Razmig Keucheyan

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Razmig Keucheyan
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Professeur des universités
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Université de Bordeaux (depuis )
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Razmig Keucheyan, né le , est un sociologue franco-suisse, professeur à l'université Paris-Cité. Il a contribué à la réactualisation de la pensée marxiste en annotant des œuvres d’Antonio Gramsci et de Nicos Poulantzas et a publié des articles sur la gauche radicale, les mouvements sociaux et l’écologie.

Carrière universitaire

Razmig Keucheyan commence ses études à Genève, où il fait ses premiers pas de militant dans le groupe solidaritéS. Après avoir obtenu sa maîtrise en 2000, il s'installe à Paris où il obtient un DEA en 2001 puis un doctorat de sociologie de l’université de Paris-Sorbonne en 2005 sous la direction de Raymond Boudon.

Il intègre en 2007 le Groupe d'étude des méthodes de l'analyse sociologique de la Sorbonne (GEMASS) et devient membre du comité de rédaction de la revue Contretemps. Il est maître de conférences en sociologie à l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV)[1].

En 2016, il est professeur des universités au Centre Émile-Durkheim de l'université de Bordeaux et membre du comité de rédaction de la revue Actuel Marx[2].

Il est aujourd'hui professeur à l'Université Paris Cité.

Travaux

Razmig Keucheyan est connu pour avoir réalisé une cartographie des « nouvelles pensées critiques », publiée dans son ouvrage Hémisphère gauche[3]. Selon lui, on assiste, depuis les manifestations contre l'Organisation mondiale du commerce de Seattle en 1999 et le Forum social mondial de Porto Alegre de 2001, à l'apparition de « nouvelles théories critiques », lesquelles remettent en question, de façon globale, l'ordre social existant et non plus des aspects limités de cet ordre comme l'instauration d'une taxe sur les transactions financières[4].

Également reconnu comme l'un des meilleurs connaisseurs de l’œuvre d'Antonio Gramsci, il a contribué au documentaire réalisé par Fabien Trémeau sur le philosophe marxiste italien paru en 2014 et intitulé Antonio Gramsci, penseur et révolutionnaire.[3],[5].

Il s'intéresse également à la problématique de l'écologie et montre que la crise écologique n'est pas indépendante des enjeux et des luttes politiques. Il met ainsi en avant que les conséquences environnementales dues à l'activité humaine affectent avant tout les populations et les classes dominées. Selon lui, on ne doit pas faire abstraction des oppositions de classes lorsqu'on aborde la question de l'environnement[6]. Il développe et analyse au cours de nombreuses interventions et tribunes le phénomène qu'il nomme « racisme environnemental ». En partant de situations édifiantes comme la décision, prise en 1982, d’installer une décharge de déchets toxiques dans le comté de Warren (Caroline du Nord), majoritairement peuplé de Noirs pauvres, Razmig Keucheyan montre comment « la distribution des populations les plus vulnérables doit être corrélée à la division raciste de l’espace physique, mais aussi aux rapports de force genrés et à la répartition des dégâts écologiques contemporains (industries toxiques, réserves de déchets…) »[7].

Dans cette même perspective, il a beaucoup travaillé sur la « financiarisation de la nature » (la création de produits financiers branchés sur le changement climatique, comme les marchés carbone ou les dérivés climatiques)[8], qu'il pointe comme étant l'une des solutions apportées par le capitalisme à la crise écologique.

Face à l’épuisement des ressources naturelles et aux risques d'effondrement, il considère qu'il y a urgence à distinguer les vrais besoins des besoins artificiels[9].

Engagement politique

Razmig Keucheyan adhère au Nouveau Parti anticapitaliste dès sa création en 2008 où il participe à son courant unitaire. En , il cosigne l'appel « Pour une candidature de la gauche de transformation sociale et écologique pour les présidentielles de 2012 »[10].

En 2014, aux côtés de nombreuses autres personnalités, il signe l'appel du Mouvement pour la 6e République initié par Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche[11].

Le , il est parmi les signataires de l'Appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence »[12],[13].

Publications

Références

Liens externes

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