René Garraud
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Sainte-Bazeille (Lot-et-Garonne)
Lyon (Rhône)
| Bâtonnier Ordre des avocats de Lyon | |
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| Naissance | Sainte-Bazeille (Lot-et-Garonne) |
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(à 80 ans) Lyon (Rhône) |
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René Garraud (Jean-René), né le à Sainte-Bazeille (Lot-et-Garonne) et mort le à Lyon, est un juriste, avocat, professeur de droit criminel et auteur de nombreux ouvrages de droit pénal et de procédure pénale.
Formation
Son père est fonctionnaire à Nice. Il est bachelier es-lettres en 1867 (à Clermont-Ferrand)[1]. Il fait ses études de droit à la Faculté de Droit de Paris, de 1867 à 1873. Il les interrompt en 1870 pour s'engager dans la légion garibaldienne. Il est décoré de la Médaille des Anciens Combattants. Docteur en droit en 1873 il reçoit le premier prix du concours de doctorat (fondation Beaumont) et le prix de l'Académie de législation de Toulouse (concours pour les Mémoires couronnés dans les facultés de Droit de France)[2].
Avocat et professeur
Ses études terminées, René Garraud devient avocat : il est d'abord avocat stagiaire à la Cour d'appel de Paris (de 1871 à 1874), puis, en 1876, il est inscrit au tableau de l'Ordre des avocats près la Cour d'appel de Lyon. Du au il est bâtonnier.
Parallèlement à sa carrière d'avocat, il est professeur : reçu troisième au concours d'agrégation des Facultés de Paris en 1874 (droit civil et droit criminel), il est d'abord agrégé à la Faculté de Droit de Douai, en charge d'un cours de droit administratif, de 1874 à 1875 puis il est agrégé à la Faculté de droit de Lyon (lors la création de cette faculté, en 1875). Il est nommé professeur de Droit criminel le . Il reste en poste durant 46 ans dans cette faculté.
Il publie de nombreux ouvrages et devient une référence mondiale dans le domaine du droit pénal. Il participe à de nombreux congrès nationaux et internationaux : congrès national de Droit pénal (Paris 1905, Rennes 1910) ; Congrès de Lisbonne en 1898, de Strasbourg en 1902, de Bruxelles en 1910, de Copenhague en 1913 ; Congrès pénitentiaires de Bruxelles (1900), de Budapest (1905), de Washington (1914), de Londres (1925). À la suite du congrès pénitentiaire de Saint-Pétersbourg (1902 où il présente un rapport sur la question : « dans quelle mesure faut-il attacher plus d'importance aux facteurs psychiques qu'aux résultats matériels du délit ? », il est nommé commandeur de l'Ordre de Saint-Stanislas. Il reçoit également la croix d'Officier de l'Ordre de Saint-Sava, ordre yougoslave.
Autres activités
Il est engagé dans de nombreuses associations et institutions : en 1896 il est nommé membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, il en est deux fois le président (en 1907 et en 1912), il est président de la Société de Patronage et de Relèvement des libérés, vice-Président du Comité Départemental des Pupilles de la Nation, vice-Président de la Commission de surveillance des prisons, membre du conseil d'administration de la Société de Sauvetage de l'Enfance (établissement de Sacuny-Brignais), vice-Président du Comité départemental de l'assistance publique et privée.
Engagement politique
Depuis 1892, il est conseiller municipal de Beaujeu ; il est aussi administrateur du Syndicat agricole du Haut-Beaujolais. À Lyon, il est membre actif du Comité Directeur de la Fédération républicaine. Il se présente et échoue aux élections sénatoriales de 1901.
Vie personnelle
Marié à la fille d'un de ses collègues : le professeur Rougier. Son fils Pierre Garraud lui succéda dans sa chaire de Droit criminel, à la Faculté de Lyon.
Il est chevalier de la Légion d'honneur et officier de l'Instruction publique.
Il est élu le à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon[3].
Récompenses et distinctions
Décorations
Officier de l'Instruction publique- commandeur de l'Ordre de Saint-Stanislas
- Officier de l'ordre de Saint-Sava
Chevalier de la Légion d'honneur