Prêtresse d'Hathor

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La déesse Hathor

Le titre de prêtresse d'Hathor ou prophétesse d'Hathor est attribué à la prêtresse de la déesse Hathor dans le temple de Dendérah dans l'Égypte antique.

Ce titre est conféré durant l'Ancien Empire et est alors prestigieux. Les momies des prêtresses montrent qu'elles portaient un tatouage religieux recouvrant l'estomac, au-dessus de la région de l'utérus. Après le Moyen Empire, ce titre est parfois attribué aux femmes de la famille royale, généralement des princesses.

Histoire

Le thème de l’ascension, de la chute et de la disparition des prêtresses d’Hathor est récurrent dans la littérature de l'Égypte antique. Les femmes qui voulaient obtenir un pouvoir social se réfugiaient généralement dans la religion et assumaient la charge de prêtresse[1],[2].

La société égyptienne antique concevait l'émancipation des femmes bien plus facilement que la Grèce et la Rome antique. Contrairement à leurs consœurs du nord de la Méditerranée, les femmes égyptiennes avaient le droit de posséder leurs propres biens. Une fois devenue prêtresse, une femme n'était plus seulement une figure importante de la société, mais également un symbole vivant de la divinité qu'elle servait.

La prêtresse d'Hathor Hétepet, Ancien Empire, Ve dynastie

Rôle

Les prêtresses d'Hathor étaient appelées hm ntr hthr, un titre courant pour les femmes entre l'Ancien Empire et le début du Moyen Empire. Après le Moyen Empire, ce titre fut parfois réservé et attribué de manière irrégulière aux femmes de la famille royale, généralement des princesses (comme la princesse Mérytamon). À une période, leurs noms ont été effacés de l'histoire[2],[1]. Il semble que durant l'Ancien et le Moyen Empire, ce titre ne désignait pas un culte spécifique d'Hathor, mais plutôt la fonction de musicienne au sein d'un établissement religieux. Hathor étant la déesse de la musique, jouer de la musique revenait à la servir. Au Nouvel Empire, le titre de prêtresse d'Hathor devient très rare et est remplacé par celui de chanteuse pour désigner toute musicienne dans un temple.

Les égyptologues ont démontré qu'à l'origine, seules les femmes de lignée aristocratique pouvaient être nommées prêtresses d'Hathor. Elles étaient appelées « Consort de la déesse »[3]. Elles exécutaient des danses et des chants lors des rites sacrés. En raison de leurs menstruations et de leur capacité à enfanter, elles étaient considérées comme impures, raison pour laquelle elles ne pouvaient accomplir de tâches sacrées telles que l'habillage de l'image sacrée de la divinité[4],[1].

Origine

La première femme mentionnée comme prêtresse d'Hathor est la princesse Néferhétepès. Elle était la fille du pharaon Djédefrê. Cependant, le nom de la déesse n'apparaît pas dans les sources les plus anciennes de l'histoire égyptienne[1].

Statue de Néferhétepès

Culte

Les prêtresses vénéraient la déesse dans son sanctuaire principal, le temple d'Hathor, situé près à Dendérah. On estime qu'environ quatre cents prêtresses étaient à son service. Le temple connut son plus grand essor sous le règne du pharaon Mykérinos. Les archéologues ont mis au jour plusieurs peintures colorées représentant la déesse et ce roi. Ce dernier avait également établi des prêtresses d'Hathor dans d'autres lieux. La représentation figurant sur son sceau royal témoigne qu'il était lui-même un adorateur d'Hathor[1]. Le culte de la déesse atteint son paroxysme sous la Ve dynastie. À cette époque, des sanctuaires ont été dédiés par le pharaon Ouserkaf. Sa statue était également placée dans le temple funéraire royal. Deux des plus importants lieux de culte se trouvaient dans la nécropole de Gizeh, au sud de Memphis. Le chercheur Robyn Gilliam a émis l'hypothèse que ces deux lieux étaient liés[2].

Ascension et chute

Déclin et disparition

Notes et références

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