Psychologie des foules (psychologie)

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Vidéo accélérée d'une foule dans la station de métro Saint-Lazare, à Paris, en heure de pointe. Prise en .
Foule de participants à un concert.

La psychologie des foules est une théorie issue de la psychologie sociale. Les psychologues sociaux ont développé plusieurs théories afin d'expliquer la façon dont la psychologie d'une foule diffère et interagit avec celle des individus en son sein. Les principaux théoriciens de la psychologie des foules comprennent Scipio Sighele, Pasquale Rossi, Gustave Le Bon, Gabriel Tarde, et Sigmund Freud. Ce champ concerne les comportements et les processus de pensée des membres individuels de la foule, et de la foule comme une entité. Très discuté, le comportement des foules semble influencé par la perte du sentiment de responsabilité de l'individu, et l'impression d'universalité du comportement, ces deux facteurs augmentant en fonction de la taille de la foule[1],[2].

Une littérature spécifique sur les foules et le comportement des foules apparait dès 1841, avec la publication du livre Extraordinary Popular Delusions and the Madness of Crowds de Charles Mackay[3]. De même, la publication des six volumes historiques Les origines de la France contemporaine (1875-1893), d'Hippolyte Taine contribue à modifier le regard de ses contemporains sur la foule, en particulier sur les mesures prises par la foule lors de la Révolution de 1789. Cependant, il faut attendre la seconde moitié du XIXe siècle pour que l'intérêt scientifique dans ce domaine prenne de l'ampleur[4].

Types de foules

Les types de foule et l'appartenance à une foule ne recueillent pas le consensus scientifique. Raymond Momboisse (1967) et Alexander Berlonghi (1995)[5] se sont penchés sur le sujet. Momboisse a développé un système de quatre types : décontractée, conventionnelle, expressive et agressive. Berlonghi a classé les foules comme spectateur, manifestant, ou échappant, en corrélation avec le but du rassemblement.

Une autre approche de classification des types de foules est le système d'intensité émotionnelle du sociologue Herbert Blumer. Il distingue quatre types de foules : décontractée, conventionnelle, expressive, et agissante. Son système est de nature dynamique. Autrement dit, une foule change son niveau d'intensité émotionnelle au fil du temps et, par conséquent, peut être classée dans l'un des quatre types.

Les chercheurs en psychologie des foules se sont concentrés sur les aspects négatifs de celles-ci[6], mais les foules ne sont pas toutes négatives de nature. Par exemple, au début des mouvements de foules socialistes, les participants ont été invités à mettre leurs habits du dimanche et de marcher silencieusement dans la rue. Un exemple plus moderne implique les sit-in pendant le mouvement des droits civiques. Les foules peuvent réfléchir et remettre en question les idéologies provenant de leur environnement socio-culturel[6].

Les foules sont actives ou passives. Selon Greenberg, les foules actives doivent être divisées en masses agressives, échappantes, avides ou expressives[1]. Les foules agressives sont violentes et tournées vers l'extérieur. Les émeutes de Los Angeles de 1992 en sont l'exemple. Les foules échappantes sont caractérisées par un grand nombre de personnes paniquées qui essaient de se retirer d'une situation dangereuse. Ces types de foules sont la raison pour laquelle il est illégal de crier « Au feu! » dans un théâtre rempli. Les foules avides se produisent quand un grand nombre de personnes se battent pour des ressources limitées, comme les foules qui pillaient après l'ouragan Katrina en 2005. Une foule expressive enfin regroupe les comportements de désobéissance civile, les concerts de musique populaire et les cérémonies religieuses[1].

Perspectives théoriques

Notes et références

Annexes

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