Reilhac (Cantal)

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Climat

Cette commune est voisine à l'ouest et au sud de celles de Crandelles et de Naucelles ; elle est séparée au nord de la commune de Jussac et de la haute vallée de l'Authre par une petite montagne basaltique boisée (alt. 712 mètres) et un col où passait l'ancien chemin royal d'Aurillac à Mauriac, et à l'est de celle de Saint-Simon et de la vallée de la Jordanne par la montagne où se trouvait l'ancien oppidum de Saint-Jean-de-Dône (alt. 828 m).

Son territoire comprend une partie de la vallée de l'Authre et de son versant ouest dans lequel se trouvent deux vallons qui remontent vers le plateau de Dône : le vallon de Vaureilles où il y a La Réginie et Tourtoulou, et celui de Reilhaguet, arrosé par la Baïsse, qui prend sa source, au-delà de Labeau, près de La Bastide à 905 mètres d'altitude sur la commune de Saint-Simon, et qui se jette dans l'Authre à Lagarde.

Sa superficie était d'environ mille hectares, dont la moitié de plaine, et la moitié de près de montagne qui sont séparées les uns des autres par des tertres plantés de haies d'arbres. Les versants au sud sont beaucoup plus recherchés, ils sont arrosés par de nombreuses sources.
À cette surface, il faudrait ajouter les terres d'estive que les principales fermes possèdent en montagne et où elles ont des burons, sur d'autres communes comme Girgols.

Le village de Reilhaguet comprend plusieurs maisons attestées au XIVe siècle.
Le vallon de Vaureilles, soit environ 200 hectares, a été conservé par Naucelles lorsque les deux communes, qui avaient été fusionnées, ont été à nouveau séparées. Les communes limitrophes sont Crandelles, Jussac, Naucelles et Saint-Simon.

Communes limitrophes de Reilhac
Jussac
Crandelles Reilhac Saint-Simon
Ytrac Naucelles

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 440 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Aurillac à km à vol d'oiseau[7], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 134,7 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −24,5 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Reilhac est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (53,1 %), zones agricoles hétérogènes (26,2 %), forêts (11,6 %), zones urbanisées (8,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat et logement

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 481, alors qu'il était de 457 en 2013 et de 426 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 89,2 % étaient des résidences principales, 4,5 % des résidences secondaires et 6,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,3 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Reilhac en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (4,5 %) inférieure à celle du département (20,4 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 88,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (89,5 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 4].

Le logement à Reilhac en 2018.
Typologie Reilhac[I 2] Cantal[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 89,2 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 4,5 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 6,3 11,9 8,2

Toponymie

Son nom Regulacum, littéralement la villa de Regulus, indique à l'origine une villa gallo-romaine.

Histoire

Reilhac comptait dans les domaines donnés par saint Géraud à l'abbaye d'Aurillac.

Pendant la Révolution française, les château et domaine de Messac sont confisqués et vendus en 1792 comme bien national à Claire de Sistrières. Les trois prêtres assermentés de Reihlac ont été persécutés parce qu'ils s'étaient rétractés[15].

Le , elle est rattachée à Naucelles qui prend le nom de Naucelles-Reilhac[16]. Elle est rétablie le .

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Henri Maury    
1947 1965 Jean Richard    
1965 1969 Pierre Serpeau    
1968 1971 Pierre Mas    
1971 1977 André Martinet   commerçant à Aurillac
1977 1989 Marie-Louise Serpeau   comptable
1989 En cours
(au 30/05/2020)
Jean-Pierre Picard[17] PS Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2022, la commune comptait 1 094 habitants[Note 3], en évolution de −0,55 % par rapport à 2016 (Cantal : −1,08 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
813724794855737745679720664
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
660652632657618566566531554
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
503458445415424397352407411
1962 1968 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
4635387689019579839891 0641 093
2020 2022 - - - - - - -
1 0891 094-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est plus jeune que celle du département. En 2021, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 28,6 %, soit un taux supérieur à la moyenne départementale (26,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (34,3 %) est inférieur au taux départemental (36,6 %).

En 2021, la commune comptait 541 hommes pour 548 femmes, soit un taux de 50,32 % de femmes, inférieur au taux départemental (51,1 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

Pyramide des âges de la commune en 2021 en pourcentage[I 7]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,9 
90 ou +
3,5 
10,1 
75-89 ans
16 
19,4 
60-74 ans
17,7 
19,8 
45-59 ans
20,8 
16,2 
30-44 ans
17,4 
13,6 
15-29 ans
9,6 
19 
0-14 ans
15 
Pyramide des âges du département du Cantal en 2021 en pourcentage[22]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,2 
90 ou +
3,1 
10,1 
75-89 ans
13,5 
22,9 
60-74 ans
22,6 
21,8 
45-59 ans
20,5 
16,1 
30-44 ans
15,2 
13,8 
15-29 ans
11,9 
14,2 
0-14 ans
13,3 

Économie

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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