René Giraudet

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Décès
Nom de naissance
René Louis Eugène Marcel GiraudetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
René Giraudet
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
René Louis Eugène Marcel GiraudetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Autres informations
A travaillé pour
Nom en religion
Abbé René GiraudetVoir et modifier les données sur Wikidata
Étape de canonisation
Conflit
Lieux de détention

René Giraudet (1907-1945) est un prêtre français, interné au camp de Bergen-Belsen, qui mourut épuisé à son retour de France, au Kremlin-Bicêtre.

Il fait partie des cinquante martyrs français de la Seconde Guerre mondiale béatifiés par le pape Léon XIV en décembre 2025[1].

Famille

René Giraudet naît à Luçon le 4 décembre 1907.

Il est le fils de Louis Giraudet (1877-1969), employé de pharmacie, et de Louise Loizeau (1879-1958).

Une vocation de missionnaire contrariée

Il entre au petit séminaire en 1920 à Chavagnes-en-Paillers pour suivre ses études secondaires puis au grand séminaire de Luçon en 1925. À la rentrée 1929, décide de rejoindre le Séminaire des Missions Étrangères de Paris (MEP), pour devenir missionnaire en Asie.

Il est ordonné diacre en juin 1931 puis prêtre, dans la Chapelle de l'Épiphanie, rue du Bac, le 19 décembre 1931.

Mais sa santé fragile l'oblige à renoncer à son projet et il retourne dans son diocèse de Luçon.

Le 27 février 1932, il est nommé vicaire de Saint-Hilaire-de-Loulay en 1932, puis curé de Saint-Hilaire-du-Bois en février 1942.

La mission en Allemagne

Répondant à une circulaire de la semaine catholique du 20 février 1943 qui demande des aumôniers volontaires pour les camps ouvriers en Allemagne, l'Abbé Giraudet pense réaliser son rêve de missionnaire et dit à son évêque, Antoine-Marie Cazaux : "ne m'épargnez pas". Il quitte Saint-Hilaire-du-Bois le 16 avril 1943 et il part de Paris, le 22 avril, pour Berlin, où il est accueilli par l’abbé Hadrien Bousquet et les responsables du mouvement d’Action Catholique clandestine, officiellement en tant que "droguiste", profession de son père. Il est en fait prêtre-ouvrier clandestin, près des jeunes du Service de travail obligatoire (STO).

La répression nazie

En application du décret nazi du 3 décembre 1943 contre l’action catholique française parmi les Travailleurs français en Allemagne nazie, la répression s'abat sur le groupe. Dénoncé, l'abbé Bousquet est arrêté et expulsé en février 1944[2]. René Giraudet devient alors l’Aumônier général du Mouvement. Reconnu comme prêtre, il est arrêté par la Gestapo le 12 juin 1944 chez les sœurs qui l’abritent, les Filles de la Charité. Il est inculpé « pour apostolat interdit » et est emprisonné à la prison d’Alexander-Platz.

Il est déporté le 23 septembre 1944 au camp de concentration d’Oranienbourg-Sachsenhausen, puis transféré à celui de Bergen-Belsen. Ce camp, ravagé par le typhus, est libéré par les Britanniques le 15 avril 1945. Parmi les membres de la Mission Vaticane envoyée sur place, René Giraudet, qui est tuberculeux et a attrapé le typhus, reconnaît un confrère vendéen, l’abbé Charles Hauret - celui-ci le fait rapatrier par avion sanitaire en France.

Arrivé à Paris le 11 juin, il meurt à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre le lendemain 12 juin[3]. Ses obsèques solennelles sont célébrées aux Invalides, présidées par le cardinal Suhard, archevêque de Paris et initiateur de la Mission Saint-Paul en Allemagne. Ses funérailles, présidées par Antoine-Marie Cazaux, évêque de Luçon, sont célébrées dans son église de Saint-Hilaire-du-Bois le 18 juin suivies, le même jour, par l’inhumation dans le cimetière de Chantonnay (85), où résident ses parents.

Procédure de béatification

Son procès de canonisation est ouvert en 1988 dans le cadre d'une procédure collective pour un groupe de catholiques français victimes de la barbarie nazie. Il s'appuie sur les recherches historiques conduites par Mgr Charles Molette. L'enquête diocésaine est close en 2018. En 1996 est créé un comité René-Giraudet pour entretenir sa mémoire. Le 20 juin 2025, 80 ans après sa mort, le pape Léon XIV signe au Vatican le décret reconnaissant le martyre de cinquante Français, dont il fait partie et ouvrant la voie à leur béatification.

La cérémonie de béatification, présidée par le cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, a lieu le samedi 13 décembre 2025 à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cette béatification collective est la plus importante célébration de ce type jamais organisée en France.

Le 21 décembre 2025, une plaque en sa mémoire a été apposée dans la cathédrale de Luçon, près du baptistère dans lequel il avait été baptisé le 8 décembre 1907.

Sa fête liturgique est fixée au 5 mai.

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

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