et à l'Université de Californie à Berkeley en collaboration avec Molly Shaffer Van Houweling[2].

En 2010[5] elle rejoint le Centre de Recherche en Sciences Administratives (CERSA) du CNRS et de l'Université de Paris II[5] où elle collabore avec Danièle Bourcier. Elle est depuis affiliée au centre, d'abord comme chercheuse postdoctorale, et depuis 2017 comme chercheuse permanente[6].

En 2013, elle entre aussi au Berkman Center for Internet and Society (Harvard University), et pendant deux ans[7] y a étudie le concept de governance by design et sa relation avec les technologies de cloud computing et du peer-to-peer[8]. En 2015, elle est promue au poste d'associée de la faculté au centre[9] qu'elle occupe aujourd'hui[10].

Elle été chercheuse invitée dans plusieurs institutions : en 2014, à l'Institut pour la technologie et la société de Rio de Janeiro[11] et en 2017 à la fois au WZB Berlin Social Science Center[12] et à l'Institut universitaire européen[13].

Elle a aussi été l'une des principales chercheuses de P2Pvalue, le principal projet européen sur la production par les pairs basée sur les communs[14],[15],[16], et fait partie du comité de rédaction de plusieurs revues, notamment : Digital Finance (Springer)[17], Frontiers in Human Dynamics[18] et le Journal of Open Hardware[19].

En 2019, elle reçoit une bourse ERC avec le projet "BlockchainGov", pour étudier la gouvernance de la blockchain[20],[21].

Activisme et art

Activisme

Au-delà de son travail académique, De Filippi s'est engagée dans plusieurs activités militantes et praticiennes favorisant l'expansion de l'ouverture, de la gouvernance démocratique, du peer-to-peer ou de la blockchain.

En 2010, elle rejoint l'Open Knowledge Foundation comme coordinatrice du groupe de travail sur le domaine public, à travers lequel elle a activement contribué à la réalisation des calculateurs du domaine public[22].

Depuis 2011, elle est cofondatrice de l'International Communia Association pour la promotion et la préservation du domaine public numérique[23] et juriste pour Creative Commons France[24].

En 2012, elle a cofondé le chapitre français de l'Open Knowledge Foundation[25].

En 2016, elle rejoint le conseil consultatif de la Fondation P2P[26].

Dans le cadre de l'Internet Governance Forum, elle a cofondé les coalitions dynamiques sur la responsabilité des plateformes[27], la neutralité des réseaux[28] et la technologie blockchain[29].

Art et journalisme

De Filippi a aussi été une artiste réputée, combinant plusieurs formes d'art avec des concepts autour de la culture libre et de la blockchain[30].

Ses œuvres les plus récentes et les plus populaires tournent autour du plantoïde, une « forme de vie basée sur la blockchain »[31],[32].

Elle a aussi écrit des Op'Eds dans des médias grand public tels que Harvard Business Review[33], Wired ou Vice 's Motherboard[34].

Travail

Elle a publié plus de 70 articles sur les thèmes de la blockchain, des biens communs, du cloud computing, des technologies peer-to-peer et du droit d'auteur[35].

Ses travaux sur les interactions de la blockchain et du droit sont considérés comme substantiellement pertinents dans le domaine émergent de la blockchain. Son livre Blockchain and the Law[36] ( Harvard University Press ) était considéré comme « un nouveau livre important » et un « livre profondément documenté dont on peut s'attendre à ce qu'il apparaisse dans les programmes des facultés de droit pour les années à venir » par Fortune, et a été évalué comme une lentille critique dans The New York Times Book Review[37].

Ses recherches sur la blockchain sont souvent considérées comme une référence dans le domaine par les médias populaires, tels que Forbes[38], Al Jazeera[39], Le Point[40] ou France 24[41].

Elle est l'une des 25 personnalités de la Commission Information et Démocratie lancée par Reporters sans frontières[42].

Reconnaissances scientifiques et sociales

  • Fortune 40 (moins de 40 ans dans le domaine de la Fintech)[43]
  • Membre du Global Future Council on Blockchain Technologies au Forum économique mondial[44]
  • Conférencière TEDx Cambridge[45]
  • Récipiendaire de la commission par Triple Canopy[46]

Publications

Ouvrages

Articles

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI