Qibai
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Qibai (chinois : 栖白 ; chinois traditionnel : 棲白 ; pinyin : ; Wade : Ch'i¹-pai²) est un moine-poète de la dynastie Tang dont les dates de naissance et de décès sont inconnues. Selon certaines sources, il serait originaire du Yuezhong (actuelle province du Zhejiang)[a 1],[1] situé au sud du fleuve Yangzi. Il fait partie des poètes-moines éminents et célébrés à la cour dans la seconde moitié du IXe siècle tels que Yuanfu et Kezhi.
Empire chinois
| Naissance |
Inconnue Empire chinois |
|---|---|
| Décès |
Inconnue |
| Nom dans la langue maternelle |
栖白 (Qibai) |
| Nom de naissance |
棲白 (Qibai) |
| Nationalité | |
| Activités |
moine, officiant au culte |
| Autres activités |
Biographie
Peu d’informations existent sur le poète Qi Bai. Ses dates de naissances et de décès sont inconnues. Il a une longue vie passée entre le sud-est (où se trouvent les principaux poètes-moines) et la capitale Chang’an (le centre culturel et politique de l’empire)[2] p. 43.
Dans sa jeunesse, il fait la connaissance des poètes Yao He, Jia Dao, Wuke. Étant donné sa durée de vie, il a des échanges poétiques avec de nombreux poètes tels que Li Pin, Xu Tang, Li Dong et bien évidemment Yao He, Jia Dao, Wuke et d’autres[3]. Résidant au monastère Jianfu dans la capitale (Chang'an), il sert comme “offreur intérieur” (neigongfeng 內供奉) — une sorte de spécialiste des rituels de cour — auprès de l’empereur Xuanzong (r. 846–859) durant l’ère Dazhong[2] p. 43. Il reçoit la robe pourpre récompense impériale[a 2],[3]. Il prête parfois sa voix comme poète éminent à des figures moins connues, comme dans Hommage au Vénérable Maître Zhen de Hexi (奉贈河西真法師) dédié au poète Wuzhen[2] p. 44, ou dans En pleurant Liu Deren (哭劉得仁) dédié au poète Liu Deren[4]. Qibai sert sous trois règnes d’empereur et meurt vers l’époque de l’empereur Xizong (r. 873-888) à plus de soixante ans[4].
Poésie
Qibai excelle dans la poésie et est adepte du style « ku yin » (苦吟) (poésie de l’effort, de la recherche). Il compose surtout des poèmes modernes. À son époque, le célèbre poète Zhang Qiao dit de lui : « Ses œuvres poétiques sont d’une renommée impérissable. »[a 3],[3]. Il avait un recueil de poèmes, aujourd’hui perdu[4]. L’anthologie Poésie complète des Tang (全唐诗) conserve seize de ses poèmes.