Rockall
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| Rockall | |||
Vue de Rockall. | |||
| Géographie | |||
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| Pays | |||
| Revendication par | |||
| Coordonnées | 57° 35′ 47″ N, 13° 41′ 14″ O | ||
| Superficie | 0,000 57 km2 | ||
| Point culminant | Rockall (17,15 m) | ||
| Géologie | |||
| Géologie | Granite peralcalin | ||
| Type | Roche ignée | ||
| Administration | |||
| Nation constitutive | |||
| Council area | Hébrides extérieures | ||
| Démographie | |||
| Population | Aucun habitant | ||
| Autres informations | |||
| Découverte | Préhistoire | ||
| Fuseau horaire | UTC+0 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Europe
Géolocalisation sur la carte : océan Atlantique (Nord)
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| Île au Royaume-Uni | |||
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Rockall (/ˈɹɒk.ɔːl/[1]) est un rocher isolé de l'Atlantique nord, situé entre l'Irlande et l'Islande, à l'ouest de l'Écosse. Le rocher est bien connu des marins britanniques pour avoir donné son nom à une des zones du bulletin météorologique marin radiodiffusé par la BBC. Le statut des fonds océaniques environnants fait l'objet de revendications contradictoires de la part du Royaume-Uni, de l'Irlande, du Danemark (au titre des îles Féroé) et de l'Islande[2],[3].
L'île proprement dite[4] se réduit à un rocher d'une taille insuffisante pour justifier de droits à une zone économique exclusive (ZEE). Jusqu'en 1997, le Royaume-Uni déclarait que Rockall devait être prise en compte pour la détermination des limites des zones économiques exclusives dans le secteur, mais a désormais renoncé à cette revendication. Il demeure aujourd'hui un désaccord concernant les droits sur le plateau continental. Ce sont des droits exclusifs à l'exploitation des ressources disponibles dans le sous-sol (pétrole, gaz naturel, etc.) qui ne doivent pas être confondus avec les droits économiques exclusifs puisqu'ils n'emportent aucun droit de pêche.

Rockall est le sommet d'un volcan éteint. Il est situé à une distance de 301,4 kilomètres (ou 162,7 milles nautiques) à l'ouest de l'île inhabitée de Soay de l'archipel de Saint-Kilda (nord-ouest de l'Écosse), de 368,7 kilomètres du hameau de Hogha Gearraidh, sur l'île de North Uist (nord-ouest de l'Écosse) et de 424 kilomètres du Donegal, nord de la république d'Irlande. Le rocher est large d'environ 25 mètres à la base et s'élève abruptement jusqu'à une altitude maximale de 17,15 mètres[5]. Il est régulièrement battu par d'immenses vagues de tempête, tout particulièrement en hiver.
On peut distinguer une petite corniche (appelée corniche de Hall) de 3,50 mètres sur 1,30 mètre à 4 mètres du sommet. Les seuls habitants permanents du rocher sont des bigorneaux et autres mollusques marins. Un petit nombre d'oiseaux, essentiellement des fulmars, des fous de Bassan, des mouettes tridactyles et des guillemots, utilisent le rocher en été pour y prendre du repos ; quelques fous de Bassan et guillemots parviennent occasionnellement à s'y reproduire pendant les étés suffisamment calmes pour qu'aucune vague de tempête ne frappe entièrement le rocher.
Il n'y a aucune ressource naturelle en eau douce.
On peut aussi noter à proximité les Monticules de Darwin, de remarquables collines coralliennes à environ 185 km (100 milles nautiques) du cap Wrath.
Origines et découverte
L'origine du nom est controversée ; on a suggéré qu'il pourrait dériver du gaélique sgeir[6] rocail[7] que l’on traduit parfois par « rocher rugissant » encore que le terme « rocail » soit plutôt évocateur d'une idée de déchirure. On a aussi conjecturé une parenté avec le mot hrukka en vieux norrois.
La position de Rockall et sa description concordent avec celles d'un des îlots mentionnés par la Perigrinatio Brendani latine, ou voyage de saint Brendan[8].
La première référence à l'île (sous le nom de Rockol) figure dans l'ouvrage Une description des îles Hébrides extérieures, une œuvre de Martin Martin publiée en 1716. Dans cet ouvrage l'auteur fait un compte rendu d'un voyage à Saint-Kilda, où le rocher était connu des autochtones sous le nom de Rockabarra (Rocabarraigh). Le nom de Rocabarraigh est également utilisé dans les traditions folkloriques gaéliques pour désigner un rocher mythique qui est supposé apparaître trois fois, la dernière annonçant la fin du monde.
- « Nuair a thig Rocabarra ris, is dual gun tèid an Saoghal a sgrios ».
- (« Quand Rocabarra réapparaîtra, le monde a toutes chances d'être détruit »)
Expéditions scientifiques

Le premier repérage de la position exacte de Rockall ainsi que des caractéristiques du Banc de Rockall remonte à 1831, sous la direction du capitaine A. T. E. Vidal de la Royal Navy[9],[10].
La première expédition scientifique à Rockall a été dirigée en 1896 par Miller Christie. Il s'agissait d'une étude de la flore et de la faune engagée par l'Académie Royale d'Irlande, à bord du Granuaile.
Du au , le Pourquoi Pas ? dirigé par le commandant Charcot s'arrête pour étudier Rockall et les fonds marins des environs. Un débarquement a lieu qui permet de prélever des échantillons de roches et d'algues[11]. En 2003, le RV Celtic Explorer a mené une expédition de cartographie de la zone de Rockall et du nord-ouest du Donegal.
L’ILV Granuaile a été affrété par le Geological Survey of Ireland, pour le compte du ministère irlandais des communications, de la marine et des ressources naturelles, afin de mener une étude sismique des bancs de Rockall et de Hatton en juillet 2004. [réf. souhaitée]
Catastrophes maritimes
Plusieurs naufrages se sont produits dans l'histoire sur Hasselwood Rock (en) (un rocher situé à environ 300 mètres de Rockall et visible par temps calme) et sur le récif de Helen (qui n'a été dénommé qu'à partir de 1830). [réf. souhaitée]
- En 1686, un navire de commerce espagnol en route vers le Nouveau Monde s'écrase sur les rochers le , causant la mort de 250 personnes.
- En 1812, le bateau d'exploration Leonidas sombre sur Helen's Reef.
- En 1824, la brigantine Helen de Dundee, en route vers le Québec, sombre à Hasselwood Rock : « l'équipage ne put empêcher la noyade de la majorité des passagers, dont sept femmes et six enfants ».
- En 1904, le SS Norge, un navire de 3 318 tonnes, transportant 700 émigrants de Copenhague vers New York, sombre le [12]. Il y a eu 635 victimes.
Tant en Irlande qu'au Royaume-Uni, la presse a évoqué la présence d'au moins deux bombes intactes datant de la Seconde Guerre mondiale et reposant à moins de 250 mètres de Rockall. À l'heure actuelle, il n'a pas été cherché à les neutraliser.


