Raymond Monange
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Raymond Monange, est un malfaiteur français puis un membre de la Carlingue (Gestapo française) né le à Paris et mort le au fort de Montrouge à Arcueil (Seine)[1] surnommé la « Soubrette ».
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Raymond Alfred Monange |
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Biographie
Peintre en bâtiment dans ses jeunes années à Montreuil, il y est connu comme malfaiteur en 1931 et est condamné pour proxénétisme.
Après la fin de la « drôle de guerre », il fait son entrée dans la bande à Henri Lafont de la Gestapo française et participe, comme cadre, à la création de la « Brigade nord-africaine, BNA », sous les ordres de Lafont, et aux exactions, sous l’uniforme allemand, contre les maquis de Tulle, Limoges et Périgueux.
Le départ de Paris a lieu le 11 mars 1944 et la légion est divisée en cinq sections, une ralliant Montbéliard, l’autre Périgueux commandée par Alexandre Villaplane, et les trois dernières Tulle sous le commandement de Lafont. Le groupe de Tulle auquel appartenait Monange est cantonné à l’hôtel Saint Martin ou il mène des interrogatoires et des tortures avec une grande brutalité et férocité.
Monange quitte Tulle à la fin mai 1944 sur l’ordre de Lafont pour arriver à Périgueux, où il prend le commandement de la légion nord-africaine, comme lieutenant, en remplacement de Villaplane. Il sert aussi d’auxiliaire à la Gestapo sous les ordres de Michaël Hambrecht qui est installé 1, place du Théâtre, à Périgueux et qui commande à une quinzaine d'agents allemands, roumains ou autrichiens et recourent volontiers à la torture.
Le 20 juin 1944 au Château-l'Évêque et à La Chapelle-Gonaguet plusieurs résistants sont arrêtés en présence de Raymond Monange.
Courant août 1944, Raymond regagne Paris et reprend son petit commerce. Muni d'une fausse carte d'identité et de résistant, il se sent tranquille. Il est arrêté pour ses activités de proxénète à son domicile par la police, le 31 octobre 1946. Il tente de faire usage de son arme et oppose une vive résistance aux agents chargés de l'arrêter. Il exhibe ses fausses cartes mais est incarcéré.
Arrêté un peu par hasard, il est identifié et inculpé pour intelligence avec l’ennemi. Il est transféré à la prison de Fresnes dans l’attente de son procès, à l'issue duquel il est condamné à mort. Son recours en grâce est introduit le 27 juin 1949. Vincent Auriol, Président de la République, qui a eu à connaître des méthodes de la rue Lauriston, refuse la grâce le 27 février 1952. Il est fusillé au fort de Montrouge, le 13 mars 1952 en même temps que son complice Abel Danos. Obséquieux envers Abel Danos dit « Le Mammouth », dans le milieu, on l'appelait Raymond « La Soubrette »[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8]