René Boivin

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Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
René Boivin
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Jeanne Poiret Boivin (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Paul Poiret (beau-frère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Mouvement
Représenté par
La Maison René Boivin
René Boivin
Création 1890
Fondateurs René Boivin
Forme juridique SARL
Slogan Mon style, c'est ma signature
Siège social Avenue de l'opéra, Paris
Drapeau de la France France
Activité Haute joaillerie

René Boivin est à la fois le nom d’un joaillier français (1864-1917) et de la maison homonyme qu’il fonde en 1890, acquise par le groupe Asprey en 1991 et fermée peu de temps après.

Les bijoux Boivin, notamment ceux de la période de l’entre-deux-guerres, créés par des femmes, ont un caractère audacieux et imposant et sont particulièrement recherchés par les collectionneurs.

Les débuts

Jules René Boivin (1864-1917) est né à Paris le 20 février 1864. À l'âge de 17 ans, il devient apprenti orfèvre dans l'entreprise d'orfèvrerie de son frère aîné Victor. Il suit également des cours de dessin.

À partir de 1890, Boivin achète plusieurs ateliers parmi lesquels celui de la maison Soufflot, il enregistre sa marque et, en 1893, acquiert toutes les machines et la main d'œuvre qualifiée dont il a besoin et installe son équipe de montage au 38 rue de Turbigo. Cette même année, il épouse Jeanne Poiret (1871-1959), sœur du couturier Paul Poiret et de Nicole Poiret qui épousera par la suite André Groult, avec laquelle il aura trois enfants : Pierre, Suzanne et Germaine[1].

Au début, il est fabricant pour des maisons de joaillerie de renom telles que Mellerio dits Meller ou Boucheron[2]. Sa clientèle privée se développe. En 1900, son succès l'oblige à s'installer dans de nouveaux locaux au 27 rue des Pyramides.

Sa mort prématurée à l'âge de 53 ans en 1917, suivie de celle de son fils unique Pierre, aurait pu signifier la fin de la Maison Boivin[2].

La relève au féminin

Bijoux René Boivin, Vogue - mars 1934.

Jeanne Boivin reprend la direction de la maison, elle commence par exécuter les commandes en cours et perpétue le style des bijoux créés par son mari avec lequel elle avait collaboré.

À partir des années 1920, son goût personnel s'affirme ; elle embauche une jeune dessinatrice, Suzanne Belperron, diplômée de l’école des Beaux-Arts et premier prix du concours des Arts Décoratifs ; cette dernière conçoit plusieurs des créations emblématiques de l'entreprise et permet à la Maison Boivin de prendre un nouvel essor[3], renouvelé par Juliette Moutard[4] qui travaille pour Madame Boivin et pour sa fille Germaine qui, après une carrière de designer chez son oncle Paul Poiret, rejoint l'entreprise familiale en 1938.

Madame René Boivin avait ses propres idées sur ce qui constituait un bon bijou : indifférente aux modes de l'époque, elle privilégie les pièces audacieuses et volumineuses serties de grandes pierres précieuses et de pierres dures de couleur, utilise des textures et des formes sculpturales et crée des bijoux originaux et imposants. Elle aime par exemple les bagues volumineuses et détourne la chevalière masculine de l'époque en version féminine. C'étaient des bijoux sculpture pour des femmes modernes[5].

En 1931, l'entreprise emménage dans de nouveaux locaux au 4 avenue de l'Opéra tout en restant un salon privé connu uniquement sur recommandation. Le succès ne cesse de croître et séduit un cercle de plus en plus large de clients fortunés qui apprécient le caractère unique d'un bijou Boivin[1].

Madame Boivin prend sa retraite en 1954 et meurt en décembre 1959, laissant l'entreprise à sa fille Germaine qui continue à la diriger selon les principes de sa mère jusqu'en 1976[2]. En 1970, une autre dessinatrice, Marie-Caroline de Brosses, est engagée par Louis Girard, le gérant, et restera dans la maison jusqu'en 1991[6].

En 1976, Germaine est prête à se retirer ; son fils Éric Simon-Sonrel, devenu décorateur en chef dans le cinéma sous le nom d'Éric Simon, comme sa belle-fille Sylvie, son épouse, antiquaire décoratrice au Louvre des Antiquaires et dans le Carré des Antiquaires, mènent tous les deux des carrières artistiques où ils connaissent le succès et n'envisagent pas de reprendre la maison Boivin. C'est la raison pour laquelle elle propose à Jacques Bernard[N 1], joaillier formé chez Cartier qu'elle avait personnellement recruté en 1964 et qui avait progressivement pris la direction technique des ateliers de reprendre la maison René Boivin. Le travail de Jacques Bernard continue à respecter les hauts niveaux de savoir-faire et la tradition Boivin, et elle a eu le temps, avec Juliette Moutard, de former une nouvelle jeune styliste en la personne de Marie-Caroline de Brosses. Louis Girard, entré au service de Jeanne Boivin plus d'un demi-siècle plus tôt va continuer à gérer la joaillerie pendant quelques années.

En 1991, l'entreprise est vendue au groupe Asprey et ses activités cessent peu après[2].

Style

Notes et références

Voir aussi

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