Querelle médicale du XVIIIe siècle en France sur la variolisation

From Wikipedia, the free encyclopedia

L'introduction de la variolisation en France au XVIIIe siècle entraîne une querelle médicale, générée par les risques engendrés par la méthode. Si le Parlement de Paris interdit de la pratiquer dans les villes, pour éviter les épidémies, de nombreuses personnalités de la Cour l'appliquent à leur progéniture. La Faculté de médecine de Paris, sollicitée pour trancher, se divise alors sur le sujet, certains membres allant jusqu'à demander au Parlement d'intervenir dans leurs délibérations pour faire respecter leur forme.

La variolisation est introduite en France par le docteur Théodore Tronchin qui inocule son fils puis, en 1756, les enfants de Louis Philippe d'Orléans[1]. Charles Marie de La Condamine passe la fin de sa vie à faire campagne pour la variolisation contre la petite vérole, maladie qui l'avait contaminé étant enfant. La pratique est d'abord contestée, mais un certain nombre de grands personnages suivent l'exemple du duc d'Orléans: le duc de Chartres la fait subir à ses fils, le duc de Valois et le duc de Montpensier, le . Louis XVI a été inoculé en 1774[2]. Mais ce phénomène restera limité à une élite royale et ne se répandra pas parmi le peuple, malgré une tentative, en 1786 de faire inoculer les enfants abandonnés et orphelins des Provinces[3]. Jean François Coste l'introduit au sein des armées napoléoniennes[4]. Entre 1765 et 1787, le docteur Jean-François-Xavier Girod (1735-1783) fait inoculer 33 619 personnes en Franche-Comté soit plus de 10 % de la population de la province[5].

La méthode reste largement controversée en raison de ses risques et elle est accusée de provoquer des épidémies, les personnes inoculées étant contagieuses. Le , un arrêt du parlement de Paris interdit de pratiquer la variolisation dans les villes et interdit l'accès des villes aux inoculés avant la sixième semaine. La Faculté de médecine de Paris, sollicitée par le parlement, est partagée entre pro et anti variolisation[6].

Pro et anti de la Faculté de médecine

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI