Quatuor à cordes de Humperdinck
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| Quatuor à cordes op. 164 | |
| Genre | Musique de chambrepour quatuor à cordes |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 3 |
| Musique | Engelbert Humperdinck |
| Durée approximative | 17 min 30 s |
| Dates de composition | 1919-1920 |
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Le Quatuor à cordes en ut majeur, op. 164, est une œuvre d'Engelbert Humperdinck en trois mouvements pour quatuor à cordes, et sa dernière composition achevée, composée en 1919-1920.
Engelbert Humperdinck compose son Quatuor à cordes en 1919 et 1920[1]. Le musicien meurt le 21 septembre de l'année suivante[1]. Aussi s'agit-il de sa dernière composition achevée, portant le numéro d'op. 164 dans le catalogue de ses œuvres[2].
Même si le compositeur « demeure attaché à la forme classique, il délaisse le développement des thèmes au profit d'une structure de base constituée d'un ample motif, qu'il truffe d'éléments humoristiques inattendus, s'émancipant ainsi de la forme strictement classique[3] ».
Aperçu de l'œuvre
Mouvements
L'œuvre est en trois mouvements, formant une manière de triptyque[2] :
La durée d'exécution est d'environ 17 min 30 s[4],[5].
Tonalités
La partition est « translucide, en ut majeur », selon Jean-Alexandre Ménétrier[6]. La tonalité, nettement affirmée dès l'arpège initial doublé à la double octave au violon et au violoncelle, marque également la conclusion animée, sur la tonique et la dominante.

Le Finale du quatuor à cordes de Humperdinck reprend le matériau musical du finale d'un Quintette pour piano et cordes, « œuvre-clef » composée en 1875 et de diffusion restreinte[2], « marquant le début de sa contribution à la musique de chambre, le Quatuor à cordes en marquant la fin[1] ». Ce mouvement est « composé dans la tradition des danses endiablées : une multitude de séquences mènent au développement final[7] ».
Postérité
Engelbert Humperdinck étant considéré avant tout comme compositeur d'opéras[1], de Hänsel und Gretel[8] aux Königskinder[9], son Quatuor à cordes n'est pas analysé dans le Guide de la musique de chambre réalisé sous la direction de François-René Tranchefort en 1987[note 1].
Redécouverte, cette partition est « interprétée, de temps à autres, lorsque le reste de sa musique de chambre est tombé dans l'oubli[1] ». Pour autant, cette œuvre « se distingue par l'attrait populaire de ses thèmes et la plénitude mélodique de son mouvement central, représentant aujourd'hui un apport précieux au répertoire romantique tardif, resté dans l'ombre et qui mérite d'être mieux connu[11] ». Ce mouvement s'ouvre sur huit mesures confiées à l'alto seul, dont « le thème narratif surprend l'auditeur[7] », rejoint par les autres instruments pour des accords pizzicato en doubles cordes :

Dans tout le Quatuor à cordes, « les thèmes sont agréables. La simplicité des passages en octaves dans le premier mouvement flatte l'oreille et permet de suivre tout au long de l'écoute la structure du morceau[12] ».
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Ouvrages généraux
- François-René Tranchefort, Guide de la musique de chambre, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », , 996 p. (ISBN 2-2130-2403-0, OCLC 21318922, BNF 35064530)
Monographies
- Jean-Alexandre Ménétrier, Hänsel und Gretel, Paris, L'Avant-scène, coll. « Opéra » (no 104), , 130 p. (ISSN 0764-2873), « Humperdinck, les fantaisies d'un voyageur », p. 4-15.

Notes discographiques
- (de + en + fr) Mirjam Schadendorf (trad. Catherine Debacq-Gross), « String quartets by opera composers », p. 3-14, Detmold, Gold DG (MDG 307 1495-2), 2008
. - (de + en) Christian Ubber, « Engelbert Humperdinck, Kammermusik », p. 3-15, London, CPO (777 547-2), 2012
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