Proposition de Donald Trump concernant la bande de Gaza

prétention de Donald Trump à contrôler la bande de Gaza From Wikipedia, the free encyclopedia

La proposition de Donald Trump concernant la bande de Gaza est une intention du président des États-Unis de vouloir confier le contrôle administratif de la bande de Gaza aux États-Unis.

Le président américain Donald Trump, aux côtés du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, annonçant son plan de prise de contrôle de la bande de Gaza.

Proposition de février 2025

Vidéo générée par intelligence artificielle repostée par Donald Trump.

Cette proposition est formulée le , pendant le cessez-le-feu dans la guerre qui à lieu à Gaza depuis 2023 entre Israël et les combattants palestiniens dirigés par le Hamas. Donald Trump exprime sa vision de redévelopper le territoire en le transformant en « Côte d'Azur du Moyen-Orient »[1],[a]. Le plan impliquerait le déplacement forcé d'environ 2 millions de Palestiniens vers des territoires voisins[3] et nécessiterait l'enlèvement de plus de 50 millions de tonnes de décombres et de munitions non explosées[2]. Interrogé sur les modalités d'acquisition du territoire, Donald Trump affirme que les États-Unis « s'en empareront »[4]. La proposition est mal accueillie par plusieurs nations et organisations, contrastant avec le fort soutien du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou[5].

Vidéo générée par intelligence artificielle

Une vidéo fictive, réalisée avec des outils d'intelligence artificielle et republiée le sur le compte Truth Social de Donald Trump, montre la bande de Gaza transformée en station balnéaire. Dans le clip de 33 secondes, intitulé « Gaza 2025 – What's next? », des enfants et des hommes armés ressemblant à des soldats du Hamas émergent d'un paysage en ruines pour ressortir sur des plages bordées de gratte-ciel, une statue géante en or de Trump, des yachts, des danseuses du ventre barbues et un casino « Trump Gaza ». On y aperçoit également Elon Musk mangeant un houmous, des billets de banque volant dans les airs, ainsi que Donald Trump et Benjamin Netanyahu en maillot de bain sirotant un cocktail. L'audio généré par IA proclame notamment en anglais : « 'Donald Trump va vous libérer. Il apporte la lumière pour que tout le monde la voie. Plus de tunnels, plus de peur. Trump Gaza est enfin là. Trump Gaza brille de mille feux, un avenir doré, une toute nouvelle lumière. Festin et danse, l'affaire est conclue : Trump Gaza numéro un !' ». La vidéo, diffusée sans commentaire, est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux, dépassant les 10 millions de vues sur Instagram quelques heures après sa mise en ligne. Ce contenu illustre le plan présenté par Donald Trump fin , qui propose de placer Gaza sous contrôle américain, de déplacer ses 2,4 millions d'habitants vers l'Égypte et la Jordanie, puis de reconstruire l'enclave pour en faire une zone touristique de luxe, projet qu'il a qualifié de « phénoménal » et estimé à plus de 53 milliards de dollars selon l'ONU. Trump a déclaré que les États-Unis seraient responsables de « faire le ménage » en détruisant les bâtiments, en neutralisant les armes non explosées et en nivelant le territoire. Soutenu par Benjamin Netanyahu, le projet a suscité une large vague de critiques internationales. Les pays arabes ont unanimement rejeté toute perspective de déplacement de la population palestinienne hors de Gaza[6],[7].

Les réalisateurs du clip Ariel Vromen et Solo Avital, cofondateurs d'EyeMix Visuals, ont expliqué avoir conçu la vidéo en moins de huit heures avec le logiciel Arcana comme une « satire de l'idée mégalomane » de Donald Trump. Ils ont affirmé que c'était « une blague », réalisée dans une intention satirique et non pour être « une machine de propagande ». Le duo a indiqué que le clip avait été partagé initialement à un cercle restreint puis relayé sur Instagram, avant de devenir viral. Ils ont déclaré que la reprise par Trump s'était faite « sans contexte » et « sans [leur] consentement », et ont dit avoir été surpris de voir leur travail apparaître sur son compte officiel[8].

Proposition de septembre 2025

En , Trump présente un plan de paix en 21 points aux dirigeants arabes et musulmans en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Ce plan, inspiré de propositions antérieures de Jared Kushner et Tony Blair, prévoit un cessez-le-feu immédiat, l'échange d'otages israéliens contre des prisonniers palestiniens, et le retrait progressif de l'armée israélienne de Gaza. Le Hamas devrait être désarmé par une force arabe et internationale, ses dirigeants bénéficiant d'une amnistie et d'un passage sûr vers d'autres pays. Une entité arabe internationale administrerait temporairement Gaza à l'invitation de l'Autorité palestinienne, tandis qu'une commission palestinienne élue gérerait les affaires locales. Le plan comprend également la reconstruction de l'enclave financée par des fonds arabes et internationaux, la création d'un périmètre de sécurité non occupé autour de Gaza, et l'engagement américain à empêcher l'annexion de la Cisjordanie par Israël. Trump s'engage aussi à ce qu'Israël ne mène plus d'attaques contre le Qatar, reconnaissant son rôle de médiateur[9].

GREAT Trust

En , le Washington Post révèle que l'administration Trump étudie un plan détaillé appelé « Gaza Reconstitution, Economic Acceleration and Transformation Trust » (GREAT Trust) qui prévoit une mise sous tutelle américaine de Gaza pour au moins dix ans[10].

Ce projet de 38 pages propose une relocalisation « volontaire » temporaire ou permanente des plus de 2 millions d'habitants de Gaza, soit vers d'autres pays comme la Libye, l'Éthiopie, le Soudan du Sud, l'Indonésie ou le Somaliland — tous ces pays étant en proie à des conflits internes ou à la pauvreté — avec 5 000 dollars et quatre ans de subventions de loyer, soit dans des zones restreintes et contrôlées pendant la reconstruction[10].

Le plan, qui ne nécessiterait aucun financement gouvernemental américain selon ses concepteurs, transformerait l'enclave en centre touristique et technologique avec des villes intelligentes alimentées par l'intelligence artificielle, financé par des investissements privés estimés à 100 milliards de dollars. Les propriétaires fonciers recevraient des jetons numériques échangeables contre des appartements dans les nouvelles constructions, tandis que la zone serait redéveloppée avec des complexes hôteliers, des zones industrielles et des centres de données, sous sécurité assurée par des contractants militaires privés occidentaux[10].

Le même mois, le quotidien israélien Haaretz révèle que les États-Unis envisagent de nommer l'ancien premier ministre britannique Tony Blair, également ancien envoyé spécial du Quartet pour le Moyen-Orient et fondateur du Tony Blair Institute for Global Change, au poste de gouverneur temporaire de Gaza pour administrer le territoire à l'issue de la guerre[11].

Notes et références

Voir aussi

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