Pronleroy

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Topographie et géologie

Communes limitrophes de Pronleroy.

Pronleroy est une commune située à 70 km au nord de Paris, 34 km à l'est de Beauvais, 21 km à l'ouest de Compiègne et à 51 km au sud d'Amiens[1].

Pronleroy forme un territoire d'étendue généralement plane situé sur le plateau Picard.

Culminant à 130 mètres au sud-ouest, il est entaillé de quelques vallées sèches à pente douce formant les seuls éléments de reliefs. La vallée Vivevot puis le fond des Nœuds forment avec le fond de la Payelle la vallée des Nœuds au nord de la commune, où se situe le point le plus bas à 76 mètres d'altitude.

Le village se trouve entre 90 et 120 mètres au-dessus du niveau de la mer tandis que le bois de Pronleroy culmine à 121 mètres[2].

La commune se trouve en zone de sismicité 1, c'est-à-dire faiblement exposée aux risques de tremblement de terre[3].

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[4],[Carte 1].

Les vallées sèches de ruissellements sont orientées vers le bassin versant de l'Aronde[2] et sont situées au-dessus de nappes phréatiques sous-affleurantes[5]

Deux étangs ont été creusés dans le bois de Pronleroy.

Un château d'eau et une station de pompage des eaux y ont été construits et sont gérés par le syndicat intercommunal d'adduction en eau potable de Pronleroy-Cressonsacq-Grandvillers-aux-Bois-Rouvillers[6]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Pronleroy[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 673 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Godenvillers à 13 km à vol d'oiseau[13], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 701,9 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,5 °C, atteinte le [Note 2].

Milieux naturels

Hormis les espaces bâtis couvrant 24 hectares soit 3 % de la surface communale, le territoire comprend 82 % d'espaces cultivés sur 737 hectares ainsi que 14 hectares de vergers et de prairies. Les surfaces boisées, correspondant au bois de Pronleroy et aux divers bosquets disséminés sur le territoire s'étendent sur 124 hectares soit 14 % du terroir[16],[2]. Ce dernier constitue une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1[17].

Urbanisme

Typologie

Au , Pronleroy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[19].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82 %), forêts (12,9 %), zones urbanisées (4,5 %), zones agricoles hétérogènes (0,6 %)[20]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Hameaux et lieux-dits

La totalité de l'espace bâti se situe dans le village[2].

Morphologie urbaine

Voies de communications et transports

La commune est traversée par quatre routes départementales : la RD 36, la RD 127, la RD 528 et la RD 529. La route départementale 36, de Jaux à Saint-Just-en-Chaussée est le principal axe de circulation permettant d'accéder à l'agglomération de Compiègne, la plus proche. Elle traverse le territoire d'est en ouest par la rue des Fontaines, la Grande Rue et la rue Charles-Follet. La route départementale 127, reliant Fitz-James à Montiers traverse le nord de la commune par la vallée des Nœuds. Deux route départementales se détachent de la D 36 dans le village : la RD 528 vers La Neuville-Roy et la RD 529 vers Léglantiers. Une route communale se dirige également vers Trois-Étots puis Cernoy[2].

Les gares SNCF les plus proches sont celles d'Estrées-Saint-Denis à km au sud-est sur la ligne d'Amiens à Compiègne et de Saint-Just-en-Chaussée à 9 kilomètres au nord-ouest sur la ligne Paris-Nord - Lille[1].

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 662, 683, 6304, 6341 et 6342 du réseau interurbain de l'Oise[21]. La commune fait partie du réseau TADAM, service de transport collectif à la demande, mis en place à titre expérimental par la communauté de communes du Plateau Picard. Elle est reliée à l'un des 8 points de destination situés à Saint-Just-en-Chaussée, Maignelay-Montigny, La Neuville-Roy et Tricot au départ des 98 points d'origine du territoire[22]. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal (ligne 6842) a été mise en place avec les communes voisines de Léglantiers et de Montiers[21].

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 32 km à l'ouest[1] et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se situe à 52 km au sud[1]. Il n'existe pas de liaisons par transports en commun entre la commune et ces aéroports.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Proneredum (vers 1048) ; Pruneredum (1180) ; la ville de Pronleroi (1180) ; Prunereium (vers 1200) ; de prunereio (vers 1200) ; Prunerium (1207)[23].
Lieu de pruniers, de pruneliers ou soit des épines noires[24].

Durant la Révolution française, la commune porte le nom de Pron-l'Oise[25].

Ses habitants sont appelés les Prompeloniens[26].

Histoire

Moyen-Âge

la Grande Jacquerie de 1358 éclate aux environs de Pronleroy, certains auteurs anciens, notamment Siméon Luce, font débuter la révolte paysanne dans la commune[27].

Première Guerre mondiale

Lors de la bataille du Matz, le général Mangin, à la tête du Groupement Mangin, établit son quartier général à Pronleroy[28]. Sa contre-attaque met fin à l'offensive allemande[29].

Seconde Guerre mondiale

Durant la bataille de France, le commandant Maurice Arnoux est abattu au dessus du ciel de Pronleroy par des chasseurs allemands Messerschmitt Bf 109, le 6 juin 1940[30].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la première circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1803 du canton de Saint-Just-en-Chaussée[25]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton d'Estrées-Saint-Denis.

Intercommunalité

La commune est membre de la communauté de communes du Plateau Picard, créée fin 1999.

Liste des maires

Liste des maires successifs[31]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Geneviève Valat DVD[32]  
mars 2008 mars 2009[33] Louis Bricout   Démissionnaire
16 mars 2009[33] en cours
(au 11 avril 2018)
Bruno Rabussier   Réélu pour le mandat 2014-2020[34]

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[36].

En 2023, la commune comptait 365 habitants[Note 4], en évolution de −4,45 % par rapport à 2017 (Oise : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
475445456458487460416412420
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
400412414365373314303314332
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
307295305311295310301272246
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
232225202227302382411411398
2015 2020 2023 - - - - - -
388374365------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 19,8 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 193 hommes pour 186 femmes, soit un taux de 50,92 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,89 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[38]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
0,0 
3,7 
75-89 ans
6,0 
13,7 
60-74 ans
15,8 
28,4 
45-59 ans
25,0 
18,9 
30-44 ans
20,1 
16,8 
15-29 ans
15,2 
17,9 
0-14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2022 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,4 
5,8 
75-89 ans
7,8 
15,7 
60-74 ans
16,5 
20,8 
45-59 ans
19,9 
19,3 
30-44 ans
19,4 
17,6 
15-29 ans
16,2 
20,4 
0-14 ans
18,8 

Enseignement

Les enfants de la commune sont scolarisés au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI), qui regroupe La Neuville-Roy, Léglantiers, Pronleroy, Wacquemoulin et Montiers et est géré par le syndicat scolaire « Les Hirondelles[40] », et qui, en 2018, accueille 270 écoliers scolarisés dans onze classes de double niveau réparties dans quatre écoles. Soixante enfants sont accueillis dans deux structures périscolaires, à La Neuville- Roy et Léglantiers.

Le syndicat scolaire a décidé de réaliser une école unique pour les 5 villages, constituant donc un regroupement pédagogique concentré (RPC) à La Neuville-Roy comprenant notamment 12 salles de classe, deux salles de repos, des locaux administratifs, ainsi que des espaces mutualisés comme la bibliothèque, une salle périscolaire, une salle de motricité. La cantine est prévue pour accueillir 50 couverts dans deux salles et jusqu'à 200 convives en deux services.

Ce projet, envisagé dès 2006[41], voit le début de la construction en pour une livraison escomptée fin 2019.

Le coût du projet conçu par Christophe Giraud et Christophe Fournier, du cabinet ADD d'Ons-en-Bray, est évalué à 5,2 millions d'euros, financé par une subvention départementale de 1,78 M€, l'État (1,1 million d'euros), le conseil régional (675 767 €) et la CAF de l'Oise (90 000 )[42],[43].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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