Quararibea guianensis
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Toutes les parties, qu'on a repréſentées, ſont diminuées de leur grandeur naturelle. - 1. Bouton de fleur, garni à ſon pédoncule de pluſieurs corps glanduleux. - 2. Calice. - 3. Corolle épanouie. Style. Étamines. - 4. Pétale ſéparé. - 5. Calice ouvert. Piſtil. Étamines. - 6. Tube ouvert. Ovaire. Style. Stigmate. - 7. Portion de tube qui porte les étamines. - 8. Stigmate. - 9. Étamines. - 10. Glandes. - 11. Capſule enveloppée du calice. - 12. Portion de capſule avec une amande. - 13. Les deux amandes. - 14. Amande ſeule vue par ſa face interne.[1]
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Sous-règne | Tracheobionta |
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Magnoliopsida |
| Sous-classe | Dilleniidae |
| Ordre | Malvales |
| Famille | Bombacaceae |
| Espèce | Quararibea |
| Clade | Angiospermes |
|---|---|
| Clade | Dicotylédones vraies |
| Clade | Rosidées |
| Clade | Malvidées |
| Ordre | Malvales |
| Famille | Malvaceae |
- Quararibea machin J.F. Macbr.[2]
Quararibea guianensis est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Malvaceae (anciennement des Bombacaceae). Il s'agit de l'espèce type du genre Quararibea (Aubl.). C'est un arbre néotropical.
En Guyane, on le désigne sous le nom générique de bois-lélé (créole). Au Suriname, on l'appelle Maipoelie, Cacao-oelie, Taga-hoedoe (Sranan tongo), Apezoeloc (Karib), Kibiwara wesjilikodo (Arawak), Kirikiri (Aukan)[3]. Au Brésil, on le nomme Inajá-rana[4].
Quararibea guianensis est un petit arbre à branches verticillées.
Ses feuilles alternes sont de formes ovales-oblongues, aiguës, presque glabres, à marge entière, à pétiole court, et avec la nervure médiane de couleur foncée sur la face abaxiale.
Les fleurs sont solitaires ou réunies en petit nombre dans des inflorescences courtes disposées à l'aisselle des feuilles. Le pédicelle est court. Le calice est long, étroit, jaunâtre, généralement divisé en 3 lobes irréguliers. Les pétales blancs sont linéaires, longs de 6-7,5(8) cm. Les étamines sont fusionnées en un tube staminal long de 6 à 1,2 cm, surmonté de 5 petites dents, souvent incurvé, avec 30 thèques sessiles, dispersées le long de la partie supérieure. L'ovaire contient 2 loges, et est surmonté d'un style simple, avec un stigmate capité.
Le fruit, à chair fibreuse, est inclus pour plus de la moitié dans le calice dilaté. Il contient 1 ou 2 graines.
Les feuilles séchées dégagent une forte odeur de fenugrec (Trigonella foenum-graecum L.)[3],[5].
Le pollen de Quararibea guianensis a été étudié. Il s'agit de gros grains iso-polaires, à symétrie radiale, suboblée, de section circulaire, à 3 pores, à surface fovéolée largement réticulée. Ses dimensions sont :
- axe polaire (P) : 54 ± 0,4 (51 - 55) µm ;
- axe équatorial (E) : 62 ± 0,8 (5 964) µm ;
- relation entre les mesures des axes polaire et équatorial (P/E) : 0,87 ;
- nombre, position et caractère des ouvertures : 344.
L'exine est stratifiée avec une épaisseur de 2,7 µm de sexine, puis 0,9 µm de nexine. Les lumières sont plus petites près des pores et les parois sont plus épaisses et pluribaculées, atteignant un motif fovéolé. L'exine, autour des pores, est plus épaisse et plus proéminente, formant des aspérités, avec un anneau entourant l'ouverture psyllé et épais[4].
Répartition
On rencontre Quararibea guianensis à l'est, dans les Guyanes et la basse Amazonie, ainsi que dans l'ouest amazoniens[6].
Écologie
Quararibea guianensis affectionne les rives des cours d'eau, où il fleurit abondamment tout au long de l'année[7]. On le rencontre notamment dans les varzea(s) et les pinotières à Euterpe oleracea[8].
Quararibea guianensis est la plante hôte(sse) de Anastrepha obliqua et de Neosilba zadolicha (Lonchaeidae)[9].
Utilisations
Les rameaux verticillés de Quararibea guianensis peuvent servir à fabriquer des lélés.