Psautier de Charles le Chauve

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Artiste
Liuthard, scriptorium du palais carolingien
Date
avant 869
Technique
enluminures sur parchemin
Dimensions(H × L)
24 × 19,5 cm
Psautier de Charles le Chauve
Charles le Chauve trônant, f.3v
Artiste
Liuthard, scriptorium du palais carolingien
Date
avant 869
Technique
enluminures sur parchemin
Dimensions (H × L)
24 × 19,5 cm
Format
173 folios reliés
No d’inventaire
Latin 1152Voir et modifier les données sur Wikidata

Le Psautier de Charles le Chauve (Psalterium Caroli Calvi en latin) est un psautier copié par l'enlumineur Liuthard à l'école du palais de Charles le Chauve, avant 869. Il présente notamment un exemple rare de reliure originale en orfèvrerie et en ivoire. Il est conservé à la Bibliothèque nationale de France (Manuscrits, Latin 1152).

Le destinataire du manuscrit est représenté en trône, au folio 3 : il s'agit de Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne. Son nom est à nouveau évoqué à la fin du psaume C puis à la fin des litanies. Il y est en effet invoqué en compagnie de sa première femme Ermentrude d'Orléans (f.172). Le manuscrit est donc daté entre l'année du mariage, 842 et l'année de la mort d'Ermentrude en 869 et sans doute plus proche de cette dernière date[1].

Le copiste a signé à la fin du manuscrit au folio 172v : « Hic calamus facto Liuthardi fine quievit ». Liuthard est en effet responsable de la copie de plusieurs manuscrits à cette même époque réalisés pour le même souverain : le Codex Aureus de Saint-Emmeran en 870, ou des évangiles aujourd'hui conservée à Darmstadt (Landesbibliothek, 746). Liuthard pourrait être l'auteur de la copie en lettre d'or, des décorations du texte ainsi que des miniatures, selon Rosamond McKitterick[2]. Ce scriptorium royal, dont la localisation précise n'est pas connue, ne devait pas accueillir un grand nombre d'artistes car les décorations des manuscrits font preuve d'une grande homogénéité[1].

Le manuscrit est probablement donné par le souverain à la cathédrale Saint-Étienne de Metz après son couronnement sur place en tant que roi de Lotharingie en 869. Il est conservé dans le trésor de la cathédrale jusqu'au XVIIe siècle. D'après une note du bibliothécaire Étienne Baluze, il est donné par les chanoines messins à Jean-Baptiste Colbert en 1674. L'ensemble de la collection de ce dernier est acquis par la bibliothèque du roi en 1732, ancêtre de l'actuelle Bibliothèque nationale de France[3].

Description

Voir aussi

Notes et références

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