Président de la république de Corée

chef d'État et de gouvernement de la Corée du Sud From Wikipedia, the free encyclopedia

Le président de la république de Corée (hangeul : 대한민국 대통령 ; hanja : 大韓民國大統領 ; RR : Daehanminguk daetongnyeong) est le chef de l'État de la Corée du Sud. Selon la constitution sud-coréenne, il est le principal détenteur du pouvoir exécutif en tant que chef du gouvernement et commandant en chef des forces armées.

Création
Durée du mandat5 ans, non renouvelable
Premier titulaireSyngman Rhee
Faits en bref Création, Mandant ...
Président de la
république de Corée
(ko) 대한민국의 대통령
Daehanmin-guk daetongnyeong
Image illustrative de l’article Président de la république de Corée
Sceau présidentiel.

Image illustrative de l’article Président de la république de Corée
Drapeau présidentiel.

Image illustrative de l’article Président de la république de Corée
Titulaire actuel
Lee Jae-myung
depuis le
(10 mois et 25 jours)

Création
Mandant Suffrage universel direct
Durée du mandat 5 ans, non renouvelable
Premier titulaire Syngman Rhee
Résidence officielle Maison-Bleue (Séoul)
Rémunération 240 648 000  par an[1]
Site internet president.go.kr

Liste des présidents de la république de Corée
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La Constitution définit son élection au suffrage uninominal direct, majoritaire et secret à un tour, pour un mandat de cinq ans, non renouvelable[note 1]. En cas de vacance présidentielle, son successeur doit être élu dans un délai de soixante jours, période pendant laquelle les fonctions de président sont assumées par le Premier ministre ou d'autres hauts membres du gouvernement dans l'ordre de priorité fixé par la loi. Il est notamment exonéré de responsabilité pénale (à l'exception de l'insurrection ou de la trahison).

L'actuel titulaire de la fonction est Lee Jae-myung, depuis le .

Pouvoirs et fonctions du président

Le chapitre 3 de la constitution sud-coréenne définit les fonctions et les pouvoirs du président. Il est ainsi tenu de :

  • Respecter la Constitution
  • Préserver la sécurité de la patrie de la Corée du Sud
  • Travailler pour la réunification de la Corée, agissant en général en tant que président du Conseil consultatif pour l'unification nationale

Le président dispose notamment du pouvoir de :

Si l'Assemblée nationale vote contre une décision présidentielle, elle est considérée comme nulle et non avenue.

La Constitution de 1987 a amendé les dispositions de celle de 1980 autorisant le gouvernement à suspendre temporairement les droits et libertés des personnes. Ainsi l'approbation par l'Assemblée nationale de ces suspensions est désormais nécessaire sous peine de nullité. Le point selon lequel ces mesures d'urgence pourrait permettre de suspendre temporairement des parties de la Constitution elle-même reste discuté.

En matière de ratification de traités ou de déclaration de guerre, la Constitution précise simplement que l'Assemblée nationale « a le droit de consentir aux actions présidentielles ». Néanmoins, depuis 1987, le président n'est plus autorisé à dissoudre l'Assemblée nationale.

Résidence officielle et organes constitutionnels de la présidence

La résidence officielle du président est la Maison-Bleue de 1948 à 2022, et de nouveau à partir de 2025. Une traduction littérale en serait « la Maison aux tuiles bleues », mais on la désigne habituellement dans la presse internationale sous le nom de Maison-Bleue.

En , le président Yoon Seok-youl, tout juste investi, décide de déménager la présidence au sein du ministère de la Défense[2]. Son successeur, Lee Jae-myung réemménage la présidence à la Maison-Bleue en 2025[3].

Le président y dispose d'une équipe personnelle dite « secrétariat présidentiel », dirigée par un chef de cabinet ayant un rang ministériel.

Outre son Conseil d'État, ou gouvernement, le président dirige plusieurs organes constitutionnels[4],[5].

Identité visuelle

Système électoral

Le président de la république de Corée est élu au scrutin uninominal majoritaire à un tour pour un mandat de cinq ans non renouvelable. L'élection se tient entre le soixante-dixième et le quarantième jour avant l'expiration du mandat du président sortant[6].

Ordre de succession

L'article 71 de la Constitution précise que dans le cas où le président n'est pas en mesure de remplir les devoirs de son office, l'intérim est exercé par le Premier ministre ou à défaut par l'un des ministres selon un ordre de succession bien défini. En cas d’empêchement définitif, de nouvelles élections doivent être organisées dans les soixante jours suivants.

Conformément à l'article 12, à l'article 2 et de l'article 22, l'article 1 de la Loi sur le conseil, l'ordre de succession est le suivant :

  • Le Premier ministre ;
  • Le vice-Premier ministre et ministre de la Stratégie et des Finances ;
  • Le vice-Premier ministre et ministre de l'Éducation ;
  • Le ministre de la Science, des TIC et de la Planification de l'Avenir ;
  • Le ministre des Affaires étrangères ;
  • Le ministre de l'Unification ;
  • Le ministre de la Justice ;
  • Le ministre de la Défense nationale ;
  • Le ministre de l'Administration du Gouvernement et des Affaires intérieures ;
  • Le ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme ;
  • Le ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales ;
  • Le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Énergie ;
  • Le ministre de la Santé et du bien-être ;
  • Le ministre de l'Environnement ;
  • Le ministre de l'Emploi et du Travail ;
  • Le ministre de l'Égalité des sexes et de la Famille ;
  • Le ministre des Terres, des Transports et des Affaires maritimes ;
  • Le ministre des Océans et de la Pêche.

Dans un arrêt rendu le , portant sur la destitution de l'ancien premier ministre et président par intérim Han Duck-Soo  dans le contexte de la destitution alors encore en attente du président Yoon Suk-yeol à la suite de sa tentative avortée d'instaurer la loi martiale , la Cour Constitutionnelle juge conforme la destitution du président par intérim à la majorité absolue[7]. Les présidents par intérims ainsi issus des rangs du gouvernement peuvent être destitués par cette majorité seulement, là où le chef de l'état de plein droit doit l'être par une majorité qualifiée des deux tiers[8].

Liste des présidents

Liste des vice-présidents

Anciens présidents encore en vie

Davantage d’informations Nom, Durée du mandat ...
Nom Durée du mandat Âge Notes
Lee Myung-bak 2008-2013 84 ans, 131 jours Le , il est accusé de corruption[9]. Le , il est inculpé pour corruption, abus de pouvoir, détournements de fonds et évasion fiscale[10]. Au total, seize charges pèsent contre lui et il est incarcéré le [11]. Le , il est condamné à quinze ans de prison ainsi qu'au paiement d'une amende de 13 milliards de wons (environ dix millions d'euros)[12]Le 27 décembre 2022, le président en fonction Yoon Suk-Yeol décide de le gracier. Cela a pour effet d'effacer aussi sa dette de 16 millions de dollars. Une grâce présidentielle plutôt ironique étant donné que c'état Yoon Suk-Yeol qui avait envoyé le Président Lee en prison lorsqu'il était procureur[13].
Park Geun-hye 2013-2017 74 ans, 86 jours Le , elle est inculpée pour plusieurs chefs d'accusation, dont abus de pouvoir, coercition et corruption[14]. Le , elle est condamnée à 24 ans de prison[15]. Le , elle est condamnée à une peine supplémentaire de huit ans de prison, ce qui fait une peine totale de 32 ans[16]. Le , sa première peine est aggravée à 25 ans de prison en appel[17]. Le 24 décembre 2021, le ministre de la justice Park Beom-Kye annonce que le président Moon Jae-In décide de la gracier au nom de "l'unité nationale". Elle vit depuis recluse dans sa maison aux alentours de Séoul[18].
Moon Jae-in 2017-2022 73 ans, 95 jours
Yoon Suk-yeol 2022-2025 65 ans, 132 jours Dans la nuit du 3 au 4 décembre 2024, le président Yoon mis en marche la loi martiale. Cette action lui a valu, le 14 décembre 2024 d'être destitué par l'Assemblée nationale (après un vote de justesse)[19].

Le 15 janvier 2025, le bureau d'enquêtes sur la corruption des hautes personnalités (CIO) arrête à son domicile de Séoul le président vers 10h30 heure française. Cette arrestation a été difficile pour les services de police. En effet, le PSS (organisme chargé de la protection des chefs d'état et membres du gouvernement sud-coréen) ainsi que des militants et partisans faisaient barrage devant le domicile de Yoon. Finalement, après une lutte acharnée, le CIO et la police réussissent à passer des échelles pour atteindre la résidence[20].

Le vendredi 4 avril 2025, la Cour Constitutionnelle valide la destitution du président Yoon à l'unanimité[21]. Il est désormais en prison et son procès s'est ouvert en février 2025 ; il encoure la peine de mort ou la prison à vie pour insurrection[22].

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Le président ayant vécu le plus âgé a été Yun Po-sun, mort le (à l'âge de 92 ans, 326 jours).

Le plus récent décès d'un ancien président est celui de Chun Doo-hwan, qui est mort le (à l'âge de 90 ans, 309 jours).

Notes et références

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