Raphaël Rodriguez

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Raphaël Rodriguez
En .
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
CNRS Délégation Île-de-France Sud (d) (depuis le )
Centre national de la recherche scientifique
Institut CurieVoir et modifier les données sur Wikidata
Directeurs de thèse
Maurice Santelli (d), Cyril Ollivier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Raphaël Rodriguez, né le à Avignon, est un scientifique français.

Directeur de recherche au CNRS, il dirige l'équipe « Biomedicine » à l'Institut Curie. Ses travaux portent sur l'étude moléculaire de la progression tumorale. Il étudie notamment le rôle des ions métalliques dans la régulation de l'adaptation cellulaire.

Raphaël Joël Rodriguez a été élevé par ses parents dans le sud de la France aux côtés de son frère ainé et de sa sœur cadette. Il a deux enfants[1]. Après une première année d'études de médecine, il étudie la chimie et la biologie aux universités d'Avignon, de Marseille et Oxford (Royaume-Uni)[2].

Carrière

Raphaël Rodriguez, docteur en science, FRSC, Directeur de Recherche au CNRS est un chercheur de l'Institut Curie où il est titulaire de la chaire Skłodowska-Curie de chemical biology.[réf. nécessaire] Il s'est formé en tant que doctorant puis chercheur postdoctorant sous le mentorat de Sir Jack Edward Baldwin (Oxford, 2004) et Sir Shankar Balasubramanian[2] avec lesquels il a acquis ses connaissances en chimie de synthèse et chimie supramoléculaire. Il a ensuite appris la biologie cellulaire avec Sir Stephen Jackson (en) avec lequel il a également co-fondé Adrestia Therapeutics.[réf. nécessaire]

À l'âge de 32 ans, il installe son laboratoire à l'ICSN (Gif-sur-Yvette, 2012). Il obtient l'Habilitation à Diriger des Recherches de l'Université Paris-Saclay cette même année. Il intégrera ensuite l'Institut Curie (Paris, 2015) où il étudie les bases moléculaires qui sous-tendent la biologie du cancer. Il y découvre le rôle clé des métaux dans la régulation de la plasticité des cellules cancéreuses et immunitaires. Il est membre de la Royal Society of Chemistry (FRSC) et nommé Chevalier de l'Ordre National du Mérite par Jean-Marie Lehn au nom du Président de la République Française, Emmanuel Macron.[réf. nécessaire]

Il a reçu plusieurs distinctions et prix pour ses contributions scientifiques, notamment le Prix Tetrahedron Young Investigator[2], le Prix Klaus Grohe[3], le Prix Lacassagne (Collège de France) et le Grand Prix Charles Defforey (Institut de France), le Prix Liliane Bettencourt pour les sciences du vivant en 2023[2], et la médaille d'argent du CNRS en 2024[2].

Contributions scientifiques

Avec les Professeurs Balasubramanian et Jackson, il démontre par l'utilisation de petites molécules (e.g. pyridostatine) que des structures de G-quadruplex d'ADN se forment dans le corps des gènes et contribuent à l'instabilité génomique. Plus tard, Raphaël Rodriguez et Stephen Jackson identifient l'acétyltransférase NAT10 comme un régulateur du vieillissement cellulaire. Ils développent un inhibiteur qui inverse ces défauts.

Les travaux plus récents de Raphaël Rodriguez ont révélé un mécanisme général d'internalisation des métaux par les cellules médiée par la protéine membranaire CD44 et l'acide hyaluronique. Il découvre que le cuivre et le fer catalytiques régulent les programmes métaboliques et épigénétiques sous-jacents à l'adaptation cellulaire. Il apporte également l'évidence du rôle majeur du fer lysosomal dans la mort cellulaire par ferroptose. Raphaël Rodriguez affirme que sa contribution scientifique la plus importante est la découverte du rôle de ces ions métalliques dans l'inflammation et la progression tumorale.

Prix et distinctions

Quelques publications scientifiques

Notes et références

Liens externes

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