Quatre Instants
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| Quatre Instants KS 83 | |
| Genre | mélodie |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 4 |
| Musique | Kaija Saariaho |
| Texte | Amin Maalouf |
| Effectif | |
| Durée approximative | Environ 25 minutes |
| Création | Paris |
| Interprètes | Karita Mattila |
| modifier |
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Quatre Instants est un ensemble de quatre mélodies pour piano ou orchestre de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho sur des textes d'Amin Maalouf. Elles sont créées le à Paris, avec la chanteuse Karita Mattila[1].
La compositrice finlandaise Kaija Saariaho écrit en 2002 Quatre Instants, mettant en musique quatre poèmes en français d'Amin Maalouf pour soprano et piano[1]. L'œuvre est commandée conjointement par le Théâtre du Châtelet et le Barbican Centre[1]. Il s'agit de la deuxième collaboration entre Saariaho et Maalouf, qui donne lieu à un monodrame pour Mattila, devenant par la suite l'opéra Émilie[1]. La première mondiale du cycle de mélodies a lieu le à Paris, avec Karita Mattila, à qui la composition est dédiée, et la pianiste Tuija Hakkila[1],[2]. Mattila présente également ces mélodies lors d'une tournée européenne[3].
En 2002, Saariaho compose également des versions de Quatre Instants pour orchestre[1],[2],[4] et pour orchestre de chambre[5]. La version orchestrale est commandée par l'Association finlandaise des orchestres de chambre et l'Orchestre du Gewandhaus. Cette version est dédiée à Mattila et au chef d'orchestre Jukka-Pekka Saraste[2], qui l'ont créée le au Festival de musique de Tammisaari avec l'Orchestre de chambre finlandais[6]. La version pour orchestre de chambre est créée à Paris le par la soprano Marisol Montalvo et l'Orchestre de la Sécession, sous la direction de Clément Mao-Takacs, dans le cadre du festival Présences de Radio France[5].
Toutes les versions sont publiées par Chester Music[1],[2],[5].
Structure
Quatre Instants se compose de quatre mélodies durant en tout environ 25 minutes[1].
- Attente ;
- Douleur ;
- Parfum de l'instant ;
- Résonances
Tim Ashley, dans un article publié dans The Guardian, décrit les mélodies comme « un monologue quasi-opératique qui plonge dans un univers érotique et extrême », évoquant des émotions allant de « l'anticipation érotique » et de la « terreur sexuelle inexplicable » jusqu'à l'extase, et qualifiant la partie pianistique d'être « tout aussi intense, allant de figurations en filigrane à des explosions bruyantes »[3].