Rapid Eye Mount Telescope
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| Type | |
|---|---|
| Observatoire | |
| Gestionnaire | |
| Construction |
- |
| Ouverture |
2003 |
| Mise en service |
2003 |
| Remplace |
... |
| Remplacé par |
... |
| Site web |
| Diamètre |
0,60 m |
|---|---|
| Diamètre secondaire |
0,23 m |
| Résolution |
1,16 secondes d'arc |
| Longueur focale |
1,32 m |
| Longueur d'onde |
450 nm à 2300 nm |
| Monture |
| Temps d'observation disponible |
~350 jours |
|---|---|
| Altitude |
2 375 m |
| Lieu | |
| Coordonnées |
Le télescope Rapid Eye Mount (abrégé en REM) est un télescope entièrement automatique, d'une ouverture de 60 cm, situé à l'observatoire La Silla à 2 375 mètres d'altitude au bord du désert d'Atacama au Chili. L'objectif du télescope est de capturer les rémanences des sursauts gamma pour permettre une meilleure compréhension de leurs origines qui restent actuellement mal définies. Lorsqu'un satellite, tel que le télescope spatial Swift, détecte un sursaut gamma, un signal est envoyé au REM, avec les coordonnées célestes de l'événement, et il est déclenché pour pointer rapidement vers l'emplacement détecté dans le ciel.
Il est entièrement exploité depuis 2002 par l'Institut national d'astrophysique, et par un groupe de l'Observatoire de Brera, tous deux situés en Italie. En 2007, grâce au REM, les astronomes ont mesuré pour la première fois la vitesse de la matière issue des sursauts gamma. L'estimation faite grâce à REM est une vitesse extraordinaire, plus de 0,99999 c.
Le télescope en lui même est un télescope de 0,60 mètre en configuration Ritchey-Chrétien, mis sur une monture en configuration azimutale. Il dispose d'un miroir de 0,60 mètre, d'un miroir secondaire de 23 cm, tous deux construits en Sitall (en). Il est entièrement automatique, géré par l'Observatoire Européen Austral, et est conçu pour observer le ciel dans le proche infrarouge[1].

Le projet du REM est né début 2002, sa construction fut finie vers juin 2003 et recueille depuis des données sur la contrepartie des sursauts gamma et d'autres sources[2]. C'est aussi un banc d'instrumentation et d'équipement expérimental.
Pendant ses premières années d'observation, REM a été principalement utilisé pour suivre les premières phases de la rémanence optique et infrarouge des sursauts gamma détectés par des satellites dédiés, notamment Swift. L'objectif ambitieux du projet REM était de découvrir les sources astronomiques les plus lointaines jamais observées à ce jour.
Grâce à la surveillance de REM, nous savons aujourd'hui qu'environ la moitié des sursauts gamma observés ne montrent aucune rémanence optique. Au moins pour une partie d'entre eux, car l'absence de rémanence pourrait être que l'absorption Ly-α décharge toute la lumière aux longueurs d'onde optiques parce que les progéniteurs des sursauts explosent dans les galaxies à décalage vers le rouge élevé. L'absorption Ly-α tombe dans la gamme de longueurs d'onde observées REM pour les sources avec un décalage vers le rouge compris entre 8 et 15. Une rafale dans cet intervalle de distance peut être détectée par REM s'il est suffisamment lumineux, dépassant une magnitude apparente de 15,5, un chiffre attendu pour ce genre d'événement si observé sans délai. REM est capable de fournir des positions, à quelques dixièmes de seconde d'arc près, dans une échelle de temps de quelques dizaines de secondes, permettant d'observer la contrepartie peu de temps après son apparition.
En 2004, REM a observé de nombreux sursauts détectés par INTEGRAL. Malheureusement, dans tous les cas, les événements se sont produits pendant que le télescope était en maintenance. Swift (lancé le ) a permis de fournir la plupart des alertes (environ 100 par an) et dans les premiers mois de 2005, plusieurs sursauts ont pu être observés dans un même champ d'observation en moins de 30 secondes. Comme toutes les autres installations robotiques dédiées aux observations des sursauts, pendant une quantité considérable de temps, REM reste inactif dans le sens où il n'a pas de sursaut vers lequel pointer. Au cours de cette phase d'inactivité, REM sert à la communauté scientifique en tant qu'imageur proche infrarouge à pointage rapide, un outil particulièrement adapté à la surveillance multifréquence de sources hautement variables et transitoires comme les supernovas. Parmi les applications évidentes du temps mort de REM, on trouve la surveillance multifréquence des noyaux actifs de galaxies et des étoiles variables. Certains programmes clés d'intérêt pour l'équipe REM ont été identifiés et les travaux préparatoires correspondants ont été lancés. En 2004, REM a été utilisé en association avec le satellite INTEGRAL pour surveiller les candidats pour l'origine de trous noirs galactiques ou de binaires à rayons X de masse faible et élevée, étoiles variables, régions de formation d'étoiles ainsi qu'un suivi de l'activité éruptive et irrégulière des blazars[3].
Performances optiques
Le REM est un télescope de type Ritchey-Chrétien en configuration azimutale, abrité par un dôme classique, qui dispose d'un miroir primaire de 60 cm, un miroir secondaire de 23 cm, tous deux construits en Sitall (en). Le télescope a été conçu pour être optimisé pour le haut débit et l'infrarouge. Pour ces raisons, il a un miroir primaire qui possède un rapport focal de f/2.2 et un rapport focal global de f/8, opérant avec une longueur focale de 1,32 mètre, monté dans une monture azimutale fournissant des stations focales Nasmyth stables, adaptées aux mouvements rapides que doit fournir le télescope. Au premier poste focal, un filtre dichroïque a été installé, qui permet de diviser le faisceau d'observation pour alimenter les trois instruments du télescope, REM-IR, ROSS et TORTORA. Grâce à son instrumentation, le télescope dispose d'une fenêtre d'observation allant de 450 à 2 300 nanomètres, d'une résolution angulaire de 1,16 seconde d'arc et il peut observer jusqu'à une magnitude apparente de 15,5, valeur attendue pour une éventuelle contrepartie optique, si elle est observée immédiatement après son apparition[3].

