Préludes de Blacher
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| Préludes Vingt-quatre préludes pour piano | |
| Genre | Préludes |
|---|---|
| Musique | Boris Blacher |
| Effectif | piano |
| Dates de composition | 1974 |
| Dédicataire | Gerty Herzog (de) |
| Publication | 1978 Bote & Bock, Berlin |
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|
Les Vingt-quatre préludes sont vingt-quatre pièces pour piano composées par Boris Blacher en 1974, quelques mois avant sa mort. Ils sont dédiés à son épouse, la pianiste Gerty Herzog (de).
Boris Blacher compose ses Vingt-quatre préludes en 1974, moins d'un an avant sa mort : « Ils furent la dernière composition pour piano de Blacher, et aussi la plus importante, tant par leur longueur que par la signification qu'ils revêtent dans l'ensemble de son œuvre[1] ». Ils sont dédiés à son épouse, la pianiste Gerty Herzog (de)[2].
La partition est publiée par Bote & Bock en 1978[2].
Présentation
- en ut majeur — Allegro à

(
= 76) ; - en si mineur — Allegretto en « mètres variables » (3 4 5 6 7 8, soit

, 
/ 
, 
, 
, 
/ 
, 
, 
, 
, 
, 
, etc.) ; - en ut dièse majeur — Moderato à

(
= 80) ; - en si bémol mineur — Presto à

(
= 192) ; - en ré majeur — Allegretto en « mètres variables » (8 7 ... 4 3) ;
- en la mineur — Andante à

(
= 126) ; - en mi bémol majeur — Maestoso à

(
= 152) ; - en sol dièse mineur — Agitato à

(
= 76) ; - en mi majeur — Adagio (
= 60) en « mètres variables » (1 2 3 4 ... 5 8) ; - en sol mineur — Vivace à

; - en fa majeur — Lento à

(
= 88) ; - en fa dièse mineur — Allegro molto en « mètres variables » (13 8 5 3 2 1) ;
- en sol bémol majeur — Allegretto en « mètres variables » (1 2 3 5 8 13) ;
- en fa mineur — Lento à

(
= 48) ; - en sol majeur — Vivace à

; - en mi mineur — Adagio en « mètres variables » (8 5 3 2 1) ;
- en la bémol majeur — Agitato à

(
= 152) ; - en mi bémol mineur — Maestoso à

(
= 92) ; - en la majeur — Andante à

; - en ré mineur — Allegretto en « mètres variables » (3 4 5 6 7 8) ;
- en si bémol majeur — Presto à

; - en ut dièse mineur — Moderato à

(
= 88) ; - en si majeur — Allegretto en « mètres variables » (8 7 6 5 4 3) ;
- en ut mineur — Allegro à

.
La durée d'exécution est d'environ 19 min.
Analyse
Guy Sacre observe que « huit préludes seulement emploient les mètres variables[2] », dont Boris Blacher avait introduit l'usage dans ses Ornamente, en 1950[3],[4].
L'ordre des tonalités est « original : en partant d'ut majeur et en postulant que tous les préludes impairs seront majeurs et les pairs mineurs, le deuxième est un demi-ton plus bas (si mineur) et le troisième un demi-ton plus haut (ut dièse majeur) […] Si l'on partage le recueil en deux moitiés égales, on constate que chaque élément de l'une se réfléchit dans l'autre[5] ».
Testament artistique de son auteur, ces Préludes « bouclent le parcours, le résument ; les fameux mètres n'y sont qu'un des moyens utilisés ; mais que d'émotions contrastées, en quelques lignes, en quelques notes ! Cet art frugal aurait pu se dessécher, il s'est gardé souple ; et l'on dirait, sous l'enveloppe ténue, qu'on sente mieux palpiter le cœur[6] ».
Discographie
- Horst Göbel, Boris Blacher : Das Gesamtwerk für Klavier (L'œuvre complet pour piano seul), Thorofon, 1996 (CTH 2203)