Relation d'Euler dans le quadrilatère
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La relation d'Euler dans le quadrilatère, découverte par Leonhard Euler en 1748[1], est une relation entre les longueurs des côtés d'un quadrilatère et celles de ses diagonales. C'est une généralisation de l'égalité du parallélogramme.
Dans un quadrilatère plan de côtés de longueurs , de diagonales de longueurs et , étant la distance entre les milieux des deux diagonales, la relation d'Euler s'écrit :
On peut démontrer cette relation en utilisant la relation d'Al Kashi dans des triangles formés par les côtés et les diagonales de parallélogrammes auxiliaires[2].
Le quadrilatère étant un parallélogramme si et seulement si ses diagonales se coupent en leur milieu, autrement dit si et seulement si , on obtient le fait qu'un quadrilatère convexe est un parallélogramme si et seulement si la somme des carrés des longueurs de ses côtés est égale à la somme des carrés des longueurs de ses diagonales, ce qui généralise la règle du parallélogramme.
Généralisation, démonstration vectorielle et application au parallélépipède
La relation ci-dessus est en fait valable pour tout quadruplet de points d'un espace affine euclidien, donc éventuellement non coplanaires, en l'écrivant sous la forme :
où sont les milieux de et .

Si l'on pose , alors et ; la relation d'Euler s'écrit donc :
ce qui se montre facilement en développant ces carrés scalaires.
Ceci montre que pour le parallélépipède construit sur les vecteurs , la somme des carrés des longueurs des 12 arêtes ( ) est égale à la somme des carrés des longueurs des 12 diagonales de faces ( diminuée de la somme des carrés des longueurs des 4 grandes diagonales ().
Caractérisation des normes euclidiennes
La relation d'Euler s'écrit donc pour trois vecteurs d'un espace vectoriel euclidien :
.
Maurice Fréchet a démontré que cette relation caractérise les normes euclidiennes (i.e. qui proviennent d'un produit scalaire)[3],[4].