Psautier Hunter

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Artiste
Anonyme
Date
vers 1170
Technique
enluminures sur parchemin
Psautier Hunter
Création d'Adam et la tentation d'Adam et Ève, f.7r
Artiste
Anonyme
Date
vers 1170
Type
Technique
enluminures sur parchemin
Dimensions (H × L)
29 × 18,5 cm
Format
210 folios reliés
No d’inventaire
MS Hunter 229 (U.3.2)
Localisation

Le psautier Hunter est un psautier enluminé réalisé vers 1170 en Angleterre. Autrefois propriété du scientifique et bibliophile écossais William Hunter, le manuscrit est désormais conservé à la bibliothèque de l'université de Glasgow.

Le commanditaire et l'origine précise du manuscrit sont inconnus. Longtemps appelé psautier d'York, il provient peut-être du nord de l'Angleterre car le calendrier et la litanie contiennent un grand nombre de saints du nord du pays. Plusieurs spécialistes penchent pourtant plutôt pour une origine du sud de l'Angleterre sur des critères stylistiques[1].

Certains indices semblent indiquer qu'il a été réalisé pour un usage d'un chapitre de chanoines augustiniens ou pour quelqu'un de proche d'un tel chapitre. Selon Jonathan Greenland[2], il pourrait s'agir de Roger de Mowbray, un puissant noble du Yorkshire d'origine anglo-normande, qui a fondé un grand nombre de monastères dont plusieurs sont de l'ordre des augustiniens. Plusieurs décorations rapprochent le manuscrit de cet aristocrate : l'une des lettrines historiées représente d'ailleurs un croisé, comme lui, avec un lion sur son bouclier qui se retrouve plus tard sur les armes de la famille Mowbray[1].

D'autres historiens proposent une autre origine : selon Patricia Stirnemann, il provient, tout comme le psautier de Copenhague de Lincoln et a été produit pour un usage à Nottingham[3]. Le fait que le calendrier ne comporte par de mention de Thomas Becket semble indiquer qu'il a été exécuté avant la canonisation de ce dernier en 1173[1].

Au XVIIIe siècle, le manuscrit appartient à la riche collection de William Hunter, un médecin et anatomiste écossais et par ailleurs amateur d'art et bibliophile. Il l'a acquis lors de la vente de la collection de Louis-Jean Gaignat en 1769 à Paris. L'ensemble de sa collection (dont 650 manuscrits) est léguée à l'université de Glasgow en 1807[1].

Description

Voir aussi

Notes et références

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