Quatuor à cordes no 6 de Bacewicz

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Le Quatuor à cordes no 6 est le sixième quatuor à cordes de la compositrice polonaise Grażyna Bacewicz, écrit en 1955.

Grażyna Bacewicz compose son sixième quatuor à cordes en 1955. Ce dernier représente une œuvre charnière dans le cursus de la compositrice[1]. L'œuvre a été créée par le Quatuor Parrenin le lors d'une édition du Festival Automne à Varsovie[2].

Structure

L'œuvre comprend quatre mouvements :

  1. Andante – Vivo
  2. Vivace
  3. Grave
  4. Allegro

La durée d'exécution est d'environ dix-huit minutes.

Analyse

Andante – Vivo

Le premier mouvement est un Andante où la compositrice réemploie la technique dodécaphonique stricte[1]. Il est le seul mouvement à avoir une série, tout en étant le plus long des quatre mouvements[2]. Dans un style pointilliste, elle adopte une grande variété de registres, de dynamiques, de timbres et de jeux[1]. Alors qu'elle écrit le premier mouvement, elle donne un aperçu de la difficulté de composer ce mouvement dans sa correspondance : « Je n'ai jamais eu autant de mal avec une composition auparavant, et cela pourrait se révéler être soit un grand... rien, soit... en fait, il n'y a pas de « soit ». Oui, je suis sûre que cela ne donnera rien ! »[2]. Pourtant, elle compose un mouvement présentant une synthèse stylistique entre techniques contemporaine et traditionnelle[2].

Vivace

Le deuxième mouvement a un caractère plus dansant, mais est aussi plus virtuose, s'ancrant dans la tradition folkloriste propre à la compositrice[1]. Ce mouvement évoque un mouvement de quatuor de Béla Bartók, mais possède une liberté de timbre, thématique et contrapuntique beaucoup plus importante[1].

Grave

Le troisième mouvement marque par ses évolutions harmoniques lentes[1]. Les instruments présentent aussi une scordatura du premier violon, ainsi que d'important bariolages[2]. La texture instrumentale est, dans ce mouvement, le paramètre le plus important[1].

Allegro

Le dernier mouvement est un rondo librement atonal, dont le refrain est sautillant malgré ses dissonances acides[1]. Il est un pied de nez de Grażyna Bacewicz à la modernité autant qu'au néo-classicisme[1]. Le musicologue Frank K. DeWald y voit même un héritage de la « gaieté irrépressible » de Joseph Haydn[2].

Discographie

  • Lutosławski Quartet, String Quartets (Complete), Vol. 1 - Nos. 1, 3, 6, 7, Naxos, .

Références

Bibliographie

Liens externes

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