Reine Garde
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Reine Garde (1810-1883) est une félibresse, romancière, goguettière et poète française, écrivant en français et langue d'oc.
Reine Garde est née à Nîmes[1]. Couturière et commerçante en mercerie à Aix-en-Provence, elle collabore à l'Armana prouvençau[2]. La corduriera de z-Ais est considérée par Frédéric Mistral comme précurseur du Félibrige Avèm aussi la poeto ouvriero Reino Gardo, qu’a mandat quouquis broudaries per nouetro festo.[3]. Le dimanche 21 aout 1853, à Aix, elle est présente au Roumavagi deis Troubaires (Pèlerinage des troubadours)[4] ; une des trois troubarello, avec Hortense Rolland et Léonide Constans emé très troubarello, midamisello Rèino Garde, Leounido Constans e Ourtènsi Rolland (Frédéric Mistral, Mémoires)[5].

Après une lecture de Jocelyn, elle part pour Marseille pour y rencontrer Lamartine. Dans la préface de Geneviève : Histoire d'une servante, le poète relate cette rencontre et leur conversation. Reine Garde y raconte simplement sa vie de servante, puis commerçante et couturière[6].
Lamartine a détruit la fin de la poésie de Reine Garde Vers à mon chardonneret, où elle parle de l’ensevelissement de son oiseau familier et l’espoir de le revoir au ciel. Lamartine fait lui-même l’aveu d’avoir fait disparaître la fin du poème de Reine Garde dont il donne le contenu : « Et cela finissait par deux ou trois strophes plus tristes encore et par un espoir de revoir au ciel son oiseau enseveli pieusement par elle, dans une caisse de rosier, sur sa fenêtre, fleur qui inspirait tous les ans au chardonneret ses plus joyeuses et ses plus amoureuses chansons. Je regrette de les avoir égarées ou déchirées en quittant Marseille[7]. »
Reine Garde obtient en 1856 le Prix Montyon de l'Académie française[8], elle meurt le à Nîmes[9].