Protet (croiseur)

From Wikipedia, the free encyclopedia


Fonctionmilitaire
A servi dans Marine nationale
Protet
illustration de Protet (croiseur)
Le Protet

Type Croiseur protégé
Classe Classe Catinat
Fonction militaire
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Commanditaire  Marine nationale
Constructeur Forges et chantiers de la Gironde
Fabrication acier
Commandé 14 août 1895
Quille posée 5 novembre 1895
Commission 6 août 1898
Statut désarmé le 1er mars 1909, radié le 9 mars 1910, démantelé en 1910
Équipage
Équipage 399 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 101,52 m
Maître-bau 13,6 m
Tirant d'eau 6,07 m
Déplacement 4183 tonnes
Propulsion
Puissance 9500 ch (7100 kW)
Vitesse 19 noeuds (35 km/h)
Caractéristiques militaires
Blindage
  • pont : 25 à 40 mm
  • passerelle : 72 mm
Armement
Rayon d'action 6000 milles marins (11000 km) à 10 noeuds (19 km/h)
Pavillon France

Le Protet est un croiseur protégé de la Marine française construit dans les années 1890, le deuxième et dernier membre de la classe Catinat. Les croiseurs de la classe Catinat ont été commandés dans le cadre d’un programme de construction navale visant à renforcer la force de croiseurs de la flotte à un moment où le pays était préoccupé par la menace navale croissante des flottes italienne et allemande. Les nouveaux croiseurs étaient destinés à servir avec la flotte principale et outre-mer dans l’empire colonial français. Le Protet était armé d’une batterie principale de quatre canons de 164 mm, était protégé par un pont blindé d’une épaisseur de 25 à 60 mm, et était capable de naviguer à une vitesse maximale de 20 nœuds (37 km/h).

Après sa mise en service en 1899, le Protet est envoyé dans l’océan Pacifique pour un long déploiement. Il passera la majeure partie de sa carrière active dans cette zone, à aider à éteindre un incendie aux États-Unis en 1900 et protèger les intérêts français en Colombie lors d’un conflit dans le pays en 1901. Le navire a finalement été rappelé en France en 1905. Il a ensuite été affecté à l’école d’artillerie comme navire-école en 1908 avant d’être rayé du registre naval en 1910, puis démantelé.

En réponse à une crainte de guerre avec l’Italie, à la fin des années 1880, la marine française s’est engagée en 1890 dans un important programme de construction navale pour contrer la menace de la flotte italienne et celle de son allié l’Allemagne. Le plan prévoyait un total de soixante-dix croiseurs à utiliser dans les eaux territoriales et outre-mer dans l’empire colonial français. La classe Catinat a été commandée dans le cadre de ce programme[1],[2], et elle était basée sur la classe Friant précédente. Les Protet et Catinat étaient mal ventilés pour des navires qui devaient effectuer de longs voyages dans l’empire d’outre-mer[3]

Le Protet mesurait 101,52 m, avec une un maître-bau de 13,6 m et un tirant d'eau de 6,07 m. Il avait un déplacement de 4 183 tonnes. Son équipage comptait 399 officiers et hommes du rang. Le système de propulsion du navire était constitué d'une paire de moteurs à vapeur à triple expansion entraînant deux hélices. La vapeur était fournie par 16 chaudières à tubes d'eau de type Belleville fonctionnant au charbon dont les fumées étaient canalisées dans deux cheminées. Ses machines avaient une puissance nominale de 9500 chevaux-vapeur (7100 kW) pour une vitesse maximale de 19,5 à 20 nœuds (36,1 à 37,0 km/h), mais le navire a dépassé cette vitesse lors de ses essais en mer[4],[5]. Il avait une autonomie de 6000 milles marins (11000 km) à une vitesse de 10 nœuds (19 km/h) ; à sa vitesse maximale, l’autonomie tombait à 1000 milles (1900 km)[6].

Le navire était armé d'une batterie principale de quatre canons de 164 mm, placés dans des sabords au milieu du navire, deux canons par bord. Ils étaient soutenus par une batterie secondaire de 10 canons de 100 mm, qui étaient placés dans des casemates et sur des affûts pivotants individuels. Pour la défense à courte portée contre les torpilleurs, le navire transportait dix canons Hotchkiss de 47 mm et quatre canons de 37 mm. Il était également armé de deux tubes lance-torpilles (TLT) de 356 mm dans sa coque au-dessus de la ligne de flottaison. La protection consistait en un pont blindé incurvé de 25 à 40 mm d'épaisseur, ainsi qu'un blindage de 70 mm sur la passerelle[4].

Service

Notes et références

Bibliographie

Related Articles

Wikiwand AI