Reguieg Habib
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| Reguieg Habib Ould L’Hadj Miloud | |
Reguieg Habib en 1928. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Bachagha, Délégué financier | |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Département d’Oran, Algérie française |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Le Trembles, Sidi Bel Abbès, Algérie française |
| Conjoints | Belhachmi Fafa
Chergui Fatima |
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Reguieg el Habib Ould L’Hadj Miloud (1873 - 14 novembre 1942) est un notable oranais, bachagha, délégué financier, propriétaire-agriculteur de vastes domaines et personnalité engagée dans la vie publique de l’Algérie durant la première moitié du XXe siècle.
Il est particulièrement connu pour son rôle au sein des Délégations financières algériennes, son mécénat en faveur de l’instruction publique et de la formation des jeunes, ainsi que pour ses nombreuses distinctions, dont la Légion d'honneur, dans laquelle il est promu jusqu’au grade de grand officier en 1938[1].
Origines et formation
Né en 1873 dans le département d'Oran, Reguieg Habib appartient à une famille de notables et de nobles musulmans de la région. Il est le fils de Reguieg Hadj Miloud et le petit-fils de Reguieg Hadj Mohamed, ami de l'émir Abdelkader, financeur de la bataille de la Macta et l’un des premiers à avoir subi une dépossession de 6 000 à 7 000 hectares sur 9 000 hectares ainsi qu’une spoliation de chevaux et de bœufs par le Gouvernement français, après la chute de l’Ouest.
Dans sa généalogie, il est également l’arrière-petit-fils de Ben Abdelrezak, fils de Sidi Mostefa Benkhada, lui-même fils de Sidi Ali Benkhada[2]. Il suit des études normales en Algérie, où il révèle un goût prononcé pour les mathématiques. Son nom apparaît dans la presse locale dès le début du XXe siècle[3],[4].
Propriétaire et activités économiques
Grand propriétaire, il administre un domaine agricole de plus de 1 000 hectares en Oranie. Il développe également des activités d’exportation de dattes et de moutons, destinées aux marchés régionaux et internationaux. Son parcours illustre le rôle joué par les notables musulmans dans l’éducation, la finance et l’agriculture en Algérie coloniale.
Héritier d’une autorité et d’une noblesse familiale, il est successivement nommé caïd, agha puis bachagha, un statut qui lui confère reconnaissance et respect auprès des populations locales, tout en faisant de lui un intermédiaire privilégié auprès de l’administration coloniale[5].
Engagement dans les Délégations financières (1925–1934)

Élu en 1925 aux délégations financières algériennes[6],[7], section arabe, par plus de 4 000 voix, il y exerce les fonctions de secrétaire puis de vice-président jusqu’en 1934. Il s’attache avec passion, compétence et vigueur à défendre les intérêts de sa région natale, revendiquant l’égalité des droits entre autochtones et colons. Cette assemblée consultative, créée en 1898, réunissait des représentants des différentes composantes de la société coloniale afin de débattre du budget de l’Algérie. Dans ce cadre, Reguieg plaide notamment pour le développement des infrastructures rurales, de l’enseignement et de la formation professionnelle[5].
Actions, initiatives et engagements sociaux
Habib Reguieg se distingue par son attachement constant au progrès et à l’innovation. En avril 1912, avec son frère l’Agha Reguieg Abdelkader, il finance un projet expérimental de construction d’un aéroplane[8],[9]. Père de nombreux enfants, il développe un vif intérêt pour l’instruction publique et s’investit activement dans la vie scolaire locale. Président du comité des parents d’élèves de son école municipale, il multiplie les dons en faveur de l’enseignement, ce qui lui vaut d’être nommé officier des Palmes académiques en 1930[10].

Il participe, en tant que vice-président de la délégation financière, à un programme permettant à quatre-vingts jeunes Algériens d’apprendre un métier et de mettre en valeur leurs compétences[11]. Habib se montre également très actif dans la solidarité locale : il est président d’honneur, en décembre 1927, d’un comité d’aide aux sinistrés d’Oranie et participe aux fêtes des Trembles en septembre 1930[12],[13].

Sur le plan politique, il se présente à plusieurs reprises aux élections cantonales en Oranie, notamment en octobre 1931[15],[14].
Figure publique respectée, il multiplie les apparitions officielles : il accompagne le préfet d’Oran lors d’une tournée à Lourmel en avril 1926[16], il est membre du comité d'honneur pour accueillir les étudiants musulmans d'Afrique du nord en mars 1931 (les fêtes durent une semaine a Lourmel)[17] , il est invité au congrès de la Fédération des élus indigènes comme représentent de l'arrondissement d'Oran le 1 octobre 1927[18], il participe à l'accueil du gouverneur général de l'Algérie à Alger en [19] et il accompagne les gouverneurs dans leurs visites en Oranie[7].

Décès

Reguieg Habib Ould L’Hadj Miloud décède le 14 novembre 1942 au Trembles, près de Sidi Bel Abbès. Sa disparition est relayée dans la presse oranaise et algéroise, qui souligne la perte d’une personnalité de premier plan, attachée à la recherche et à la justice[21].