Reguieg Abdelkader Ould El Hadj Miloud
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| Reguieg Abdelkader ould El Hadj Miloud | |
Reguieg Abdelkader (1925) | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Agha, Propriétaire-cultivateur Agricole | |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Département d'Oran (Algérie) |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Sfisef (Sidi Bel Abbes) (Algérie) |
| Père | Reguieg Hadj Miloud ould Hadj Mouhamed |
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Reguieg Abdelkader Ould El Hadj Miloud (1883 – 8 mars 1933) est un notable oranais, agha, propriétaire-cultivateur et personnalité influente de l'Oranie durant la période coloniale. Il est connu pour son rôle de médiation locale, ses initiatives économiques agricoles et son engagement social ; il fut décoré par l'administration française, notamment en tant qu'officier de la Légion d'honneur[1],[2],[3].
Origines et statut régional
Né en 1883 dans la province d'Oran, Reguieg Abdelkader appartient à une famille de notables et de nobles musulmans de la région. Il est le fils de Reguieg Hadj Miloud et le petit-fils de Reguieg Hadj Mohamed, ami de l'émir Abdelkader, financeur de la bataille de la Macta et l’un des premiers à avoir subi une dépossession de 6 000 à 7 000 hectares sur 9 000 hectares ainsi qu’une spoliation de chevaux et de bœufs par le Gouvernement français, après la chute de l’Ouest. Dans sa généalogie, il est également l’arrière-petit-fils de Ben Abdelrezak, fils de Sidi Mostefa Benkhada, lui-même fils de Sidi Ali Benkhada[4]
Avec des moyens propres, Reguieg Abdelkader s'investit dans le développement agricole de ses terres et dans des initiatives locales de modernisation vu ses propriétés agricoles vastes et nombreuses (terres, bétail, etc.), estimées à plus de 850 hectares. Il est attesté, notamment, que lui et son frère, le bachagha Reguieg Habib, soutinrent financièrement un projet expérimental d’aviation le 7 avril 1912, ce qui illustre leur intérêt pour les nouvelles techniques et leur rôle de mécènes régionaux[5].
En tant que caïd et agha, Reguieg joue régulièrement un rôle de médiation et d’arbitrage lors d’incidents communautaires. Lors d'une grande assemblée publique (fête de Sidi Ahmed) où une néfra (émeute) éclata entre deux douars, c’est notamment lui et plusieurs autres notables qui intervinrent pour éviter l’escalade, s’exposant physiquement pour ramener le calme aux côtés des forces de l’ordre locales[6].
Il fut aussi connu pour ses actes de dévouement avec son frère, le bachagha Habib. Comme le rapporte L'Écho d'Oran du 9 août 1907, ils ont déclaré à la mairie la découverte d'une caisse perdue[7].

Il multiplie les dons et les œuvres de charité qu'ils lui valent d'être nommé officier d'Académie en 1924[9],[10]. Comme exemple, Le 12 février 1907, Abdelkader Reguieg Ould-El-Hadj Miloud se distingue par son soutien à l'enseignement local en faisant un don de 100 francs à l'école mixte de Zélifa. Cette contribution financière est alors spécifiquement affectée à l’achat de tableaux instructifs pour les élèves. Ce geste s'inscrit dans une continuité de mécénat familial en faveur de l'instruction publique ; la famille Reguieg avait en effet cédé gratuitement le terrain d’une superficie d’un hectare sur lequel l’établissement scolaire a été édifié[8].
Assassinat et procès
Le 7 mars 1933, vers 9 heures, l’Agha Reguieg Abdelkader, caïd d’Oued-Mebtouh, passait dans la rue principale de la localité, lorsque Kadid Abdelkader ould Mohammed, de la commune mixte de la Mékerra, qui se dissimulait derrière un car en station, lui tira quatre coups de revolver à bout portant. Le jeune Maarouf Ben yahia, qui se trouvait à proximité, se précipita courageusement sur le meurtrier et le désarma au moment où, s'étant rapproché de sa victime, il tentait de tirer les balles qui restaient dans son arme. Celle-ci s’était heureusement enrayée.
L’Agha Reguieg, atteint à l’avant-bras droit et à l’abdomen, après avoir été visité par le docteur Guichard, a été transporté à l’hôpital de Sidi Bel-Abbès dans un état très grave. Les autorités locales et la gendarmerie sont arrivées aussitôt sur les lieux. Le criminel a été mis en état d’arrestation[11]. Malheureusement, l’Agha décéda le lendemain. Le 13 mars 1934 a eu lieu le procès de son assassin[12].
Importante affaire de la session est venue le 13 mars 1934 devant la juridiction criminelle. Elle présente un grand intérêt en raison de la qualité des familles en cause, et eut un immense retentissement dans notre région. Lorsque la victime, l’Agha Reguieg Abdelkader, qui avait été transportée à l’hôpital de Sidi-Bel-Abbès, expira le lendemain du crime, . Au moment où s'effectuait ce transport, une certaine effervescence régna parmi les gens, au nombre de trois ou quatre cents, qui stationnaient aux abords de l’hôpital et sur notre grand boulevard, commentant avec indignation le geste de l’assassin. Apparenté à une grande famille qui rendit de signalés services à la France, l’Agha Reguieg était âgé de 50 ans. Son meurtrier Kadid Abdelkader n’a aujourd’hui que 23 ans.
Bien avant l'ouverture des débats, une foule énorme composée presque exclusivement d’Arabes stationne devant le Palais de justice, où le service d'ordre a été sérieusement renforcé. En prévision des troubles susceptibles de surgir, un piquet de la Légion est prêt à intervenir. Mais bien que cette affaire passionne au plus haut point , nous pensons que le calme dont il a fait preuve toute la journée d'aujourd’hui ne sera pas troublé au moment du verdict.
L'audience est ouverte et on procède à l'appel des assesseurs jurés pour la prestation de serment. Les accusés ont pris place à leur banc : le meurtrier Kadid Abdelkader ould Mohamed, 23 ans, étudiant d’école coranique, demeurant à Oued-Mebtouh, canton de Mercier-Lacombe, a la mine insignifiante, le regard fuyant et l'attitude timide ; son père, Kadid Mohamed ould Benabbou, un beau vieillard de 73 ans.
Puis le greffier, M. Rousseau, donne lecture de l'acte d’accusation: "Le 7 mars 1933, vers 8 h. 30 du matin, devant la Justice de paix de Mercier-Lacombe, Kadid Abdelkader ould Mohamed blessait mortellement de plusieurs coups de revolver l’agha Reguieg Abdelkader ould El Hadj Miloud, caïd du douar Oued-Mebtouh, lequel décédait le lendemain. Il tirait également plusieurs coups de revolver sur Maarouf Beyahia ould Kada, qui accourait pour le maîtriser ; atteint de deux blessures, ce dernier indigène subissait de ce fait une incapacité de travail de 30 à 45 jours."
Il est établi par les données de l'information que l'attentat dirigé contre l’agha Reguieg Abdelkader ould El Hadj Miloud avait été prémédité par son auteur, lequel s'était rendu tout exprès pour le commettre à Mercier-Lacombe, où il avait patiemment guetté le passage de sa victime pour faire feu sur elle. De nombreux témoignages prouvent, d’autre part, que le geste criminel de Kadid Abdelkader ould Mohamed à l’égard de l’agha Reguieg lui avait été dicté par son père, Kadid Mohamed ould Benabbou, lequel avait précédemment déclaré qu'il sacrifierait un ou deux de ses enfants pour tuer l’agha Reguieg, et qui avait, quelques jours avant les faits, ordonné à son fils Kadid Abdelkader d’acheter à cet effet un revolver.
Le mobile du crime est la vengeance. Une inimitié profonde séparait les familles Kadid et Reguieg depuis que la victime, Reguieg Abdelkader ould El Hadj Miloud, avait été placée à la tête du douar Oued-Mebtouh, en remplacement de Kadid Mohamed ould Benabbou, lequel désirait ardemment voir son fils Mohamed lui succéder.
Kadid Abdelkader ould Mohamed reconnaît la matérialité des faits qui lui sont reprochés, mais en donne une version fantaisiste. Contre toute évidence, il prétend n'avoir fait que se défendre contre «20 ou 30» agresseurs venus prendre le parti d'un passant inconnu, sur les pieds duquel il aurait, quelques instants auparavant, marché par mégarde. (Pareil système de défense est absolument démenti par l'unanimité des assistants à la scène du crime) .Quant à Kadid Mohamed ould Benabbou, il a toujours nié sa complicité. Mais de nombreux témoignages établissent formellement sa culpabilité.
Les renseignements recueillis sur les deux prévenus ne leur sont pas, dans l'ensemble, défavorables. Toutefois, Kadid Abdelkader ould Mohamed est noté comme passant pour être « un peu violent » et son père « très vindicatif ». Aucun des deux n'est repris de justice. En conséquence, Kadid Abdelkader, 23 ans, et Kadid Mohamed, 72 ans, sont accusés ; le premier d'assassinat et de tentative de meurtre ; le second de complicité d'assassinat. (Il n'y a pas moins de vingt-deux témoins cités tant par l'accusation que par la défense)
M. le Conseiller Thuaire, qui préside les débats, expose les faits avec la clairvoyance et l'impartialité dont il a fait preuve au cours des précédentes affaires. Une hostilité grave régnait entre les familles Kadid et Reguieg depuis que le père Kadid Mohammed, qui avait occupé les fonctions de caïd d'Oued-Mebtouh, avait été remplacé par la victime, l’agha Reguieg. De là une implacable rivalité, qui devait conduire au meurtre du jeune Kadid Abdelkader. A la suite de cette déchéance, Kadid Mohamed avait vainement fait des démarches auprès de l'administration pour que celle-ci agréât son fils aîné dans les fonctions de caïd.
Quant à l’agha Reguieg, se basant sur la rumeur publique, il avait fait part aux autorités des craintes qu'il éprouvait pour sa vie, suivant des menaces qui auraient été proférées par son ennemi. Fait plus grave encore, que signale l'accusation, Kadid Mohamed aurait dit qu'il sacrifierait plutôt un ou deux de ses fils pour tuer l’agha Reguieg.
Le président procède ensuite à l'interrogatoire des accusés. Kadid a un piteux moyen de défense : il prétend que revenant de Bou-Hanifia, alors qu'il faisait halte à Mercier-Lacombe, se promenant sur le trottoir, il avait marché par mégarde sur les pieds de Reguieg. Une querelle s'étant élevée entre eux et ce dernier l'ayant menacé, il avait fait usage de son revolver en tirant au hasard. Le président lui fait remarquer ce que cette version a d'absurde, attendu que les deux premiers coups de feu ont atteint particulièrement la victime. « D'ailleurs, ajouta ce magistrat, aucun des témoins entendus au cours de l'information ne vient confirmer cette déclaration. »
L'accusé répond que ce sont tous des faux-témoins, allégation invariable au cours de toutes les dépositions des témoins à charge. A une question qui lui est posée, il dit qu'il ignorait qu'il existait des inimitiés entre sa famille et celle de la victime.
Le président dit que l'inculpé pensait trouver sa victime à Bou-Hanifia et l'abattre, mais celle-ci avait quitté cette station pour rejoindre Mercier-Lacombe, où elle trouva la mort.
« Était-il nécessaire, demande le président à l'accusé, de vous armer d'un revolver pour fréquenter, comme tous le font, l’école coranique de la Zaouia d'Abdelkader ? Et comment vous étiez-vous procuré cette arme ? »

Kadid Abdelkader :"J'avais trouvé cette arme dans la forêt, et je la prenais toujours pour la protection."
Kadid Mohammed, le deuxième accusé, interrogé à son tour, répond : "Quand on a, comme moi, passé 48 ans au service de la France, on est incapable de commettre le crime qu'on me reproche aujourd’hui. Je ne parle pas pour mon fils, que je ne renie pas, mais que je ne défends pas non plus. Je suis un vieillard, et je n'ai pas perdu la raison. Je suis père de famille de treize enfants et j'ai été pendant 30 ans caïd dans ma région. Ceux qui ont dit que j'ai armé le bras de mon fils pour tuer l’agha Reguieg ont été achetés pour 250 francs chacun et de la farine."
M. Colonna d'Ornano, partie civile : « Quel est l'instigateur du meurtre, si ce n'est Kadid Mohammed ? »
R. :"Je l'ignore."
Avant de mourir, la victime a déclaré qu'elle avait été sauvagement agressée et poursuivie jusqu'au péristyle de la Justice de Paix, et elle a ajouté qu'elle était persuadée que le père avait poussé le fils au crime.
Le premier témoin appelé est M. Lehocque, administrateur de la commune-mixte de la Mékerra, dont la déposition est marquée d'une grande sincérité. Après avoir annoncé le remplacement du caïd Kadid Mohammed par son coréligionnaire l’agha Reguieg, il avait reçu la visite de ce dernier qui lui avait manifesté les craintes d'un attentat de la part des Kadid.
"Sur quoi vous basez-vous, dit M. Lehocque, pour craindre un attentat ?"
"On ne le sait que lorsque ça arrive", répond M. Lehocque.
L'administrateur ajoute qu'ayant également tenté de réconcilier les adversaires, Kadid Mohammed, auquel il rapporta les menaces dont la rumeur publique se faisait l'écho, opposa un refus formel par ces paroles : « Je réponds de moi et de mes fils, mais ne me demandez pas de faire la paix. »
Sur interpellation, le témoin dit que Reguieg ne lui a jamais parlé d'autres ennemis que de la famille Kadid.

Maarouf Ben Yahia est âgé de 27 ans, il exerce la profession de chauffeur d'automobile. Il fait la déclaration suivante à la barre :" Le caïd est rentré dans le corridor de la Justice de Paix où il a été rejoint par l'indigène qui le poursuivait. Un vieil homme, qui était sur le chemin devant la Justice de Paix, est intervenu pour empêcher l'indigène qui avait poursuivi le caïd de tirer à nouveau en disant : « Ai honte, ai honte, respecte. »
Je suis intervenu également, et, ayant vu l'indigène qui tenait l'arme (un browning de 6 mm 35) placer le bout du canon dans le dos (côté droit du caïd), j'ai porté un fort coup sur le bras de l'individu avec mes deux mains. Ce coup a fait abaisser le bras de l'individu. Le coup est parti et la balle m'a atteint à la cuisse droite. Le coup parti, l'individu a placé le bout de son canon sur la nuque du caïd et a fait fonctionner la détente à plusieurs reprises. L'arme s'étant enrayée, le coup n'est pas parti. Voyant que son arme ne partait pas, le meurtrier a dirigé le bout de son canon contre terre, il a fait fonctionner la culasse à trois ou quatre reprises, puis il a replacé le bout du canon sur la nuque du caïd. J'ai encore porté un deuxième coup sur l'avant-bras droit de cet indigène, ce qui lui a fait baisser la main. Pendant ce mouvement, un deuxième coup de feu est parti et la balle m'a atteint au mollet droit."
Ce témoin, âgé de 22 ans, est journalier à Mercier-Lacombe. C'est lui qui a vu l'inculpé tirer sur la victime. Il s'exprime en ces termes : "Je confirme en tous points la déclaration que j'ai faite aux gendarmes:
« J'étais sur le trottoir, devant le café Cerdan, vers 8 heures 30, lorsque j'ai vu l'inculpé que je ne connaissais pas, s'avancer sur la chaussée. Il était vêtu d'un burnous noir. L’Agha Reguieg, au même instant, passait sur la chaussée, à ma hauteur. J'ai vu l'inculpé tirer un revolver d'une poche de son vêtement. Je l'ai vu tenir le pistolet dans la main gauche et ramener de la main droite la culasse en arrière, puis dissimuler le pistolet dans sa main droite sous les plis de son burnous et poursuivre son chemin. Je ne l'ai dès lors pas perdu de vue, sans soupçonner toutefois qu'il en avait après l’agha. J'ai même cru tout d'abord, lorsque les deux hommes ont été à quelques pas l'un de l'autre, que le jeune homme allait baiser respectueusement l'épaule ou la tête de l’agha et il a semblé esquisser ce geste en se courbant en avant. Moins d'un mètre séparait les deux hommes. Le meurtrier a sorti alors son revolver, et, presque à bout portant, a tiré un premier coup de feu qui a dû atteindre l’agha au ventre. La victime s'est mise à pousser des cris. Quelques secondes se sont écoulées et le meurtrier a lâché un second coup de feu qui a dû atteindre l’agha dans la même région. Les deux hommes étaient seuls sur la chaussée. Personne ne s'était approché.

Aussitôt après le second coup de feu, l’agha appliqua sur la tête de son agresseur un coup de canne, puis je l'ai vu qui s'enfuyait cherchant un refuge à la Justice de Paix tandis que son agresseur le poursuivait. L’agha franchit la grille de la Justice de Paix. Le témoin Maarouf se jeta sur le meurtrier essayant de le désarmer et c'est alors qu'un troisième coup de feu partit. Quelques secondes après, une quatrième détonation se fit entendre et je me suis mis à courir vers la gendarmerie. »"
M. MAURICE CHICHEPORTICHE
La déposition de M. Maurice Chicheportiche, employé à la Justice de Paix de Mercier-Lacombe, est sans intérêt. Très ému, ce jeune garçon semble se trouver encore sous le coup de la frayeur qu'il éprouva à la suite de la scène dont il fut le témoin : « J'ai vu deux hommes se poursuivant, dit-il, et je me suis réfugié dans le bureau du greffier. »
M. AMOROS JOSEPH
Ce témoin est entrepreneur de maçonnerie. Il avait conversé quelques instants avant l'attentat avec l’Agha Reguieg, sur une question de travaux. Il n'a vu que superficiellement la scène du meurtre et entendu les coups de feu.
Le brigadier de gendarmerie Zamith Emile est affecté à la brigade de Mercier-Lacombe. Il a procédé à l'arrestation de Kadid Abdelkader. Ce dernier lui a simplement déclaré qu'une discussion s'était élevée entre lui et la victime qui venait de lui marcher sur les pieds et qu'il avait fait feu sans s'en rendre compte.
Toutes les autres dépositions des témoins à charge sont insignifiantes ; elles sont identiques et ne font que se répéter avec la même monotonie. Quelques témoins de moralité viennent déposer sur les propos qui auraient été tenus par Kadid père et ses menaces de mort contre l’Agha Reguieg.
L'accusé répond que ces déclarations leur sont dictées par un désir de vengeance et parce que, étant caïd, il avait adressé des rapports contre certains d'entre eux ou de leurs parents qui avaient été envoyés au bagne.
Après une suspension d'audience, la parole est donnée à M. Maurice Hadjadj, avoué, l'un des représentants de la partie civile, qui, après avoir souhaité la bienvenue aux éminents avocats MM. les bâtonniers L'Admirai et Colonna d'Ornano, du barreau d'Alger, et M. le bâtonnier Tabet, du barreau d'Oran, dit que la présence à la barre de ces distingués confrères démontre la gravité de l'affaire.
Après avoir exposé les conséquences de ce crime abominable, il demande un impitoyable verdict contre les deux inculpés.
En raison de l'heure tardive et de l'impossibilité de terminer dans la nuit, l'audience est renvoyée à demain matin, 8 heures[13].
Voici le verdict, Kadid Mohamed est a l'unanimité et son fils Abdelkader aux travaux forcés à perpétuité et il fut transféré dans une ile Française[14],[15].

Distinctions
Décorations française
Officier de la Légion d'honneur 29 février 1929[2],[3],[16],[1]
Chevalier de la Légion d'honneur 24 février 1921 [16]
Officier de l'ordre des Palmes académiques 13 aout 1924 [9],[10]
Chevalier de l'ordre du Mérite agricole 20 aout 1924 [17],[18]
Décorations étrangères
Officier du Nichan Iftikhar juillet 1927[19]
Officier de l'ordre du Ouissam alaouite juillet 1927[19]
Héritage et évaluation historique
Reguieg Abdelkader est perçu par les témoins contemporains et par la presse régionale comme un notable courageux et engagé pour le développement local. Son rôle combine l'autorité traditionnelle (titre d'agha/caïd), l'engagement économique (grande propriété agricole), scientifique ( Aviation)[5] et la reconnaissance officielle par les décorations reçues. Sa mort violente et le retentissement du procès ont marqué durablement la mémoire locale et montrent la tension entre rivalités familiales et structures d'autorité imposées par l'administration coloniale.son corps fut ramené à Zelifa, près des Trembles, où eurent lieu les obsèques[13]. Ces éléments rendent Reguieg notable dans l'histoire sociale de l'Oranie au début du XXᵉ siècle.