Prudencio Casamayor (1763-1842) était un négociant et spéculateur immobilier français de Santiago de Cuba au début du XIXesiècle.
Né à Sauveterre dans le Béarn le [1], il s'appelait Jean Prudent de Casamajor.
Fils du Béarnais Jean de Casamajor (1710-1790), écuyer, lieutenant général du sénéchal de Béarn au siege de Sauveterre et conseiller du roi, et de Jeanne Justine de Forcade, décédée en 1778, il est colon dans sa jeunesse à Saint-Domingue, où il arrive en 1785, en s'installant dans le Sud-Ouest, près de l'Anse à Veau.
Ensuite, il achète au Domaine et à des particuliers, les terres montagneuses des "Limones"[2] dans la sierra Maestra, qui sont alors considérées comme des terres incultes, pour y installer des plantations de café, qui vont lancer la révolution du café à Cuba.
Un plan de 1815, montre que Prudencio Casamayor acquiert toute une région de la sierra Maestra, pour la diviser en lots. Protecteur attitré des Français à Cuba, il introduit, avec d'autres réfugiés, les techniques modernes de culture et de traitement du café. Il développe dans cette Sierra Maestra, couverte d'épaisses forêts, riche en eaux, des plantations jusqu'à 1 500 mètres d'altitude.
Au moment de son testament, le , il possédait deux haciendas plantées en café et deux associés Laurent Mousnier, qui se fait appeler Laurenzo Mousnier, et Jean Sillègue. Sa femme, Madeleine Brun[4], lui a donné six enfants, qui firent souche à Cuba, aux Antilles et en Amérique.
↑Un Français à Cuba en 1842, par Jean-Baptiste Rosemond de Beauvallon, page 241
↑Jean-Baptiste Rosemond de Beauvallon, Un Français à Cuba en 1842, La Rochelle, la Découvrance éd., , 259p. (ISBN978-2-84265-476-4, lire en ligne), p.241.