Rahan (Christophe Gans)
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Rahan est un projet de long-métrage inachevé de Christophe Gans, librement basé sur la bande dessinée française Rahan de Roger Lécureux et Jean-François Lécureux, paru en 1969[1],[2],[3].
Depuis 2006, le projet est officiellement annulé, en raison de divergences artistiques et d'obstacles logistiques[4].
Synopsis
Au Pléistocène, les hommes, « Ceux qui marchent debout », survivent dans un monde sauvage. À la mort de sa mère, tuée par des Goraks, le jeune Rahan est adopté par Crâo du Mont Bleu, au pied d'un volcan endormi. Devenu adulte, et par défi, le jeune homme se glisse dans un campement voisin et vole un coutelas blanc en ivoire. Mais au moment où il s'empare de cette arme sacrée, le volcan entre en éruption et déclenche la colère de sa tribu. Désormais banni, il erre à travers de nombreux territoires, pourchassé par une jeune femme[5]...
Fiche technique
- Titre original : Rahan
- Réalisation : Christophe Gans
- Scénario : Christophe Gans, d'après l'œuvre de Roger Lécureux et Jean-François Lécureux
- Production : Marc du Pontavice Xilam/Les films du Gorak), Canal+
- Direction artistique : Thierry Ségur
- Budget : 55 millions €
- Pays :
France - Date : 2003-2006 (annulé)
Production
Après le succès de son film Le Pacte des loups (2001), Christophe Gans, passionné de culture populaire, évoque son admiration pour les récits d’aventure et les mythes fondateurs. Il se souvient avoir lu Rahan dans le journal Pif Gadget, « en colonies de vacances » et d'avoir possédé « le collier et le couteau d'ivoire » du héros [6].
Le scénario de Rahan, inspiré par La Guerre du feu de J.-H. Rosny, est pensé comme une « guerre entre Hommes de Cro-Magnon et de Néandertal » pendant la Glaciation de Würm. Le producteur Marc du Pontavice, fondateur du studio Xilam, achète les droits cinématographiques de la bande dessinée culte et ouvre pour l'occasion la structure Les films du Gorak [7]. Il se joint à Canal+ pour financer le projet.
Pour incarner le « fils des âges farouches », Christophe Gans choisit le comédien américain Mark Dacascos qu'il retrouve une nouvelle fois après Crying Freeman et Le Pacte des Loups. Pascal Morelli et Thierry Ségur s'occupent de la direction artistique. Rahan est annoncé comme « sauvage et organique, un film d’atmosphère, avec une esthétique proche du documentaire »[8].
Christophe Gans demande aux producteurs un tournage en décors naturels, et un protolangage - ou langage préhistorique - inventé pour les besoins du long-métrage par François Rastier, docteur en linguistique et directeur de recherche au CNRS[9]. Mais après le départ d’Alain De Greef, la nouvelle direction de Canal+ se retire[4].