Ran Gvili
From Wikipedia, the free encyclopedia
Ran Gvili (en hébreu : רן גואילי) est un policier israélien tué au combat près du kibboutz Alumim lors des attaques du 7 octobre 2023. Son corps a été enlevé et emmené dans la bande de Gaza par des terroristes du Hamas pendant le massacre de ce jour. En janvier 2026, son corps a été retrouvé à Gaza lors de l'opération « Brave Heart » de Tsahal et rapatrié en Israël. Il était le dernier otage rendu à Israël pendant la guerre de Gaza[1],[2].
| Ran Gvili | ||
| Naissance | Meitar (Israël) |
|
|---|---|---|
| Décès | (à 24 ans) Mort au combat |
|
| Arme | police israélienne | |
| Grade | Sergent major | |
| Faits d'armes | Combat d'Alumim pendant l'Attaque du Hamas contre Israël d'octobre 2023 | |
| modifier |
||
Biographie
Famille et carrière
Né en 1999, Ran Gvili est le troisième enfant d'Itzik et Talik Gvili parmi cinq. La famille était établie à Meitar au nord du Néguev. Il s'engage dans la brigade Golani, puis s'engage en 2021 dans la police israélienne dans l'unité du Néguev[3],[4].
Mort au combat puis enlèvement
Le 7 octobre 2023, lors de l'attaque du Hamas contre le sud d'Israël, le sergent-major Gvili se trouve à son domicile de Meitar, en congé maladie, se remettant d'une fracture de l'épaule survenue deux semaines plus tôt dans un accident de moto tout-terrain. Malgré une opération chirurgicale prévue deux jours plus tard, à la suite des informations concernant l'attaque menée par le Hamas, il revêt son uniforme de police et son gilet pare-balles, décidé à ne pas abandonner ses camarades au combat[5],[6],[7]. Il roule jusqu’au commissariat de police de Beer-Sheva pour s’équiper avant de retourner vers les villages frontaliers[3]. En atteignant la zone frontalière, il rejoint le lieutenant-colonel Guy Madar, et ensemble ils engagent le combat près du kibboutz Aloumim. Les deux hommes opèrent dans une station-service près du carrefour Sa’ad, sous un feu nourri afin de sauver et évacuer des douzaines de survivants fuyant le festival de musique Nova[8],[9].
Au cours du combat à Aloumim, Gvili tombe dans une embuscade menée notamment à coups de roquettes RPG et est grièvement blessé au bras et à la jambe. Malgré ses blessures, il se serait appliqué un garrot, se serait mis à couvert et aurait éliminé 14 terroristes avant d'être à court de munitions[10]. Gvili a finalement été tué en se défendant contre les assaillants. Son corps a été transporté dans la bande de Gaza pour servir de monnaie d'échange et il figure ainsi parmi les quelque 251 otages emmenés à Gaza par les terroristes le 7 octobre.
Recherche de son corps
Le 30 janvier 2024, après 117 jours d'incertitude, un comité d'experts composé de responsables de la sécurité et de la santé a conclu au décès de Gvili. Ses parents refusent d'abord d'accepter cette nouvelle, invoquant des contradictions dans les renseignements et espérant que sa force physique lui aurait permis de survivre grâce à des soins médicaux à Gaza[11].
Après le retour des autres dépouilles, Gvili devient le 4 décembre 2025 le dernier des 251 otages, enlevés le 7 octobre 2023, toujours détenus à Gaza. Le gouvernement israélien fait de son retour une condition préalable absolue au passage à la « phase 2 » du plan de paix régional[12],[13].
Fin janvier 2026, Tsahal lance l'opération « Brave Heart » afin de localiser sa dépouille dans le cimetière Al-Batsh de Shujaiyya[14]. La mission implique le ratissage de centaines de tombes par des militaires, des experts médico-légaux, des représentants du rabbinat et des dentistes qui effectuent des relevés dentaires[15]. Après l'exhumation et l'examen de plus de 250 corps, Tsahal annonce le 26 janvier 2026, 843 jours après sa mort et son enlèvement[16], que la dépouille de Gvili a été localisée et identifiée[17].
Funérailles et hommages
Gvili est inhumé le 28 janvier 2026 au cimetière de Meitar, lors de funérailles auxquelles assistent de hauts responsables israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahou — qui le présente comme un « héros d'Israël » — et le président Isaac Herzog[18],[3].
 la suite de son enlèvement et en hommage à son courage, les habitants du kibboutz Alumim lui décernent le titre honorifique de « Rani, Bouclier d'Alumim »[19]. Une plaque portant ce titre est érigée dans le kibboutz, indiquant que Gvili avait livré une bataille d'un héroïsme suprême, sauvant ainsi la vie des membres de la communauté. Ce titre souligne son choix de combattre seul contre des forces ennemies supérieures en nombre, continuant à riposter même blessé, jusqu'à épuisement de ses munitions[20].
L'expression « Premier à partir, dernier à revenir » (en hébreu : ראשון לצאת, אחרון לחזור ; Rishon la'tzet, acharon lachzor) devient indissociable de Gvili, faisant référence à son déploiement immédiat en première ligne dès le début des combats le 7 octobre, et à son retour, le dernier des otages[21].
Conséquences du retour du corps de Ran Gvili
Le retour du corps du dernier otage conditionnait pour les Israéliens le passage à la phase 2 du plan de paix pour Gaza de Donald Trump. Ali Chaath, l’ancien vice-ministre de l’Autorité palestinienne nommé à la tête du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), a annoncé jeudi que le poste-frontière de Rafah entre Gaza et l’Égypte ouvrirait dans les deux sens dans les jours à venir, ce que Netanyahou accepte « à contrecœur »[22].