Quintus Cornificius
homme politique et poète romain
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Quintus Cornificius, né aux alentours de 75 av.JC., est un romain de la période républicaine, sénateur de la gens plébéenne Cornificia. Légat, gouverneur d'Afrique proconsulaire, orateur et poète, il exerça aussi la charge d'Augure.
| Magistrat monétaire (en) | |
|---|---|
| Gouverneur romain |
| Naissance |
Vers |
|---|---|
| Décès | |
| Époque |
République romaine tardive (en) |
| Activités |
Homme politique, poète, militaire, orateur |
| Père |
Quintus Cornificius (d) |
| Fratrie |
Cornificia Cornificia (d) |
| Gens |
Cornificii (en) |
Gens des Cornificii
Les Cornificii auraient comme origine la région de Rhegium[1]. C'est Quintus Cornificius (l'ancien) qui élève le niveau social de la gens en devenant préteur à Rome en 66 av.JC. Son fils, Quintus, occupe ensuite plusieurs très hautes fonctions. Homme de lettres, il entretient des amitiés avec de hauts notables et frappe monnaie.
Autres membres notables :
- Cornificia, célèbre poétesse, probablement la sœur de Quintus.
- Lucius Cornificius, un des accusateurs de Milo après la mort de Clodius[2].
- Publius Cornificius, sénateur mentionné par Asconius, il est peut-être le fils du précédnt ou confondu avec lui[3].
- Lucius Cornificius, sénateur en 35 av.JC. Il accuse Marcus Junius Brutus du meurtre de Jules César, et devient ensuite général d'Auguste.
Biographie
Il naît à une date indéterminée aux alentours de dans une famille plébéienne. Son père, portant le même nom, a été l'un des juges du procès contre Verres en . Il est probablement devenu préteur en 66 av.JC. Il devient un ami du grand orateur Cicéron et l'assiste dans la répression de la conjuration de Catillina. Il a été décrit par le grammairien romain Asconius Pedianus comme un « Vir sobrius ac sanctus ». Son fils, Quintus, a donc été élevé dans un environnement sénatorial et lettré, il est pris en amitié dès lors par Cicéron.
Quintus fils est donc un intellectuel très cultivé, un ami de Catulle, dont Ovide se souviendra plus tard en tant que poète. Il avait une sœur, nommée Cornificia qui était une poétesse populaire et une auteure d'épigrammes (maintenant perdus). Une inscription funéraire en leur honneur a été troiuvée à Rome[4]. Les premières informations précises sur Quintus remontent à 50 av.JC. quand il a été cité comme fiancé de la fille d'Aurelia Orestilla, la belle mais dévergondée fille de la veuve de Catilina.
En , il devint questeur sous le deuxième consulat de Jules César qui, peu de temps avant la bataille de Pharsale (), l'envoie en Illyrie, province dévastée par la guerre, pour commander deux légions (XXXI et XXXII). Cornificius conquiert rapidement diverses forteresses. Pharsale est une défaite des partisans de Pompée, qui s'enfuient vers l'Illyrie. Cornificius réussit à les vaincre et s'empare de plusieurs navires, ces faits victorieux lui vaudront la reconnaissance de César.
En , César lui décerne la charge d'augure et de préteur puis lui confie le gouvernement de la Cilicie[5].
Après la mort de César, il gouverne en 43/ comme propréteur la province d'Africa vetus. Rallié au parti sénatorial, il accueille les exilés d'Italie victimes des proscriptions des triumvirs. Il aide leur adversaire Sextus Pompée en lui envoyant des bateaux. Il refuse de rendre sa province à T. Sextius, envoyé par les triumvirs, entre en conflit armé contre lui mais est battu et tué près d'Utique[5].
Émissions monétaires
Durant son séjour en Afrique, Cornificius frappe dans un atelier monétaire provisoire des aurei et des deniers à l'effigie de Jupiter-Ammon et de l'Afrique personnifée[6]. Ces aurei d'une qualité de gravure exceptionnelle sont très rares, seuls cinq exemplaires étaient connus en date de 1984[7] :
Type Africa, avers : tête à droite de l'Afrique personnifée, coiffée de la dépouille d'une tête d'éléphant ; revers : augure en robe tenant un lituus, coiffé d'une couronne de laurier par Junon porteuse d'un bouclier; légende : Q·CORNVFI-CI AVGVR·IMP
- un exemplaire découvert à Siscia en Pannonie, 8,11 g, conservé à Zagreb[7].
- un exemplaire découvert à Lyon en 1978 lors des fouilles de sauvetage du quartier antique des Farges ; 21 mm de diamètre, 7,953 g, ref. Crawford 509/3, conservé à Lyon[7].
- Aureus d'Africa
- Déesse Africa, coiffée d'une tête d'éléphant.
Type Jupiter-Amon avers : tête à gauche de Jupiter barbu, coiffé de cornes de bélier. revers : identique au précédent.
- deux exemplaires découverts au XIXe siècle en Italie à Brescello, conservé l'un à Paris au cabinet des médailles (7,91 g), l'autre à Vienne (Autriche) (8,03 g)[7]
- un exemplaire découvert à Lyon en 1978 dans les mêmes circonstances ; 21 mm de diamètre, 8,327 g, ref. Crawford 509/1[7]
- Aureus de Jupiter Ammon
- Avers : Tête de Jupiter coiffé des cornes d'Ammon
- Exemplaire découvert à Lyon, Quartier antique des Farges.