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Raymond Amade

ténor français From Wikipedia, the free encyclopedia

Raymond Amade, né à Tunis (Protectorat français de Tunisie) et mort à Clichy[1], est un ténor lyrique français.

Nom de naissance Raymond Amade
Décès (à 54 ans)
Clichy
Nationalité Drapeau de la France française
Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...
Raymond Amade
Nom de naissance Raymond Amade
Naissance
Tunis, Protectorat français de Tunisie
Décès (à 54 ans)
Clichy
Nationalité Drapeau de la France française
Lieux de résidence Paris, France
Activité principale Chanteur lyrique (ténor)
Ténor lyrique
Style Opéra, opérette
Activités annexes Acteur
Lieux d'activité Paris (Théâtre national de l'Opéra-Comique)
Années d'activité 1946–1969
Collaborations André Cluytens, Marcel Cariven, Igor Markevitch, Roger Bourdin, Géori Boué
Formation Chant lyrique (France)

Répertoire

Scènes principales

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Membre de la troupe du Théâtre national de l'Opéra-Comique de la fin des années 1940 jusqu'aux années 1960, il interprète un large répertoire d'opéras et d'opérettes et participe à plusieurs enregistrements discographiques de référence. Sa carrière le conduit également devant la caméra, au cinéma et à la télévision.

Biographie

Origines et formation

Raymond Amade naît le à Tunis, alors sous le régime du Protectorat français de Tunisie[2],[3],[4]. Les sources disponibles ne permettent pas de détailler ses conditions familiales ni les étapes précises de sa formation musicale initiale en Tunisie. Il s'installe en France métropolitaine et se consacre au chant lyrique, type vocal ténor, catégorie qui désigne une voix d'homme placée dans le registre aigu et associée à de nombreux rôles d'amoureux ou de héros dans le répertoire de l'opéra et de l'opérette française[5].

Carrière à l'Opéra-Comique

Raymond Amade fait ses débuts sur la scène de la salle Favart du Théâtre national de l'Opéra-Comique, à Paris, le , dans le rôle du comte Almaviva du Barbier de Séville de Gioachino Rossini[6]. Ce rôle du jeune aristocrate séducteur, exigeant à la fois en agilité vocale et en verve comique, constitue une vitrine idéale pour son timbre souple et sa maîtrise du bel canto.

Amade reste associé à la troupe de l'Opéra-Comique pendant plus de deux décennies[6]. Il y crée, le , le rôle de Léandre dans l'opéra Guignol d'André Bloch[6]. Il est également chargé du rôle d'Antonin dans les reprises de Ciboulette de Reynaldo Hahn, ainsi que du personnage de Don Carlos dans Le Oui des Jeunes Filles[6].

Son répertoire à la salle Favart est vaste et couvre plusieurs siècles de création lyrique. Il interprète notamment :

Davantage d’informations Œuvre, Compositeur ...
Rôles principaux de Raymond Amade à l'Opéra-Comique[6]
ŒuvreCompositeurRôle interprété
Le Barbier de SévilleGioachino RossiniComte Almaviva
Così fan tutteWolfgang Amadeus MozartFerrando (Fernand)
FalstaffGiuseppe VerdiFenton
FortunioAndré MessagerD'Azincourt, puis Fortunio
L'Heure espagnoleMaurice RavelGonzalve
IsolineAndré MessagerIsolin
MignonAmbroise ThomasWilhelm Meister
MireilleCharles GounodVincent
Le Roi malgré luiEmmanuel ChabrierD'Elbeuf
La TraviataGiuseppe VerdiLe Vicomte (Alfredo)
CibouletteReynaldo HahnAntonin
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Costume pour Mignon d'Ambroise Thomas à l'Opéra-Comique (Atelier Nadar). Amade y interprète le rôle de Wilhelm Meister.

La production de Falstaff reprise à la salle Favart le sous la direction d'André Cluytens illustre bien la qualité de la distribution à laquelle il participe : aux côtés de Louis Musy dans le rôle-titre, de Janine Micheau en Nanette et de René Hérent en Bardolphe, Amade campe un Fenton juvénile et lyrique[7].

Présence à l'écran

Parallèlement à sa carrière scénique, Raymond Amade participe à plusieurs productions cinématographiques et télévisuelles. En 1947, il tourne sous la direction de Jean Loubignac dans l'adaptation filmée du Barbier de Séville, qui sort en 1948. Il reprend le rôle du comte Almaviva qu'il incarne à la scène, aux côtés de Roger Bourdin (Basile), de Roger Bussonet (Figaro) et de Lucienne Jourfier (Rosine)[8],[9]. Le film, tourné aux studios de Billancourt, transpose fidèlement la production de l'Opéra-Comique[8],[9].

En 1951, il apparaît dans La Maison Bonnadieu, film de Carlo Rim produit par Les Films Marceau, dans lequel figurent également Danielle Darrieux et Bernard Blier[10]. À partir de 1955, il intervient à plusieurs reprises dans Airs de France, série télévisée musicale produite pour la Radiodiffusion-télévision française, dans laquelle il interprète divers personnages d'opérettes sur un total de 8 épisodes[11].

Réception critique

La presse parisienne souligne régulièrement l'adéquation de Raymond Amade au répertoire de l'Opéra-Comique. En 1948, Le Monde relève que ses qualités vocales et physiques conviennent particulièrement à Fortunio[12]. En 1953, le même journal estime qu'il dépasse les espoirs placés en lui dans le rôle d'Antonin[13]. La critique note ensuite, en 1955, une composition solide dans le rôle de Molyneux de Monsieur Beaucaire[14]. En 1957, elle le dit excellent dans Antonin de Mourmelon[15], puis en 1959 elle le mentionne dans une distribution jugée sans faiblesse pour Isabelle et Pantalon[16].

Discographie

Raymond Amade participe à de nombreuses séances d'enregistrement au cours des années 1948–1963, principalement pour les labels de la RTF et les éditeurs phonographiques français associés aux grandes institutions lyriques parisiennes[17]. Ces enregistrements constituent aujourd'hui des témoignages sonores importants de l'interprétation française d'après-guerre.

Dès 1948, il prend part à l'enregistrement de référence des Les Contes d'Hoffmann de Jacques Offenbach sous la direction d'André Cluytens, avec le chœur et l'orchestre du Théâtre national de l'Opéra-Comique, dans lequel Raoul Jobin tient le rôle-titre[18]. En 1951, il est au pupitre de ténor dans l'enregistrement d'Hippolyte et Aricie de Jean-Philippe Rameau[19].

En 1952, il interprète le rôle d'Antonin de Mourmelon dans l'enregistrement de l'opérette Ciboulette de Reynaldo Hahn, à la tête du chœur Raymond Saint-Paul et de l'orchestre de la Société des concerts du Conservatoire, sous la direction de Marcel Cariven, aux côtés de Géori Boué (Ciboulette) et de Roger Bourdin (Duparquet)[20],[21].

La même année, il chante Gontran dans Les Mousquetaires au couvent de Louis Varney en compagnie de Nadine Renaux, Lina Dachary et Michel Dens, sous la direction de Marcel Cariven[22].

En 1956, il tient le rôle de Paillasse dans Les Saltimbanques de Louis Ganne, sous la direction de Pierre Dervaux, avec Janine Micheau dans le rôle de Suzanne et Michel Roux en Grand Pingouin[23].

Également, son nom figure sur l'enregistrement du Toréador d'Adolphe Adam avec Mady Mesplé et Charles Clavensy, sous la direction d'Eugène Bigot, avec l'orchestre lyrique de l'ORTF[24].

En 1963, il participe à l'enregistrement des œuvres sacrées de Lili Boulanger, notamment les Psaumes (no 130, 24 et 129) et la Vieille prière bouddhique, sous la direction d'Igor Markevitch à la tête de l'Orchestre Lamoureux et des chœurs Élisabeth Brasseur[25].

Le tableau suivant récapitule une sélection de ses enregistrements les plus significatifs :

Filmographie

Davantage d’informations Année, Titre ...
AnnéeTitreRôleRéalisateurRemarques
1948Le Barbier de SévilleComte AlmavivaJean LoubignacAdaptation cinématographique de l'opéra de Rossini ; tournage aux studios de Billancourt[32],[9]
1951La Maison BonnadieuChanteur (soprano)Carlo RimAvec Danielle Darrieux et Bernard Blier[10]
1955 – 1963Airs de France (série TV)Montefiasco / La Chanterelle / Ange PitouHenri Spade (prod.)8 épisodes[33]
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Références

Voir aussi

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