Putorius

Sous-genre de mammifère From Wikipedia, the free encyclopedia

Putois « vrais »

Putorius est un sous-genre de mammifères carnivores de la famille des Mustélidés au sein du genre Mustela, regroupant les putois « vrais ».

Taxonomie

Le sous-genre Putorius a été décrit pour la première fois en 1817 par Georges Cuvier dans son ouvrage Le Règne Animal. À l’origine, Cuvier incluait un large éventail d’espèces sous ce nom comme un synonyme du genre Mustela, parmi lesquelles le putois d’Europe (Mustela putorius), le furet (Mustela furo), le putois des steppes (Mustela eversmannii), ainsi que d’autres mustélidés apparentés comme le vison d’Europe (Mustela lutreola), l'hermine (Mustela erminea), le kolonock (Mustela sibirica) et la zorille commune (Ictonyx striatus)[1].

En 1877, Elliott Coues réévalue le sous-genre et ne conserve sous Putorius que le putois d’Europe, le furet domestique et le putois des steppes. Le putois à pieds noirs (Mustela nigripes), auparavant placé dans un sous-genre distinct nommé Cynomyonax[2].

Des analyses génétiques récentes confirment que le putois d’Europe et le furet domestique forment un clade distinct de celui du putois des steppes et du furet à pieds noirs, indiquant une divergence ancienne entre les lignées eurasiatique et nord-américaine[3], toutefois, une étude de 2008 a finalement retrouvé un lien entre le putois des steppes, le putois d’Europe et le fuert[4].

Dans la taxonomie actuelle, on considèrent généralement le sous genre Putorius comme taxonomiquement non fondée, donc invalide[5]. Pour autant, il existe une proximité indiscutable entre les espèces de putois eurasiatiques[4].

Liste des espèces

Davantage d’informations Nom et auteur, Répartition ...
Nom et auteur Répartition Sous-espèces
Mustela putorius
Linné, 1758
Putois d’Europe
Continent Européen, de la petite portion septentrionale du Maroc jusqu’au Nord de l’Asie centrale.
6 ou 7[6]
Mustela furo
Linné, 1758
Furet
Largement réparti à travers le monde, notamment dans les pays développés, en Europe, aux États-Unis ou encore au Japon. Des populations férales existent en Nouvelle-Zélande. Généralement considérée comme une sous-espèce de Mustela putorius.
Mustela eversmanii
Lesson, 1827
Putois des steppes
Largement réparti sur le continent eurasiatique, du Caucase jusqu’en Chine.
7[7]
Mustela nigripes
Audubon, 1851
Putois à pieds noirs
Dans diverses portions minuscules de terres en Amérique du Nord centrale ; au Canada, aux États-Unis et au Mexique.
Monotypique[8]
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Répartition, écologie et alimentation

Les espèces du sous-genre Putorius se rencontrent principalement en Europe, en Asie centrale et en Amérique du Nord. Le putois d’Europe (Mustela putorius) est présent dans la majeure partie de l’Europe[9], tandis que le putois à pieds noirs (Mustela nigripes) occupe certaines zones du centre et de l’ouest des États-Unis[10]. Le putois des steppes (Mustela eversmannii) est endémique aux steppes d’Asie centrale[11].

Ces carnivores sont essentiellement nocturnes et crépusculaires, et ils préfèrent les zones boisées, les lisières de forêts, les marécages et les prairies[12]. Les putois creusent souvent des terriers pour se protéger et se reproduire, ou utilisent ceux d’autres animaux[13].

Le régime alimentaire de ces espèces est principalement carnivore. Ils se nourrissent de petits mammifères (comme des rongeurs), d’oiseaux, d’amphibiens et de poissons[14]. Certains putois consomment également des insectes et occasionnellement des fruits ou des baies[12]. Leur alimentation varie selon la disponibilité des proies et les saisons, mais la chasse reste un comportement central de leur écologie[14].

Conservation

Plusieurs espèces du sous-genre Putorius sont considérées comme menacées ou vulnérables. Le putois à pieds noirs (Mustela nigripes) est l'une des espèces les plus menacées ; il a été déclaré éteint à l'état sauvage dans les années 1980[15]. Des programmes de reproduction en captivité et de réintroduction ont été mis en place aux États-Unis, avec un certain succès, et plusieurs populations sauvages subsistent aujourd'hui dans des zones protégées[16].

Le putois d’Europe (Mustela putorius) bénéficie d'une protection variable selon les pays. Dans certaines régions d'Europe occidentale, il est rare et en déclin en raison de la destruction de son habitat et de la chasse[9]. Le putois des steppes (Mustela eversmannii) est moins menacé, mais les modifications agricoles et l'urbanisation peuvent affecter certaines populations[11].

La conservation des putois dépend donc fortement de la protection de leur habitat, de la réduction de la chasse et de la surveillance des populations sauvages. Des efforts de sensibilisation et de programmes de réintroduction ont montré qu’il est possible de restaurer certaines populations menacées.

Notes et références

Voir aussi

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