Il avance dans sa carrière au sein du pouvoir au cours de la révolution culturelle et devient membre du comité révolutionnaire de Nakchu[6]. Contrairement à beaucoup d'autres qui ont fait carrière durant la révolution culturelle, Ragdi ne subit pas de purge dans les années 1980, mais est au contraire nommé à plusieurs postes importants[7].
Il est décrit comme un «radical» et s'oppose à la réintroduction du tibétain lors des réformes de Hu Yaobang, lui-même ayant une connaissance limitée du tibétain écrit[8]. Il est considéré par les Tibétains comme un symbole de collaboration avec le pouvoir chinois[9].
Ragdi meurt le à Pékin, à l'âge de 86 ans. La nouvelle est annoncée par l'agence de presse nationale Xinhua[11].
Notes et références
↑(en) Tibet won't forget gift of freedom, The People's Daily, 22 décembre 2003: «Redi, vice-chairman of the Standing Committee of the 10th National People's Congress, was a servant to tribal chiefs and living Buddha when he was a little child.»
↑Quelle solution politique pour le Tibet?, rapport présenté par M. Louis de Broissia, sénateur, série Relations interparlementaires France-Tibet, 2006 - Entretien avec M. Raidi, vice-président du Comité permanent de l'Assemblée nationle populaire, p.74: «Après la «libération pacifique» du Tibet, j'ai pu partir étudier à Pékin. À partir de 1959 et de la «réforme démocratique», les serfs ont été émancipés. Ils ont pu aller étudier dans d'autres provinces chinoises. Ce qui était inimaginable sous l'Ancien régime.»
↑(en) Tsering Shakya, The dragon in the land of snows: a history of modern Tibet since 1947, New York, Columbia University press, (ISBN0231118147), p. 349.