Montiers

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Montiers
Montiers
Église Saint-Sulpice.
Blason de Montiers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Intercommunalité CC du Plateau Picard
Maire
Mandat
Xavier Deneufbourg
2020-2026
Code postal 60190
Code commune 60418
Démographie
Gentilé Montièrois, Montièroises
Population
municipale
392 hab. (2023 en évolution de −8,2 % par rapport à 2017)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 05″ nord, 2° 34′ 43″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 131 m
Superficie 7,89 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Estrées-Saint-Denis
Législatives 1re circonscription de l'Oise
Localisation
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Montiers
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Montiers
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Montiers
Liens
Site web https://www.mairie-montiers.fr/

Montiers est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Localisation

La commune se trouve dans la zone d'emploi de Compiègne et le bassin de vie d'Estrées-Saint-Denis[I 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Léglantiers, Ménévillers, La Neuville-Roy, Pronleroy, Saint-Martin-aux-Bois et Wacquemoulin.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 7,89 km2 ; son altitude varie de 62 à 131 mètres[1].

Louis Graves indiquait en 1835 que le territoire communal était « placé presqu'en entier sur la rive gauche de l'Aronde qui a sa sonrce au bas du village. .Un ravin, venant du canton de Maignelay et se réunissant à la vallée, augmente l'inégalité du sol[2] ».

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Montiers[Note 1].

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.

Elle est drainée par l'Aronde[3],[Carte 1].

L'Aronde, d'une longueur de 26 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Oise (rive gauche) à Clairoix, après avoir traversé 13 communes[4].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sensée ». Ce document de planification concerne un territoire de 789 km2 de superficie, délimité par trois bassins versants en totalité ou en partie (Aisne, Oise et Aronde). Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Oise-Aronde[5].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 661 mm, avec 10,6 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Godenvillers à 10 km à vol d'oiseau[12], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 701,9 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,5 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Montiers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].

Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[16],[17].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,7 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (84,7 %), forêts (10,9 %), zones urbanisées (4,3 %)[18].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Habitat et logement

En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 185, alors qu'il était de 178 en 2016 et de 171 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 91,3 % étaient des résidences principales, 2,2 % des résidences secondaires et 6,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,8 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Montiers en 2021 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (2,2 %) par rapport au département (2,4 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Montiers en 2021.
Typologie Montiers[I 3] Oise[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 91,3 90,5 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 2,2 2,4 9,7
Logements vacants (en %) 6,5 7 8,1

Voies de communication et transports

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 662, 683, 6304, 6309, 6328 et 6342 du réseau interurbain de l'Oise[19].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Monasteria (1049) ; villae quae dicitur Monasteria (1164) ; Musters (vers 1190) ; Mostiers (1191) ; Monstiers (1191) ; Mosters (XIIe) ; Monsters (1230) ; Monasterium (1231) ; Petrus de monasteriis (XIIIe) ; Moustiers empres la Neuville le roy (1454) ; Monthiers (1520) ; Moustiers (1520) ; Monstierres (1540) ; Montiers (1643) ; capella de Monstiers (1666) ; Montières (1749)[20].

Pluriel de l'oil monstier, montié « monastère », variante de mostier, moutier « monastère, église »[21]. Le nom commun *mostier > moustier > moutier est issu ultimement du latin populaire monisterium, altération de monastērium[22].

Ce monastère fut réuni à l'Abbaye Notre-Dame de Breteuil[23].

Histoire

Ancien Régime

Louis Graves indiquait en 1835 que « la seigneurie de Moutiers appartint anciennement à la maison de Créqui et à celle d'Hangest ; elle relevait en partie du comté de Clermont[2] ».

La seigneurie de Montiers a appartenu à la famille Tarteron, qui a conservé le château jusqu'au début du XIXe siècle[24].

Époque contemporaine

Le propriétaire du château au début du XIXe siècle, M. de Lagarde, fait creuser dans son parc plusieurs puits artésiens[2].

En 1835 existait un pélerinage à la fontaine Saint-Sulpice située dans la vallée, dans lequel on invoquait l'intercession de Saint Sulpice pour la guérison des enfants qui ne pouvaient pas marcher. A cette époque, on notait dans la commune la présence d'un moulin à vent et de carrières. Quelques habitants faisaient la coûture de gants[2].

Durant la seconde Guerre mondiale, le , le bombardier américain B-17 no 42-3452 est abattu sur le territoire communal. L'un des membres de l'équipage, le 2nd Lt James G. Bormuth, est sauvé par des habitants du village et de Plainval[25].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1942 dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise[I 1].

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Saint-Just-en-Chaussée[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Estrées-Saint-Denis[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Intercommunalité

Penvénan était membre de la communauté de communes du Plateau Picard[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires

Liste des maires successifs[26]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1805 Jean-Baptiste L'Heureux    
1805 1809 Claude de Warmaize    
1810 1811 Jean-Baptiste L'Heureux    
1811 1815 Charles-Pierre Ducancel   Avocat et auteur dramatique
Sous-préfet de Clermont (1815 → 1816)
1816 1822 Jean-Louis Leclerc[27],[28]   Militaire, homme politique et administrateur français, beau-frère de Pauline Bonaparte
Comte de l'Empire
Officier de la Légion d'honneur
1822 1824 Charles-Pierre Ducancel    
1824 1826 Pierre, Louis Steculorum    
1826 1831 Félix Delagarde    
1831 1833 Pierre, Louis Steculorum    
1833 1843 Pierre Pouillet    
1843 1846 Louis Sébastien Boitel    
1846 1870 Georges, Toussaint Vimeux    
1871 1874 Jacques, Prudent Le Boucher    
1874 1878 François, Xavier, Ursule, Adolphe d'Astanieres    
1879 1884 Eugène, Nicolas, Clément d'Astanieres    
1885 1889 Henri Deneufbourg   Agriculteur
1890 1896 Jules, Joseph Gerard    
1896 1899 Clément d'Astanières,   Militaire, peintre, sculpteur
1899 1904 Jules Gerard    
1904 1921 Henri Deneufbourg   Agriculteur
1921 1943 Léon Deneufbourg    
1943 1945 Émile Ducastel    
1945 1952 Henri Lacaille    
1952 1953 Gilberte Bourdon    
1953 1974 André Deneufbourg    
1974 1993 Paul Sueur    
1993 2001 Xavier Deneufbourg    
2001 2008 Claude Debaye   Enseignant[29]
mars 2008 en cours
(au 31 octobre 2024)
Xavier Deneufbourg[30]   Agriculteur
Réélu pour le mandat 2020-2026[31],[32]

Équipements et services publics

Enseignement

Les enfants de la commune sont scolarisés au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI), qui regroupe La Neuville-Roy, Léglantiers, Pronleroy, Wacquemoulin et Montiers et est géré par le syndicat scolaire « Les Hirondelles[33] », et qui accueille en 2018 270 écoliers scolarisés dans 11 classes de double niveaux réparties dans quatre écoles. Soixante enfants sont accueillis dans deux structures périscolaires, à La Neuville- Roy et Léglantiers.

Le syndicat scolaire a décidé de réaliser une école unique pour les 5 villages, constituant donc un regroupement pédagogique concentré (RPC) à La Neuville-Roy comprenant notamment 12 salles de classe, deux salles de repos, des locaux administratifs, ainsi que des espaces mutualisés comme la bibliothèque, une salle périscolaire, une salle de motricité. La cantine est prévue pour accueillir 50 couverts dans deux salles et jusqu'à 200 convives en deux services.

Ce projet, envisagé dès 2006[34], voit le début de la construction en pour une livraison escomptée fin 2019.

Le coût du projet conçu par Christophe Giraud et Christophe Fournier, du cabinet ADD d'Ons-en-Bray, est évalué à 5,2 millions d'euros, financé par une subvention départementale de 1,78 M€, l'État (1,1 million d'euros), le conseil régional (675 767 €) et la CAF de l'Oise (90 000 )[35],[36].

Population et société

Démographie

Les habitants sont appelés les Montièrois et les Montièroises.

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[38].

En 2023, la commune comptait 392 habitants[Note 3], en évolution de −8,2 % par rapport à 2017 (Oise : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
293309375379434422397397412
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
368408399415429415437404378
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
379413373338371327333316270
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
276292236240353399439438407
2015 2020 2023 - - - - - -
418406392------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie associative

L'ASRESS (association pour la sauvegarde et la restauration de l’église Saint-Sulpice) agit pour faciliter la réhabilitation de l'église[40],[41].

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune.

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 18,0 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 216 hommes pour 202 femmes, soit un taux de 51,67 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,89 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
1,0 
3,8 
75-89 ans
3,6 
15,2 
60-74 ans
12,2 
20,5 
45-59 ans
23,5 
25,7 
30-44 ans
25,5 
13,8 
15-29 ans
14,3 
21,0 
0-14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2022 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,4 
5,8 
75-89 ans
7,8 
15,7 
60-74 ans
16,5 
20,8 
45-59 ans
19,9 
19,3 
30-44 ans
19,4 
17,6 
15-29 ans
16,2 
20,4 
0-14 ans
18,8 

Manifestations culturelles et festivités

La troisième fête de la moisson a eu lieu en [44].

Économie

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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