Raymond Schwab

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Nom de naissance
Raymond Sam Schwab
Nationalité
Raymond Schwab
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Nom de naissance
Raymond Sam Schwab
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Raymond Schwab, né le à Nancy et mort le à Paris, est un écrivain et haut fonctionnaire français.

Né dans une famille de confession juive, Raymond Sam Schwab est le fils d’Alexandre Schwab, directeur d’assurances, et de Léontine Lévy. En 1906-1907, après une licence ès lettres, il effectue son service militaire (il sera aussi mobilisé à l’arrière de à ).

Vers 1920, il se convertit au catholicisme[1].

Entré en 1912 au Sénat comme secrétaire-rédacteur, il fait toute sa carrière comme fonctionnaire des services du Parlement. Chef-adjoint de service puis chef de service au Sénat, il est révoqué en 1940 après la mise en place des lois raciales. On lit dans son dossier de Légion d’honneur : « Israélite mis à la retraite le 19 décembre 1940 par application des lois raciales. Réintégré à compter de la même date par arrêté du 28 octobre 1944 »[2].

À la Libération, ayant retrouvé ses fonctions, Schwab devient chef de service des comptes rendus analytiques de l’Assemblée nationale constituante. Il termine sa carrière avec le grade de directeur honoraire au Conseil de la République, promu officier de la Légion d’honneur[3].

Poète, romancier, critique aux Nouvelles littéraires et au Mercure de France, il est le biographe d'Anquetil-Duperon et d’Élémir Bourges[4]. De 1936 à 1940, il dirige la revue Yggdrasil[5], en collaboration avec Guy Lavaud[1].

En 1949, il présente à la Sorbonne une thèse qui fait date dans l'histoire des études indianistes: La Renaissance orientale (1950, préfacé par Louis Renou; traduit en anglais par Gene Patterson-Black et Victor Reinking et augmenté d'une préface par Edward Saïd)[6].

L’Académie française lui décerne le prix d’Académie en 1935 et le prix Louis Barthou en 1955.

Raymond Schwab a fait l'objet de la publication dans la revue Histoires littéraires, en 2024, d'un dossier dû à Guillaume Louet, qui présente notamment un échange de lettres polémiques entre Schwab et Pierre Jean Jouve, ainsi que des lettres de Jean Paulhan[7].

Œuvres

Notes et références

Liens externes

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