Provincialisme

Attachement sentimental à sa province From Wikipedia, the free encyclopedia

Le terme provincialisme reflète des traits particuliers à une province (ses paysages notamment) ou associés à ses habitants (de nom générique provincial, provinciaux).

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Dans de nombreux pays ou États actuels la province est une division administrative, présente ou ancienne.

Origine du mot

Après les provinces de l'Empire romain, puis les provinces de l'Église catholique, ainsi que diverses circonscriptions selon le pays, le terme province(s) a désigné les divisions administratives du royaume de France, sous l'Ancien Régime. En 1789, elles ont été remplacées par les départements français, sur le plan administratif, complétés par les régions françaises au XXe siècle. L'usage des termes province et provincialisme a persisté.

Lieux selon pays

Au Canada, provincialisme se réfère aux provinces dans le cadre du Fédéralisme canadien.

En France les provinces, nombreuses jusqu'à l'Ancien Régime inclus, ont laissé place aux départements français en 1790. Dans ce pays longtemps centralisé, les traits particuliers de provinces ont aussi été évoqués en opposition avec ceux de Paris, capitale du pays. Il peut ainsi y avoir plusieurs provincialismes. Provincialisme et province(s) concernent de nos jours, en France métropolitaine, les anciennes provinces hors région Île-de-France (alias région parisienne).

Langue

Provincialisme désigne, dans le domaine linguistique, une prononciation, un mot ou une expression, particuliers à une province et qui ne sont pas en usage à Paris[1]. Synonyme de Régionalisme (linguistique).

Les différentes langues régionales (ou provinciales) parlées notamment dans le Midi de la France, en Bretagne, dans de nombreuses provinces dont elles portent souvent le nom[Note 1], et d'usage courant jusqu’au XXe siècle étaient trop différentes du français de la capitale pour y être perçues comme correctes aux oreilles parisiennes.

Littérature et médias

Dans le domaine littéraire, le terme peut faire référence à deux attitudes contraires :

  • Provincialisme désigne (en France, depuis la fin du XIXe siècle) des œuvres orientées vers la description ou la mise en valeur des particularités d'une province. Synonyme de régionalisme (littérature) pour une région.
  • Le provincialisme a été pris pour cible, avec un sens péjoratif, par le parisianisme. En France, un accent provincial, ou même des études supérieures dans une métropole régionale et non à Paris, peuvent encore être l'objet de remarques acerbes : « Elle a même été victime de préjugés provincialistes quand, cherchant un stage d’été dans la capitale, on lui a fait une remarque sur le fait qu’elle étudiait à Sciences-Po Lille et non pas Sciences-Po Paris. »[2]. Des articles de journaux nationaux, donc parisiens, continuent à employer le terme dans un sens péjoratif[3] aussi ouverts se veulent-ils aux cultures du monde entier.

« Petite patrie »

Le provincialisme est aussi une attitude favorable à une province, souvent celle de naissance, à laquelle le provincialiste (adepte, partisan du provincialisme) est attaché et qu’il veut promouvoir ou défendre, notamment face à l’État centralisateur[1].

On peut classer parmi les provincialistes, des érudits passionnés qui mènent des recherches scientifiques, historiques ou littéraires locales : « Si une société savante de province veut vivre..., il faut qu’elle se livre à des recherches, à des travaux utiles ; il faut ensuite que ces recherches, que ces travaux n’aient qu’un seul objectif, la province où la société est constituée. (...) C’est sur ce terrain de la petite patrie, de la province natale et sur celui-là seul qu’elle doit s’exercer et travailler. »[4].

Notes et références

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