Périple du Pseudo-Scylax
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Le Périple du Pseudo-Scylax est un périple grec datant du IVe ou du IIIe siècle av. J.-C. On pense qu'on lui a donné le nom de Scylax en référence à un navigateur grec mentionné par Hérodote, Scylax de Caryanda, qui aurait exploré les côtes de l'océan Indien pour le compte des Perses[1].
| Périple du Pseudo-Scylax | |
Fac-similé du manuscrit. | |
| Auteur | Pseudo-Scylax |
|---|---|
| Genre | Périple |
| Version originale | |
| Langue | Grec ancien |
| Titre | Περίπλους τῆς θαλάσσης τῆς οἰκουμένης Εὐρώπης καὶ Ἀσίας καὶ Λιβύης |
| Date de parution | IVe – IIIe siècles av. J.-C. |
| Version française | |
| Traducteur | Patrick Counillon |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | 2004 |
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Texte
Le Pseudo-Scylax décrit une circumnavigation de la mer Méditerranée et de la mer Noire, en commençant par la péninsule Ibérique et en finissant par l'Afrique de l'ouest, au-delà des colonnes d'Hercule. La section africaine est clairement inspirée du Périple d'Hannon le Navigateur et tend à indiquer des contacts entre Carthaginois et Africains[2] tandis que la section italienne accumule des informations correspondant à des époques différentes[3]. Il subsiste un manuscrit, celui de Pithou, qui est l'original de ceux à partir desquels la première édition fut publiée.
Le texte est conservé à la Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Supplément grec 443 (abrégé en « Parisinus sup. gr. 443 »).
Le texte privilégie les implantations grecques mais donne également, quoique de façon moins précise, les noms des peuples barbares occupant les côtes[3].
Éditions modernes
Le Périple de Scylax fut publié d'abord à Augsbourg en 1600 par Hœschel, avec d'autres géographes grecs mineurs. À Amsterdam, le Périple fut publié par Vossius en 1639 et puis par Hudson dans ses Geographicae Veteris Scriptores Graeci minores. À Paris, le Périple fut publié en 1826 par Gail et à Berlin en 1831 par Rudolf Heinrich Klausen (de). Les éditeurs récents sont P. Counillon (Pseudo-Skylax: le périple du Pont-Euxin, Bordeaux, 2004) et G. Shipley, (Pseudo-Scylax's Periplus, Exeter, 2011).