Quatuor à cordes no 1 de Durey
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| Quatuor à cordes op. 10 | |
| Genre | Quatuor à cordes |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 4 |
| Musique | Louis Durey |
| Durée approximative | 20 min |
| Dates de composition | novembre-décembre 1917 |
| Dédicataire | Georges Auric |
| Publication | 1927 Max Eschig |
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Le Quatuor à cordes no 1, op. 10, est le premier quatuor à cordes de Louis Durey, composé en 1917.
Louis Durey compose son Quatuor à cordes no 1 en novembre et décembre 1917[1]. La partition, publiée aux éditions de La Sirène puis chez Max Eschig[2], est dédiée à son ami Georges Auric, membre du groupe des Six comme lui[1].
Structure
Le Quatuor à cordes no 1 est en quatre mouvements :
- Modéré, sans lenteur, à

(avec de nombreux changements de mesure) ; - Vif, à

; - Lent et très calme, à

; - Très animé, à

.
L'exécution dure environ 20 min[2].
Analyse
L'écriture est polytonale : dès les premières mesures, le chant au premier violon est en ut dièse majeur, sur des accords en ut majeur[1].

Selon le musicologue Paul Pittion, en 1960, « le système sériel a marqué de son empreinte » ce quatuor à cordes[3].
Pour Edwin Evans, ce premier quatuor de Louis Durey, « malgré un commencement agressivement bitonal et d'autres modernismes, rappelle dans son profil mélodique que, comme Debussy et Ravel avant lui [...], il brûlait de l'ambition de composer des quatuors à cordes comparables à ceux de Beethoven[4] ». Le critique musical britannique relève que « les audaces harmoniques ne cachent pas la suavité essentielle de la pensée musicale, à laquelle elles semblent parfois étrangères et toujours secondaires[4] ».
Postérité
En 1930, René Dumesnil mentionne seulement Germaine Tailleferre et Louis Durey, « discrètement[5] » parmi les musiciens du groupe des Six[6], sans leur consacrer une notice comme à leurs camarades Darius Milhaud[7], Arthur Honegger[5], Francis Poulenc[8] et Georges Auric[9].
En 1987, Durey est absent du Guide de la musique de chambre réalisé sous la direction de François-René Tranchefort[note 1]. Le compositeur et musicologue Guy Sacre considère les trois quatuors à cordes et la « délicieuse Sonatine pour flûte » comme des réussites[11].