Raffi

écrivain arménien. Figure de la littérature arménienne From Wikipedia, the free encyclopedia

Raffi (arménien : Րաֆֆի ; persan : رافی), de son vrai nom Hakob Mélik Hakobian (en arménien Յակոբ Մելիք-Յակոբեան), est un célèbre écrivain arménien de Perse, né en 1835 en Payadjouk, village arménien de la province de Salmast (aujourd’hui au nord de l'Iran, près du lac d'Ourmia) et mort en 1888 à Tiflis (actuelle Tbilissi).

Naissance
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Pekadjik (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Յակոբ Մելիք-ՅակոբեանVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Raffi
Biographie
Naissance
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Pekadjik (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Յակոբ Մելիք-ՅակոբեանVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
ՐաֆֆիVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Domicile
Activités
Période d'activité
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Conjoint
Anna Hormouz (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Label
Influencé par
Œuvres principales
Samuel, The Diary of a Cross-Stealer (d), Salpi (d), Harem (d), The Golden Rooster (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Tombe de Raffi à Khodjivank, Tbilissi
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Raffi est considéré comme l'une des figures centrales de la littérature arménienne.

Biographie

Raffi naît en 1835 (en 1837 selon Anahide Ter Minassian[1]) à Payadjouk, village arménien de la province de Salmast (aujourd’hui au nord de l'Iran, près du lac d'Ourmia)[1].

Son père, à la fois un riche marchand[1] et un agriculteur, faisait partie de la bourgeoisie locale. Cette situation, et le fait qu’il soit l’aîné d’une famille nombreuse composée de 13 enfants, lui permet de bénéficier d’une éducation de qualité.

Son éducation commence à l’école de son village, école qui le marque par ses méthodes dures et archaïques, sévérité et méthodes punitives que Raffi décrit et dénonce d’ailleurs remarquablement dans un de ses romans, Kaïtzer Foudres »), à travers le personnage du prêtre Der Todik, prototype du maître ignare et brutal[1]. Puis, à l’âge de 12 ans, son père l’envoie dans un internat à Tiflis afin qu’il puisse continuer ses études secondaires.

Tiflis, aujourd’hui Tbilissi, abritait à l'époque un grand nombre d'intellectuels arméniens. Les affaires de son père se dégradant, il est obligé de retourner dans son pays natal. C’est à cette époque qu’il commence à enseigner la langue arménienne ainsi que l’histoire dans l’école Aramian de Tabriz, celle d’Agoulis dans le Nakhitchevan mais aussi par la suite à Tiflis.

Au cours de sa vie, Raffi entreprend de nombreux voyages dans les villages et les provinces arméniennes de l’Arménie orientale et occidentale. Là où il voyage, il se rend compte de la misère quotidienne de la population arménienne, sous la menace constante des Turcs et des Kurdes. À l’instar d’autres intellectuels arméniens, Raffi est convaincu qu’il n’est plus possible de vivre ainsi : il souhaite dès lors transformer la société arménienne en profondeur. Et pour cela, il est nécessaire de faire prendre conscience au peuple de la réalité tragique dans laquelle il vit.

Il écrit énormément. Tous ses écrits sont publiés dans les revues Mschak et Ardzakank. Son œuvre principale, Le Fou, parue d'abord en feuilleton — dans la revue Mschak —, eut un grand succès. Ce roman est lu à l’époque par toute la jeunesse arménienne ; et il a un esprit très patriotique. Il crée dans ses romans de véritables héros nationaux et révolutionnaires arméniens ; il est d’ailleurs connu chez les Arméniens qu’« Il n’existe pas de Fedayin qui n’ait pas lu Raffi… ».

Il considère l’éducation en langue arménienne de la population comme étant fondamentale, c’est pourquoi il entreprend par divers moyens (dans la presse, dans les romans, par l’enseignement) de combler ce manque de culture dans la population.

Il meurt en 1888 à Tiflis, où ses funérailles attirent une foule considérable. Il est enterré dans le Panthéon des Arméniens, le cimetière Khodjivank de Tbilissi, là où reposent également Hovhannès Toumanian, Gabriel Sundukian, Ghazaros Aghayan ou encore Grikor Ardzruni.

Œuvre

Parmi ses fameux romans, on retrouve :

Parmi ses romans historiques figurent :

Hommages

Il existe aujourd’hui une école et une rue en son nom à Erevan.

Notes et références

Voir aussi

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