République de Saint-Malo

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République de Saint-Malo
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République de Saint-Malo.

Saint-Malo et la Bretagne sont relativement préservés lorsque les guerres de religion éclatent[1]. Saint-Malo est à cette époque un port florissant, et Les marchands de la ville sont alors riches[2].

La situation se complique lorsqu'en 1589, Henri IV hérite du royaume de France. Les Malouins refusent de reconnaître un huguenot (Protestant) comme Roi. Alors que le Gouverneur de Bretagne, le Duc de Mercoeur Philippe-Emmanuel de Lorraine, prend le parti de la Sainte-Ligue, celui de Saint-Malo, Honorat du Bueil, se range du côté du nouveau Roi. Il déclare ouvertement qu'il ouvrira grand les portes de Saint-Malo à Henri IV si ce dernier y vient[1].

Déroulement des événements

Les notables de Saint-Malo redoutent que ces évènements n'entraînent la ville dans la guerre civile, ce qui nuirait considérablement au commerce, et donc à leurs intérêts économiques[3]. Ils décident donc en secret de se débarrasser de Du Beuil[3]. D'un autre côté, ils ne tiennent pas à se rallier à la Ligue, dont ils se méfient autant que des Huguenots[3]. Le , une cinquantaine de jeunes Malouins part à l'assaut du château, qu'ils finissent par prendre à l'issue d'une bataille acharnée. Le gouverneur et huit de ses hommes sont tués.

Dans la foulée, le conseil de la ville proclame la République de Saint-Malo, qui durera « jusqu'à ce que Dieu eût donné à la France un roi catholique »[4]. Le Conseil de la ville s'arroge tous les pouvoirs, y compris en matière de défense, de justice et de commerce. Mais les structures politiques de la ville laissent plus penser à une oligarchie qu'à une République moderne[4].

La fin de la République

Références

Annexes

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