Périodes sensibles
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Les périodes sensibles de l'enfant sont dans la pédagogie Montessori des phases durant lesquelles celui-ci fait preuve d'une attention particulière à des objets ou des activités, ce qui lui permet de développer des aptitudes ou des caractères précis. L'enfant a alors une capacité momentanément accrue à construire son langage, ses mouvements, son sens de l'ordre, son raffinement des sens ou encore son développement social. Ces périodes sensibles s'apparentent à des moments fugitifs d'un besoin qu'a l'enfant de satisfaire sa curiosité naturelle et où l'assimilation des aptitudes est facilitée, selon Maria Montessori, mais elles se dissipent progressivement si l'environnement de l'enfant ne contient pas l'objet de sa curiosité[1].
L'esprit absorbant et les périodes sensibles
La Pédagogie Montessori privilégiant l'apprentissage autonome de l'enfant, elle repose sur l'utilisation de son esprit absorbant et de ses périodes sensibles. L'esprit absorbant est l'adaptation de l'enfant à son environnement, qui « absorbe le monde qui est autour de lui »[1] lors des périodes sensibles. Selon Emanuelle Opezzo, « une période sensible est une période particulière et limitée dans le temps pendant laquelle l'enfant est inconsciemment et irrésistiblement sensible à certains aspects de son environnement, en excluant d'autres »[2]. Dans son livre L'enfant, Maria Montessori explique que les périodes sensibles « guident en rendant l'enfant sensible à certaines choses, en le rendant indifférent à d'autres ».
Périodes sensibles chez les animaux
Maria Montessori évoque le chercheur hollandais Hugo de Vries[3], lequel observa des périodes sensibles chez les animaux, notamment chez la chenille. En effet, une chenille naissant accrochée à une branche a une forte sensibilité a la lumière qui la pousse à se diriger vers le tronc, plus à l'abri de ses prédateurs, puis en grandissant, elle perd cette sensibilité, « elle est devenue indifférente [à la lumière] ».
