: publication par L'Aurore du «J'accuse…!» d'Émile Zola, qui relance l'affaire Dreyfus[2]. À la suite de cette publication, des manifestations antisémites se déroulent dans toutes les grandes villes de France: Paris, Nantes, Rennes, Bordeaux, Marseille, Nancy[3]... Des devantures de magasins juifs sont détruites, des synagogues assiégées et des personnes molestées.
: un meeting antisémite de masse au Tivoli-Vauxhall de Paris présidé par Jules Guérin est attaqué et dispersé par les anarchistes et leurs alliés allemanistes[3].
: le général Billot, ministre de la Guerre, dépose une plainte contre Zola auprès du ministère de la justice[3].
Les troubles d'Alger. Le gouverneur haranguant la foule. Le Monde illustré, 5 février 1898.
18-: émeutes anti-juives en Algérie, en particulier à Alger. Le , une chasse aux juifs est lancée à Alger par Max Régis qui propose «d'arroser de sang juif l'arbre de la liberté»… Les Juifs ripostent, et un émeutier est tué. Au retour de ses obsèques le , plusieurs Juifs sont lapidés, et l'un d'eux massacré à coup de matraque. Plus de 600 personnes sont arrêtées, plus de 100 sont blessées[4]. Les émeutes ne prennent fin qu’après le départ du gouverneur général Louis Lépine en juillet.
7-: premier procès d'Émile Zola[3]; il est condamné à un an de prison et à la peine maximale, 3 000 francs d'amende. Le verdict est cassé pour vice de forme le [5].
: le député radicalGustave-Adolphe Hubbard interpelle le gouvernement sur les incidents antisémites survenus lors du procès Zola[3].
: dans son article «L'Académie et la langue» publié dans Le Radical, Hubertine Auclert dénonce l'emploie du générique masculin et propose de «féminiser la langue»[9].
8 - : nouvelle victoire des républicains aux élections législatives. À l’issue du second tour, les républicains modérés qui soutiennent le gouvernement Méline gagnent 254 sièges et devancent radicaux et socialistes, qui n’envoient pas de nouveaux députés malgré une sensible progression en suffrages exprimés. Quant aux monarchistes, ils perdent des sièges[11].
: le fondateur du Parti socialiste guadeloupéen Hégésippe Légitimus, âgé de 30 ans, est élu député de Guadeloupe[12].
: la France occupe la baie de Kouang-Tchéou-Wan (Guangzhou Wan). Elle acquiert le territoire en location pour quatre-vingt-dix-neuf ans par la convention du [13].
: création de la Compagnie générale d'électricité (future Alcatel)[14].
: le ministre de la Guerre Cavaignac proclame la culpabilité de Dreyfus devant la Chambre en produisant un document qui se révèle bientôt un faux fabriqué par le colonel Henry[18].
: le colonelHenry se reconnaît auteur du faux ayant permis de condamner Dreyfus[3].
: suicide du colonel Henry[3]. Une souscription est ouverte par La Libre Parole du au en faveur de «la veuve et l'orphelin du colonel Henry contre le juif Reinach», afin d'élever à sa gloire un monument[5].
Le drame du journal La Lanterne. L'Illustré national, 9 octobre 1898.
: Valentine Paulmier tire sur Louis Olivier, secrétaire de rédaction du journal La Lanterne, 18 rue Richer, à Paris. Il est grièvement blessé. Un journaliste Henri Turot, avait fait paraître sous un pseudonyme un article s'attaquant violemment à la vie privée de son époux, l'antidreyfusard Charles-Ernest Paulmier. Valentine Paulmier est acquittée le [20].
: rentrée parlementaire[24]; constitution d'un groupe antisémite de 23 députés. le député nationaliste Paul Déroulède attaque le gouvernement qui a accepté la demande de révision du procès Dreyfus adressée par Lucie Dreyfus le ; le général Chanoine, ministre de la Guerre, démissionne immédiatement[3].
26-: procès de Joseph Vacher. Il est reconnu coupable de 11 meurtres avec préméditation par la cour d'assises de l'Ain, condamné à mort et exécuté le [25].
: la demande de révision du procès Dreyfus est déclarée recevable par la Cour de cassation[3].
: le capitaine Marchand doit évacuer Fachoda, ce qui est fait le [19]. La France cède aux exigences du Royaume-Uni et reçoit en compensation le Ouadaï et quelques territoires du Soudan tchadien ().
: traité de commerce entre l’Italie et la France[26].
↑Sylvie Chaperon et Christine Bard, Dictionnaire des féministes. France: XVIIIe – XXIesiècle, Presses universitaires de France, (ISBN978-2-13-078722-8, présentation en ligne)
↑Danièle et Jean-Claude Clermontel, Chronologie scientifique, technologique et économique de la France, Editions Publibook, , 411p. (ISBN978-2-7483-4682-4, présentation en ligne)
123Philippe Bonnichon, Pierre Gény et Jean Nemo, Présences françaises outre-mer, XVIe – XXIesiècles, vol.1, Paris, Karthala Éditions, 118p. (ISBN978-2-8111-0737-6, présentation en ligne)
↑Olivier Richou, Le Paris criminel et judiciaire du XIXesiècle 2: IIème partie Arrondissements VIII à XX et banlieue, BoD - Books on Demand, (ISBN9782322263110, présentation en ligne)
↑Isabelle Guérin-Brot, État sommaire des archives d'entreprises conservées aux Archives nationales (série AQ), vol.2, Archives Nationales, (présentation en ligne)