Quettetot
ancienne commune française du département de la Manche
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Quettetot est une ancienne commune française du département de la Manche et de la région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Bricquebec-en-Cotentin.
| Quettetot | |
L'église Notre-Dame. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Statut | commune déléguée |
| Maire délégué Mandat |
Patrick Burnel 2020-2026 |
| Code postal | 50260 |
| Code commune | 50418 |
| Démographie | |
| Gentilé | Quettetotais |
| Population | 730 hab. (2023) |
| Densité | 59 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 29′ 15″ nord, 1° 40′ 00″ ouest |
| Altitude | Min. 34 m Max. 159 m |
| Superficie | 12,43 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Bricquebec |
| Historique | |
| Intégrée à | Bricquebec-en-Cotentin |
| Localisation | |
| modifier |
|
Elle est peuplée de 730 habitants[Note 1].
Géographie
Hydrographie
Son territoire est traversé par le Pommeret.
Toponymie
Le nom de la commune est attesté sous les formes Ketetot en 1200 sur le cartulaire de Bricquebec[1], Quetetot vers 1280[2], sous sa forme actuelle Quettetot en 1629 sur la Table des Naissances, Mariages, Décès arrivés par année en la paroiſe de Notre-Dame de Quettetot depuis 1629[3].
Quettetot est un composé lexical unifié formé de Ketill et de -topt en vieux norrois[1].
Ketill, qui est un réemploi anthroponymique du vieux norrois ketill signifiant « chaudron », est un nom de personne scandinave[4],[5],[6]. Il est notamment à l'origine, en Normandie, des noms de lieux Quettehou (Manche), Quetteville (Calvados), ou encore Quettreville-sur-Sienne (Manche)[7] et des noms de famille Quétil Quétel.
Quant à topt ou sa variante toft, c'est un appellatif scandinave signifiant « pièce de terre avec habitation »[8] . À noter que la formation suffixale NP + -topt pour désigner « le domaine de ... » est fréquente dans la Normandie des IXe – Xe siècles. On en compte, en Normandie, environ 350, dontLe Thôt (Manche), Saint-André-d'Hébertot (Calvados), ou bien Appetot (Eure).
Quettetot est donc littéralement « le domaine de Ketill ».
Histoire
Protohistoire
En 1827, des moules à haches en bronze furent retrouvés sur le territoire communal[9], attestant de l'occupation ancienne du site.
Moyen Âge
Dans la première moitié du XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de Bricquebec[10].
Par la suite, on trouve plusieurs fiefs sur la commune : le fief de Pontoise qui relevait du baron de Bricquebec, celui de la Houlette, tenu par la famille de Silly et relevant également de la baronnie de Bricquebec, toute proche[11].
Temps modernes
Elle eut notamment pour seigneur Philippe Troussey l'ancien († 25 mai 1590), abbé régulier de Blanchelande en 1575 et devint évêque titulaire de Porphyreon (de), suffragant de l'évêque de Coutances, assassiné par les Protestants pendant les guerres de Religion[12].
Époque contemporaine
Le , la commune de Quettetot intègre, avec cinq autres, la commune de Bricquebec-en-Cotentin[13] créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales. Les communes de Bricquebec, Les Perques, Quettetot, Saint-Martin-le-Hébert, Le Valdécie et Le Vrétot deviennent des communes déléguées et Bricquebec est le chef-lieu de la commune nouvelle.
Politique et administration
Population et société
Les habitants sont appelés les Quettetotais(e).
Démographie
En 2023, la commune comptait 730 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Quettetot[17]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Notre-Dame des XIIIe, XVIe, XVIIIe – XXe siècles, avec un extérieur entièrement en crépi sauf la tour du XIXe et des armoiries sur le mur de la sacristie. L'édifice, perché sur un tertre, arbore une façade néogothique avec un intérieur en style gothique. Elle abrite plusieurs œuvres classées au titre objet aux monuments historiques : un calice et sa patène du XVIIe, une Vierge à l'Enfant du XIVe, un maître-autel, tabernacle et tableau de l'Assomption du XVIIIe, une poutre de gloire et la Crucifixion du XVIIIe, un groupe sculpté la Présentation de Jésus au Temple du XVIe[20], ainsi qu'un tableau le vœu de Louis XIII du XVIIIe, une verrière de l'Atelier dit de Sottevast du XIXe et Louis Mazuet du XXe[12].
- Croix de cimetière du XVIIIe siècle, croix de chemin du hameau Houel du XVIIe siècle et des Sablons du XVIIe siècle.
- Calvaire du XIXe siècle, face à l'église.
- vestiges peu discernables de l'ancien manoir de la Houlette des XIVe – XVIe siècles[21], bâti sur une énorme motte féodale[22], située sur le rebord du plateau, en haut d'une pentequi domine un ruisseau[23].
- Manoir de Montfort des XVIe – XVIIe siècles.
- Ferme de la Becterie.
- Le maitre-autel.
- Groupe sculpté de la présentation de Jésus au temple.
- Statue de la Vierge à l'Enfant.
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 178.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 475.
Articles connexes
Liens externes
- Archives conservées par : archives départementales de la Manche (338 ED, ead_ir_consult2.php?ref=FRAD050_CC_2013&le_id=842)
- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique de Quettetot sur le site de l'Insee
